Astrologue professionnel : consultations
Calculer et connaître son ascendant
Signes du zodiaque
Cours d'astrologie
Date de naissance et thème astral

Lune : Astronomie et symbolismeLa lune... Si proche (elle accompagne chacune de nos nuits) et pourtant si loin (à des milliers de kilomètres). Symbole de notre site, pilier fondamental de la plupart des astrologies du monde, qui furent avant tout "lunaires", que connait-on d'elle en réalité ? Et quels enseignements symboliques pouvons-nous tirer de ces connaissances objectives ?

Ce cours entre astronomie et astrologie vous propose de faire le point sur les origines, la constitution et les particularités de notre satellite.

I. Origine et caractéristiques de la lune

La lune est née voici plus de 4 milliards d’années mais son origine exacte, les circonstances de sa « naissance » restent soumises à plusieurs hypothèses dont voici les plus courantes :

Formation simultanée de la terre et de la lune après le Big Bang - Séparation de la lune et de la terre suite à la collision d’un gros astéroïde (la Lune serait donc « un morceau » de terre, c’est la théorie la plus en vogue à l’heure actuelle puisqu’on retrouve des isotopes communs aux deux corps célestes) - Capture orbitale de la Lune par la terre (la lune aurait donc été un astéroïde géant qui a erré jusqu’à nous)

Fiche signalétique de la Lune

Diamètre : 3476 km (pour une superficie totale d’environ 38 millions de km²)

Masse : 1/81 celle de la terre (la lune est par rapport à notre planète un « poids plume » !)

Rayon : 1/5 celui de la terre (et une « taille de guêpe » !)

Distance Terre / Lune : variable. De 356000 km (périgée) 406000 km (apogée). Malheureusement, peu d’études astrologiques concluantes existent par rapport à ces variations de distance qui doivent pourtant avoir un impact précis dans l’intégration de l’énergie lunaire.

Température : +100° à -150°

II. Les Phases lunaires

Tout d’abord, il est important de rappeler que la Lune ne dégage pas de lumière mais se contente de réfléchir celle du soleil (comme un miroir). Le fait de voir ou non la Lune et surtout quelle portion de celle-ci dépend du rapport de positionnement entre la Lune, la terre et le soleil puisque c’est en réalité l’ombre de la terre qui cache en partie le cercle lunaire et lui donne une partie du mois cette forme de « croissant ».

Voici un tableau des quatre principales phases ayant inspiré, en astrologie, la « quadrature » du thème, c'est-à-dire le découpage du thème natal en deux axes, l’un horizontal (ascendant/descendant), l’autre vertical (Milieu de ciel / Fond de ciel) :

 

Tableau des phases

 

Et un petit moyen mnémotechnique pour toujours savoir si un croissant de lune est en réalité croissant (vers la pleine lune) ou décroissant (vers la Nouvelle Lune) : « la lune est une menteuse, quand elle Croît, elle forme un D, quand elle Décroît, elle forme un C ».

III. Géographie Lunaire

La topographie lunaire se partage en six types de formations géologiques que l’on peut répartir comme tel :

- Les cratères (témoins des innombrables collisions qui se sont produites durant la genèse de l’univers : à l’époque des milliers de petits corps célestes sillonnaient encore l’espace en tous sens et se « rentraient dedans » allégrement. La plupart ont depuis soit étaient absorbés ou satellisés par des corps massives (notamment par Jupiter pour ce qui concerne notre système), soit réduits en miettes, soit encore ils ont rejoints une ceinture d’astéroïdes. D’autres continuent à faire de très larges orbites et reviennent régulièrement nous « rendre visite » : ce sont les comètes (exemple : celle dite de Halley). Le nombre de cratères sur la lune est estimé à environ… 50 millions ! Le plus grand ne mesure pas moins de 300 km de large. Les cratères géants sont nommés « Cirques » car leurs parois sont étagées (comme une arène romaine). Ces cirques portent le nom de grands scientifiques (par exemple Hérodote, Copernic).

 

Géographie lunaire

 

- Les montagnes. Leurs origines est plus douteuses : peut-être se sont-elles formées à l’époque où la lune avait une activité tectonique, peut-être résultent-elles pour certaines du déplacement de matière dû aux impacts de bolides spatiaux.

- Les crevasses (ou vallées). Ces formations au tracé tortueux ont longtemps été prises pour des rivières ou d’anciens lits de rivières très profonds (jusqu’à 300 mètres de profondeur soit environ un building de 100 étages). Ces rainures, ces « cicatrices » dans le sol lunaire sont probablement dues à l’ancienne activité volcanique de notre satellite et sont les « sillons » des coulées de lave d’antan. Il est toutefois possible que certaines d’entre elles soient le résultat de chute de météorite en trajectoire rasante.

- Les dômes. Issus sans doute d’un antique volcanisme, ils sont probablement issus d’éruptions suivies d’un refroidissement lent. Larges, arrondis et circulaires, ils ont en moyenne un diamètre de 8 à 12 Km et présentent un cratère à leur sommet. Il y a notamment une concentration de dômes lunaires près des cratères Hortensius et Marius. Il existe aussi des dômes isolés tels que Kies Pi ou Milichius Pi.

- Les Rayons. Il s’agit de traînées blanches mesurant jusqu’à plusieurs milliers de kilomètres et s’échappant de certains cratères (par exemple Kepler ou Copernic). La composition de ces « rayons » est en fait solide puisqu’ils sont constitués de débris expulsés par les cratères.

 

Cratères de la Lune

 

- Les mers. Celles-ci ne comportent bien sûr par d’eau. Elles sont au nombre de 24 dont certaines visibles à l’œil nu ou avec une simple paire de jumelles. Leurs noms sont très évocateurs et rejoignent parfaitement le symbolisme astrologique de la Lune et du signe du cancer. Au positif (mers apparaissant en phase croissante de la lune), Mer de la fécondité, Mer de la tranquillité, Mer de la sérénité, Mer du nectar. Au négatif (le côté sombre du signe du Cancer réputé pour être « lunatique » ; mers apparaissant en phase décroissante) : Mer des tempêtes, Mer des humeurs…

IV. La Lune et la marée

L’impact le plus anciennement connu et le plus visible de la lune, en terme biophysique, est bien sûr le rôle central qu’elle tient dans le phénomène des marées, lesquels dépendent de l’attraction conjuguée du soleil et de la lune ainsi que de la topographie terrestre.

Les phases lunaires et le lieu où se produit la marée influencent son intensité, variable d’une oscillation de plus de 16 mètres (Baie de Fundy, Canada) à un flux quasiment inexistant (dans les mers « fermées » comme la méditerranée). La vitesse de la marée dépend aussi des phénomènes de courant et du lieu géographique : en France, le Mont Saint michel est réputé et craint pour ses marées éclairs.

Le phénomène des marées fut en premier lieu étudié par Isaac Newton (1687) : on ne s’étonnera pas de retrouver dans son thème une lune culminante en domicile ! Il comprit que les marée dépendaient de la loi de gravitation et que la force d’attraction de la Lune était la première responsable (du fait de sa proximité) du mécanique de flux/reflux (schématiquement, l’eau de la terre est « attiré » vers la Lune quand celle-ci s’en rapproche puis elle « se calme » quand la Lune s’éloigne à nouveau). Le soleil jouant aussi dans le processus (de façon moindre du fait de son éloignement à la terre), les marées varient donc en fonction de la position de la Lune (selon ses phases) et du soleil (selon la saison).

Quand le soleil et la lune sont alignés, astrologiquement en conjonction ou en opposition (Nouvelle et pleine lune), les forces d’attraction s’additionnent et la marée est dite de « vive-eau ». Quand la lune, la terre et le soleil sont en quadrature (en astrologie, en carré), les forces d’attraction se contrarient et les marées (faibles) sont dites « de morte-eau ». Par exemple, la tempête Xinthia a fait tant de dégâts parce qu’elle s’est produite en même temps qu’une marée de vive-eau (Lune opposée au soleil…en Poissons !)

Notons bien que la topographie des lieux, les courants et les conditions climatiques (vent surtout) ont aussi leur rôle à jouer dans l’équation.

V. La Lune et les éclipses

Les éclipses sont astronomiquement un « jeu d’ombre et de lumière ». Quand l’ombre de la lune couvre la terre, c’est la lumière du soleil qui est éclipsée (empêchée d’arriver à nous par la lune), quand c’est l’ombre de la terre qui s’interpose entre le soleil et la lune, c’est cette dernière qui est « éclipsée », qui semble disparaître du ciel. Ces phénomènes d’occultation ne sont possibles que quand les 3 corps célestes sont alignés. On dira en astrologie qu’ils forment soit une opposition (Pleine lune), soit une conjonction (Nouvelle Lune).

Résumons :

Une éclipse de lune a donc lieu quand la terre s’interpose entre le soleil et la lune qui sont eux-mêmes opposés (autrement dit en phase de Pleine lune avec un alignement Soleil-Terre-Lune) -Une éclipse de soleil se produit quand la lune s’interpose entre le soleil et la terre, c'est-à-dire que les deux luminaires sont en conjonction (Nouvelle Lune avec alignement Soleil-Lune-Terre)

Chaque année, il se produit entre quatre et sept éclipses et le phénomène est donc moins rare que ce que l’on imagine habituellement. Toutefois, il faut préciser que, selon l’endroit du globe où l’on se trouve, on verra ou pas, totalement ou partiellement, les éclipses (surtout celles solaires). Ainsi, entre 2001 et 2010, seize éclipses solaires ont eu lieu mais seulement trois furent partiellement visibles en France métropolitaine (octobre 2005, Mars 2006 et août 2008). Dans la même période, il arriva neuf éclipses totales de lune dont six furent observables en France.

Astronomiquement, le phénomène des éclipses à très tôt permis de deviner que la terre était ronde (même si l’idée ne fut acceptée que bien plus tard…), que la lune ne générait pas de lumière propre (elle reflète celle du soleil), que l’univers obéissait à des lois métriques, mathématiques et donc possibles à prévoir, que la distance terre-Lune est variable d’une époque à une autre.

Astrologiquement, notons d’abord que le nom d’écliptique (cercle céleste tracé par le soleil dans son mouvement annuel à travers le zodiaque) vient bien du latin « eclipticus » qui signifie « en relation avec les éclipses » puisque ces dernières ponctuent le chemin.

La signification à donner aux éclipses est très controversée. On y a longtemps vu un mauvais présage mais cette opinion évolue et prend une dimension plus psychologique qu’événementiel (il n’est en effet pas évident de forcément relier des faits objectifs aux éclipses). On peut au moins retenir que, littéralement comme symboliquement, une éclipse de Lune, la neutralisation de celle-ci donc, résulte de l’interposition du facteur humain matérialiste (terre) entre les valeurs lunaires et les valeurs solaires. Il semble donc que les éclipse de lune puisse être une mise en garde : à trop voir le côté « concret » de la réalité, on peut arriver par en perdre nos rêves et notre créativité (lune) en se coupant au passage de notre idéal et de notre but vital (soleil).

A l’inverse, les éclipses solaires pourraient être interprétées comme le danger d’une mise en retrait des valeurs solaires (notamment la volonté sans doute) par débordement, par excès des valeurs lunaires (imagination, passivité), ce qui amènerait à un manque criant de réalisme, d’action concrète (terre) et plus généralement un appauvrissement de la vie puisque la lumière vitale solaire est « interceptée ». Ces problématiques potentiels touchent bien sûr les natifs pour qui l’éclipse tombe sur un point stratégique de leur thème (leur propre soleil ou lune, leur ascendant ou leur planète culminante par exemple) et concernent bien sûr de façon plus constante et existentielle les natifs nés au moment d’une éclipse et dans une zone du globe où elle fut observable.

 

Tous droits réservés Philippe REGNICOLI
Reproduction totale ou partielle interdite sans autorisation écrite de l’auteur

Share