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Morin de Villefranche Jean-Baptiste Morin de Villefranche est sans conteste l’un des plus grands astrologues occidentaux du 17ème siècle. On lui doit le remaniement des principes de l’astrologie au niveau de l’interprétation et des techniques de révolutions, de transits et de directions.
C’est à travers ses enseignements regroupés dans « l’Astrologie Gallica » que l’astrologie occidentale a pu se développer telle que nous la connaissons aujourd’hui. Il peut donc être considéré comme un des pères fondateurs de l’astrologie moderne.
Nous allons donc nous attacher ici à d’abord en savoir plus sur l’homme et sa biographie.

I. Biographie de Morin de Villefranche

Jean-Baptiste Morin est né, comme son épithète historique l’indique, à Villefranche sur Saône, dans le Beaujolais, le 23 février 1583 dans une famille apparemment bien nantie.

Dès l’âge de 12 ans, JB Morin connaît de graves épreuves puisque son père est gravement malade tandis que sa mère se meurt après un accouchement.
Par ailleurs, Celle-ci voulait le déshériter et lui refusait sa bénédiction suite à une demande incongrue de son frère, à savoir : « si tu devez choisir entre la vie de ton père ou celle de ta mère, laquelle choisirais-tu ? », Question existentielle à laquelle Morin, insouciant, avait répondu « la vie de mon père ».

Entre 16 et 46 ans, il vit, selon ses propres termes, une période d’esclavage permanent, servant l’un après l’autre 16 maîtres qu’il abandonne non sans souffrance suite à l’arrogance et la méchanceté de leurs femmes ou suite à des circonstances imprévues. [La présence de Pluton, maître de VII en XII et en Bélier semble bien ici prédisposée à toutes sortes de mésententes et d’adversités, tout comme la conjonction Uranus/Mercure/Cérès culminante qui conféra sans nul doute à Morin un caractère rebelle, indiscipliné et ne supportant guère la soumission à une autorité quelconque.]

C’est surtout entre 21 à 37 ans qu’il est affligé d’innombrables misères : maladies, préjudices, infortunes et  périls mortels.

Morin fit ses études à Aix et à Avignon, où il obtient son diplôme en 1613. Médecin et Mathématicien, il fait plusieurs voyages en Allemagne, en Bohême et en Hongrie pour le compte de Claude Dorme (évêque de Boulogne) qu’il sert de 1614 à 1621. Il rencontre à cette époque l'alchimiste et astrologue écossais Davison qui lui fait connaître l’astrologie, domaine qu'’il va étudier, contraint selon ses dires, par son employeur d’alors.
[A cet époque de sa vie, Uranus, planète de l’astrologie, transite justement sur son Neptune natal, Neptune qui est bien sûr maître de ses cinq planètes en Poissons]

En 1624, il s'intéresse à la philosophie d’Aristote et publie une réfutation sur ses quatorze thèses alchimiques. cette dernière suscite la colère de la Sorbonne et du Parlement de Paris. [Nous ne nous étonnerons pas qu’à cette époque, Jupiter, à la fin du Lion, s'oppose à l'amas natal Verseau tandis que Saturne transitant en Vierge s’oppose à son amas Poissons]
Après l’emprisonnement de l’évêque de Boulogne et jusqu’en 1629, Morin est au service du duc de Luxembourg.

En 1630, Morin est appelé au Collège de France pour exercer comme professeur de mathématiques et écrit à cette époque « La meilleur méthode pour déterminé les longitudes pour les navigateurs » qu’il défendit en 1634 et qui sera acceptée puis refusée 10 jours plus tard du fait de l’intervention du Cardinal de Richelieu. [Pluton transite alors sa Maison I, permettant d’un côté à Morin de se « reconvertir » mais réactivant aussi de façon appuyée, les rivalités contenues, dans le natal, par  ce Pluton, maître de la Lune noire en VII  se trouvant lui-même en Bélier XII].
Il tentera de diffuser en vain sa découverte dans toute l’Europe, auprès d’astronomes réputés. Morin publie les lettres échangées en 1636 et, faute d’être reconnu pour son travail, il est désormais quand même connu dans toute l’Europe pour cette affaire.

Thème moderne Morin

A partir de cette époque, sa réputation d'astrologue se répand cependant dans les milieux judiciaires. Et c’est en 1638 qu’il est appelé dans les appartements royaux pour y dresser l'horoscope du futur Grand Monarque Louis XIV. [Jupiter transite alors en Scorpion et forme une série d’aspects harmoniques aux planètes natales en Poissons, dont Soleil et Jupiter]

Vautier, médecin de Louis XIV, essaie alors de le faire nommer au titre d’astrologue royal, mais sa proposition n’aboutit pas.
Il y avait bien des décrets français de 1493, 1560 et 1570 contre l'astrologie, mais ils semblaient lettres mortes. Morin lui-même nous dit qu’il doit à l’astrologie sa nomination en 1630 (par Marie de Médicis) à un poste de professeur de mathématiques royal.

Après la mort de Richelieu, Morin décide de faire valoir son injustice concernant sa découverte, laquelle lui aurait normalement valu une récompense et il finit par obtenir de Mazarin une pension de 2000 livres plus 1000 livres du Trésor Royal le 8 avril 1645. [Jupiter, maître de sa maison VIII entre alors en II –maison de l’argent- et forme un sextile à Pluton natal]

Il rédige durant les dernières années de sa vie une œuvre monumentale, «l’Astrologia Gallica », composée de 26 livres en langue latine dans lesquels il expose sa vie, ses recherches, ses critiques et ses combats.
Ce manuscrit est terminé en 1648 mais n’est publié dans son intégralité que plusieurs années après sa mort, en 1661, avec l’aide de la Reine de Pologne et de Suède, en remerciement de ses services.
Cependant il semble que les 14 premiers livres (qui traitent peu d’astrologie mais davantage de foi, abordant notamment les questions de la création et de la physique), auraient déjà été publiés en 1659.

Notons cette anecdote : au milieu du mois d'octobre 1656, une chiromancienne renommée informe Morin qu’il doit mettre ses affaires en ordre de manière urgente et refuse de lui prédire son avenir. Morin avait déjà remarqué dans son thème que cette année était chargée et il ne voyait pas comme y remédier. Bien qu’il soit en bonne santé, un peu plus d'une semaine plus tard, il est pris d’une forte fièvre. Il dit à ses médecins de ne pas trop se préoccuper de lui, car sa fin est inévitable.
Le 6 novembre 1656, Jean-Baptiste Morin décède à Paris.


Cette biographie est reprise du site de Marie-Lune Piette, je me suis contenté de la commenter avec les techniques modernes (notamment les planètes transaturniennes à notre disposition aujourd’hui). Vous trouverez ICI bien d’autres informations complémentaires sur Morin de Villefranche, ses contributions et ses mystères ainsi que de nombreuses reproductions de documents d’époque.

 

Tous droits réservés Marie-Luce Piette pour le texte et Philippe REGNICOLI pour les passages entre crochets
Reproduction totale ou partielle interdite sans autorisation écrite des auteurs

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