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Les statistiques du divorce comme ceux des mères célibataires indiquent bien combien les relations familiales sont devenues précaires dans nos sociétés modernes qui laissent plus de place à l’individualité : phénomène de mode ? Crise identitaire généralisée ? C’est aux sociologues et aux historiens d’en juger, toutefois, l’astrologie peut ici nous apporter un éclairage individuel. Une personne est-elle faite pour le mariage, pour la vie de famille ? Doit-elle connaître une grande rupture ? L’étude de son thème peut nous renseigner. Nous vous présentons ici une étude complète s’attachant à analyser la personnalité, le destin et les transits qui ont motivé l’abandon définitif de son foyer pour une femme née au début du siècle.
I. Etudier la personnalité Le cas de Madame L, née le 1er Avril 1911 à 6h00 à Constantine (Algérie) est assez parlant à cet égard : Bien que née à une époque et à un endroit où la vie conjugale comme familiale étaient des principes avec lesquels on ne badinait pas, madame L a tout quitté, mari et enfants, pour vivre sa vie de femme. Nous allons voir que cette décision était profondément inscrite dans son thème de naissance, tant au niveau caractériel qu’au niveau karmique et événementiel. Commençons par voir le profil psychologique cette femme.  Madame L est, à n’en pas douter, une « battante », une femme forte à la personnalité bien trempée. Les dominantes de son thème vont toutes dans ce sens : Uranus culminant d’abord lui apporte une personnalité originale et individualiste qui réagit mal aux contraintes et à l’autorité et, loin de tempérer la chose, l’influence martienne de son thème (Soleil, Mercure et Ascendant en Bélier) en fait une femme bouillonnante, agissant volontiers sur des coups de tête ou des coups de sang, ne mâchant pas ses mots et toute versée dans l’action immédiate et spontanée (on remarquera le carré Uranus/Mercure qui donne un coté intraitable et facilement irritable : inutile d’essayer de lui en conter, ses réactions sont explosives, voire violentes). A cela vient s’ajouter un magnifique amas en Maison I, celle de la personnalité : Vénus, Cérès, Lune et Saturne conjoints, auxquelles viennent encore se greffer deux points fictifs (La tête du dragon -ou Nœud Nord- et la Part de fortune) et une astéroïde (Vesta). Cette concentration en I évoque bien une personnalité très forte, autosuffisante. Signalons la place prépondérante de la Lune : Conjointe à l’Ascendant, conjointe à Vénus et à Saturne (qui est le Maître d’Uranus par son règne sur le Capricorne), conjointe également à la Tête du Dragon (et participant donc, de fait, activement à la destinée), Cette lune est en position forte par son exaltation en Taureau et sa place en maison I. Cette hégémonie lunaire ne doit pas ici s’interpréter comme une propension à la passivité, à la douceur et aux concessions (valeurs lunaires traditionnelles) car ce serait oublier le restant du thème : non, cette Lune dominante signifie que Madame L. doit s’affirmer en tant que FEMME (symbolisme lunaire principale) et qu’elle ne permettra pas qu’on brime d’une quelconque façon sa féminité (Conjonction Lune/Saturne). On remarquera par ailleurs l’opposition Lune/ Jupiter qui peut à la fois se traduire par la dualité Foyer/épanouissement (impossibilité de maintenir un foyer et une vie maritale) et Féminité/respect des conventions (impossibilité de se soumettre aux règles qui étouffent l’individu). On remarquera également l’opposition Vesta (la femme pure, absolue, la vierge) et Lune noire (les frustrations) qui entraîne un profond malaise au niveau inconscient : Madame L. ne peut concilier harmonieusement son rôle de femme sexuée (de partenaire sexuelle) et son identité inaliénable de femme (d’individu humain). On notera pour finir la position de Neptune : presque redondant en IV et en Cancer traduisant parfaitement le besoin de fuite et d’évasion (Valeurs neptuniennes) dans le cadre du foyer et de la famille (domaine du Cancer, de la maison IV), Le dieu au trident est de plus opposé à Uranus dominant et carré au Soleil et à Mercure. Le trigone à Jupiter n’a quant à lui quasiment aucune puissance car c’est un aspect de génération (commun à des milliers d’individus) ne touchant pas de points sensibles du thème individuel. |