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Croissance individuelle | Difficulté 4 | Il faut bien reconnaître que l’édition française, en matière d’astrologie, est assez frileuse, non pas de moindre qualité (du moins pour la plupart) mais… frileuse !
Ainsi, de nombreux ouvrages étrangers, parfois très anciens, n’ont jamais été traduits. On pourra s’interroger pour savoir à qui en revient la faute mais cela ne servirait pas à grand-chose dans l’immédiat.
Nous proposons donc quant à nous de mettre à la disposition de nos lecteurs notre traduction de certains textes, lesquels méritent toute notre attention. Nous espérons ainsi faire du même coup avancer la recherche francophone.
Voici donc pour commencer une traduction libre (et sélective) de l’ouvrage de l’astrologue américaine Betty Lundsted : « Planetary cycles », à savoir « Les cycles planétaires », un essai passionnant sur les indications astrologiques à notre disposition pour anticiper les phases de crises, de changements et de croissance de chaque individu selon les théories inspirées de l’œuvre de Dane Rudhyar.

Notez que l’ensemble des propos suivants, en dehors des rares annotations entre crochets, sont donc une retranscription des théories de Miss Lundstead (y compris ceux à la première personne et les titres utilisés) et que nous espérons n’avoir à aucun moment trahis sa pensée malgré les nombreuses coupes (et parfois raccourcis) que nous avons été obligés d’effectuer pour des raisons évidentes de temps et de place.
Notez également qu’il s’agit de la première partie de notre traduction et que celle-ci couvre seulement les pages 3 à 10 de l’édition anglaise (Editions Weiser) de son livre.

I. Les cycles planétaires et comment ils fonctionnent

A/ Introduction

 

Le monde entier est une scène
Chaque homme et chaque femme de simples acteurs
Ils font tous leur entrée et leur sortie
Et chacun joue son rôle en son temps

Shakespeare

 

Nous tenons tour à tour le rôle d’enfant, de jeune, d’actif, de mère ou de père, de grand-parent et de vieux sages. Et peu importe si nous sommes ou non préparé à endosser ces rôles.
Ces « personnages de vie » peuvent être toutefois associés aux processus de maturation. Il y a quelques années, Dane Rudhyar soulignait que le cycle d’Uranus (84 ans) pouvait être considéré comme l’indicateur d’un cycle de vie entier. Il disait que l’énergie uranienne nous indique trois crises majeures dans notre existence, survenant à 21, 42 et 63 ans, cette dernière étape nous poussant soit à cultiver les graines de notre spiritualité, soit à devenir sénile.
Il nomma ces âges critiques « défis de métamorphose » [Challenges to métamorphosis]. Si nous anticipons ces défis uraniens, et si nous les travaillons avec tous les autres cycles planétaires sur notre chemin, nous serons plus apte à faire face à notre propre développement.

Chaque planète à un rythme qui lui est propre et un cycle doit être calculé en fonction de la position de la planète dans le thème natal. Certains cycles sont plus importants que d’autres, comptez un cycle complet par an pour le soleil mais seulement un cycle tous les 28 ans pour Saturne.

Nous pouvons dans un premier temps travailler avec les cycles moyens des planètes afin d’obtenir un matériel d’étude facile à comprendre mais les lecteurs devront garder à l’esprit qu’aucun cycle ne fonctionne en réalité de cette façon. Retenons également que l’accent doit être mis sur les cycles de maturation individuels qui sont les suivants :

- Mars revient à sa position natale tous les 2 ans et demi
- Jupiter revient à sa position natale tous les 12 ans
- Saturne tous les 28 ans
- Uranus tous les 84 ans.
- Neptune tous les 164 ans
- Pluton tous les 248 ans.

Au cours d’une vie moyenne, nous pouvons donc expérimenter environ 34 retours de Mars et sept de Jupiter, trois retours de Saturne, peut-être un d’Uranus et quelques étapes des cycles de Neptune et de Pluton.

Il est important de se souvenir que chaque cycle devra être repéré selon les données personnelles du thème natal. Si l’on n’a pas réellement besoin de l’heure et du lieu de naissance, il est impératif de connaître la date de naissance, notamment pour les cycles de Pluton, extrêmement hiératique. Par exemple, quelqu’un né à la fin des années 20 fera l’expérience du carré de Pluton à lui-même vers 60 ans tandis qu’une personne née dans les années 50 en fera l’expérience dès 33 ans. Manifestement, les deux individus auront une expérience très différente du même cycle du fait des disparités de maturité.

Cycles des planétes

L'édition espagnole...

B/ Les aspects

L’accent doit principalement être mis sur les aspects dits « durs » [ou Stressants : Hard aspects]. Nous travaillerons donc avec les conjonctions, carrés et oppositions des planètes à elles-mêmes.

Certains se plaindront que je ne passe pas assez de temps sur les trigones et les sextiles. Il me suffit de répondre que si on grandit, si on progresse [if you grow], on doit cette chance aux aspects durs. Quand on étudie l’astrologie, nos professeurs ne manquent d’ailleurs presque jamais de mentionner que les gens accomplis ont les thèmes les plus « difficiles ». Les aspects durs indiquent des sources d’énergie. Ainsi, les crises amenées par les carrés et les oppositions, et les nouveaux commencements symbolisés par les conjonctions, peuvent représenter des énergies non contrôlées [unfocused energy] que nous devons apprendre à maîtriser si nous voulons en tirer des bénéfices au moment des sextiles et trigones.

Pour l’essentiel, les trigones et les sextiles peuvent donc être utilisés pour glaner les bénéfices du travail fait pendant les aspects durs. Ils peuvent aussi être considérés comme des périodes permettant de développer pleinement nos atouts. Les aspects harmoniques [soft aspects] ne requièrent pas d’être conseiller pour en faire bon usage. La plupart des gens ne consultent pas un astrologue pour comprendre pourquoi ils se sentent si heureux mais bien pour comprendre ce qui les rend mal à l’aise.

C/ Orbes

Venons-en à la question délicate des orbes. C’est un sujet de débat brûlant parmi les astrologues, et je pense que les orbes devraient être déterminés en fonction de l’usage que l’on veut en faire.

Si quelqu’un travaille sur des prévisions orientées sur l’événementiel, des orbes très réduits sont à préconiser. Même chose si vous travaillez sur les mi-points ou les progressions. Mais si vous travaillez sur les cycles, des orbes plus larges doivent être acceptés. Chaque cycle de croissance personnelle nécessite en effet d’avoir un début, une gestation (ou absorption) et un résultat.

J’utilise donc 10° d’orbe pour les aspects appliquants. Si Mars natal est à 12° du Bélier, l’énergie du cycle commencera à être ressentie dès 02° du Bélier. La pression augmentera jusqu’à ce que l’aspect soit exact et quand Mars dépassera le 12° du Bélier, la pression diminuera. Les aspects décroissants (ou séparants) semblent être moins significatifs, spécialement si on a su travailler l’aspect appliquant dès son commencement.
Quand Saturne s’emmêle, les dix degrés d’orbe signifient que l’on va avoir une année pour travailler sur l’énergie saturnienne. Durant cette année, on aura la possibilité de voir ce qui doit être changé, ce qui cause notre propre limitation. Nous aurons aussi l’option d’effectuer des ajustements. Et si nous n’apprenons pas assez rapidement, le monde se chargera de nous le faire savoir. Quelque chose arrivera qui nous fera prendre conscience de la situation.

Beaucoup d’astrologue disent que l’astrologie n’est pas déterministe mais les conseils qu’ils donnent sont basés sur des orbes si réduites que le client ne peut qu’encaisser les prédictions. En délivrant des conseils avec des orbes plus larges, on supprime « la prévision au jour près » en offrant au client la possibilité de se prendre en charge. On pointe les possibilités de changement et on laisse le client décider s’il prendra ou pas une part active dans le processus de ces changements, ce qui est complètement différent des techniques de prévisions classiques. Au lieu de se rebeller, d’être en colère- ou déprimés-, les gens sont capables de répondre aux flux d’énergie reçus de manière positive.

Cycles planétaires

L'édition anglaise

D/ Mouvements rétrogrades

Les mouvements rétrogrades semblent fonctionner ainsi : vous avez une première impression sur la phase particulière d’un cycle (disons que saturne natal est à 02° du Bélier et qu’il se trouve à ce moment à 27° des poissons). Vous commencez à réaliser ce qui arrive, ce qui se prépare. Peut-être ressentez-vous du mal-être, et c’est souvent le cas avec Saturne, car la réalité fait s’effondrer certaines de vos idées et que cela vous touche. Saturne devient rétrograde : l’énergie est amené à la conscience, mieux intégrée et votre univers s’éclaire. Saturne revient en arrière puis repart à nouveau en marche directe et semble alors avancer beaucoup plus rapidement. Si on a correctement travaillé sur le symbolisme du cycle, ce devrait alors être un temps pour nettoyer [clean up] ce qui doit l’être. Rien de difficile à trouver, rien d’effrayant, juste une nouvelle vision des choses. Et cela peut-être effectué volontairement lors de la rétrogradation.

A suivre dans Les cycles planétaire, partie II.

Tous droits réservés Betty Lundsted et, pour la traduction, Philippe REGNICOLI

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