Astrologue professionnel : consultations
Calculer et connaître son ascendant
Signes du zodiaque
Cours d'astrologie
Date de naissance et thème astral

Lunes de Jupiter | Difficulté 5 | En guise de fiche de lecture, je vais me concentrer sur un chapitre précis d’un livre de José Luis San Miguel de Pablos (Le Livre de Gaia et Ouranos, Editions du Rocher, pages 167 à 191).
Le système Zeus, c’est une manière d’aborder la planète Jupiter comme rarement, c'est-à-dire en observant profondément les corrélations astronomiques et mythologiques qui sont tenues pour être deux des trois piliers de l’astrologie moderne… Au cas où vous penseriez que vos connaissances laissent un peu à désirer sur le sujet, installez-vous confortablement…

I. Le premier représentant du système solaire extérieur

Les astronomes séparent symboliquement le système solaire en deux grandes zones qu’ils appellent système solaire intérieur et système solaire extérieur. La frontière entre ces deux régions est matérialisée par la Ceinture Principale d’astéroïdes.

En psycho-astrologie, cette division existe également mais on parle alors de « planètes personnelles » (du Soleil à Mars) participant à la description du caractère le plus personnel de l’individu. Leur succèdent les planètes « semi-collectives » (Jupiter, Saturne) ou « sociétales », avant de finir par les planètes « collectives » ou « transpersonnelles » qu’on considère volontiers comme affectant l’ensemble d’une ou plusieurs générations (Uranus, Neptune et Pluton).

Jupiter est donc la première planète du système solaire extérieur et l’on a un peu avec lui l’impression de plonger dans le grand bain… A partir du système solaire extérieur, commence le règne des planètes gazeuses – les petites planètes rocheuses se concentrant auprès du Soleil. On change donc à la fois de composition matérielle, mais aussi quelque peu de structure, car les planètes y présentent en elles-mêmes une organisation systémique : en clair, les grosses planètes extérieures ont de très nombreux satellites qui gravitent autour d’elles.
A cet égard, nous allons voir que, sans être le seul, Jupiter est particulièrement remarquable puisqu’il présente ce que l’auteur appelle « une super-symétrie » avec le Soleil, avec une petite réduction d’échelle tout de même !

Cette énorme planète est entourée d’une nombreuse « cour » de satellites, sans compter un groupe d’astéroïdes très important (presque une autre Ceinture), capturés par l’orbite même de Jupiter et circulant avec lui. On les appelle « astéroïdes troyens » (Plus de 63 lunes en 2004).
Mais cet article se concentrera davantage sur ce que l’on désigne comme les « lunes galiléennes » : Io, Europe, Ganymède et Callisto qui sont les 4 plus grandes (certaines aussi grandes que des planètes).

Presque une étoile

Si l’on excepte le fait que Jupiter soit donc extrêmement entouré de satellites (4 très gros, 12 moyens, 18 petits et 29 très petits), il présente d’autres caractéristiques qui le rapprochent astronomiquement du Soleil.
D’abord, il émet un rayonnement important ; ensuite vu sa composition faite de beaucoup d’hydrogène et d’un peu d’hélium, sa nature gazeuse et sa faible densité, il rate de vraiment peu le statut d’étoile, mais gagne de plein droit celui de véritable sous-système organisé au sein du Système.

Comme un soleil...

Du fait de son éloignement du Soleil, Jupiter reçoit de faibles radiations de la part du Soleil, mais il ne se prive pas pour en émettre…
Il a une activité rayonnante et sa propre source de chaleur interne qui est le vrai moteur de la thermodynamique spéciale qui règne dans son atmosphère. Celle-ci est parcourue de violentes décharges électriques… Rappelons que la fameuse « grande tache rouge » est un orage persistant ! Ceci n’est bien sûr pas sans évoquer irrésistiblement les foudres de Zeus, qui sur cette planète, ne sont plus de la mythologie mais une réalité atmosphérique.

Un dernier facteur : Jupiter possède une monumentale magnétosphère (dix fois celle de la Terre, 5 fois plus grande que la pleine lune si elle était visible de la Terre) produite par la rotation rapide de sa couche d’hydrogène métallique et qui le transforme en dynamo.

J’ajouterai que pour mes rares lecteurs ouverts à l’astrologie ésotérique, qu’il est un autre parallèle évident dans ce registre entre le Soleil et Jupiter : tous deux sont les porteurs du second rayon d’énergie cosmique, désigné comme étant celui de l’Amour-Sagesse.

Donc pour résumer, même s’il est léger et lointain : il est gros, il est chaud, il est rayonnant, il est tonnant et il est très attirant !

II. Le système jupitérien : des planètes-lunes sur des orbites régulières

Nous l’avons dit, Jupiter n’est pas le seul à disposer de nombreux satellites, mais il est le seul à mener tout ce beau monde en si bon ordre.
Et l’on dirait juste que « tout se passe comme si, dans le système solaire, une seconde étoile plus petite et plus froide que la première, conservait son propre système ».
Comparons les dimensions des deux systèmes :

SYSTEME JOVIEN

SYSTEME SOLAIRE

Corps

Diamètre

Corps

Diamètre

Jupiter

143 000 km

Soleil

1 350 000 km

Io

3 600 km

Mercure

4 880 km

Europe

3 000 km

Vénus

12 050 km

Ganymède

5 280 km

Terre

12 740 km

Callisto

4 800 km

Lune

3 475 km

Amalthée

260 km

Mars

6 850 km

Autres points de ressemblance. On a relevé également que les orbites des satellites de Jupiter connaissaient une distribution régulière dans l’espace, tout comme les planètes par rapport au Soleil.
Les satellites joviens les plus proches de Jupiter sont les plus denses, les plus légers se trouvant à la périphérie de son système. Et les plus proches sont également ceux qui ont une activité géologique très marquée. Io, le satellite le plus proche de Jupiter est remarquable par son très intense volcanisme, tandis que Callisto n’en a pas. Plus on s’éloigne de Jupiter et plus c’est calme…

Ce qui est notable et différent du Soleil, c’est la façon dont la planète réchauffe ses satellites. Non pas en les baignant directement dans son flux énergétique, mais en produisant des « marées gravitationnelles ». Ainsi les trois des satellites galiléens qui sont en résonance avec Jupiter sont pour ainsi dire « chauffés de l’intérieur » sous l’effet de son champ gravitationnel et de leur alignement de résonance.

Avant de passer à quelques aperçus mythologiques, il nous faut dire quelques mots sur ces satellites et leurs données astronomiques.

IO est plus grande que la Lune et c’est le premier satellite. C’est un astre rocheux doté d’un incroyable volcanisme qui en fait l’un des points les plus chauds du système solaire après le Soleil. Ce volcanisme est causé par les marées telluriques activées par la présence de Jupiter mais aussi d’Europe et Ganymède, ses voisines. Elle n’est pas sans faire penser à un enfer de tons chauds : rouge orangé, jaunâtre, bruns, lacs brûlants de souffre en fusion alternant avec d’autres froids et « vénéneux » car composés d’anhydrides sulfureux. Un lieu où il ne fait pas bon vivre…

EUROPE est le plus petit des galiléens, mais c’est l’un des plus courtisés, convoités et observés depuis que la communauté scientifique subodore la présence d’eau (liquide) sous sa couche de glace crevassée. Lorsqu’en 1997 elle a annoncé que la vie aurait bien pu y être possible dans la mer sous-glaciaire, cela a fait l’effet d’une bombe.

GANYMEDE est le plus gros des satellites, mais il est plus léger que les autres car il revêt une épaisse écorce de glace. Il dispose aussi d’une géologie un peu agitée (moins que les autres toutefois) mais se différencie toutefois par un très intense champ magnétique.

CALLISTO, moins dense et plus petite que Ganymède semble essentiellement faite de composés glacés et il n’y a plus aucun mouvement intérieur : trop éloignée de Jupiter, la force de ses « marées » ne l’atteignent plus. En réalité, c’est précisément cette forme d’atonie cristallisée qui intrigue les scientifiques, qui imaginent qu’elle conserve ainsi toutes les traces et vestiges des impacts de météorites ou astéroïdes qui ont pu la toucher… depuis le début de son histoire.

III. L’aspect Mythologique

« Le Jupiter astronomico-astrologique est entouré de quatre de ses amants mythologiques, dont deux figures féminines hétérosexuelles (Io et Europe), un personnage masculin homosexuel (Ganymède) et une nymphe à tendance lesbienne (Callisto) ».

Je vous ferai grâce d’un énième résumé de la théogonie d’Hésiode, les détails de l’accession au pouvoir de Zeus se retrouvant facilement partout.

Non, nous allons nous concentrer sur une caractéristique bien particulière du Zeus mythologique, particulièrement émoussée lorsqu’il est question d’astrologie : son tempérament érotique ! Ne protestons pas : plus de la moitié des récits dont il est le protagoniste (toujours satisfait) sont des aventures amoureuses, et il faut bien convenir avec Hésiode que l’Amour (Eros), « le plus beau des Immortels, triomphe sur la sagesse et la prudence de tous les êtres, tant humains que divins ».

Revenons par contre au moins brièvement sur les épisodes mythologiques relatifs à ces quatre personnages mythologiques.

Io, le lion, le capricorne et le bélier Le premier satellite est nommé d’après Io, une jeune fille dont Zeus s’éprit instantanément et dont il exigea en rêve qu’elle se livrât à lui immédiatement. Io obtempéra sans discuter, mais l’événement déclencha bien sûr la colère d’Héra (lorsqu’elle l’apprit). Cette colère ne pouvant pas se retourner sur celui qui la causait, c’est Io qui en subit les frais. Pour la protéger, Zeus toujours attentif, la métamorphosa en génisse, histoire de déstabiliser sa divine épouse. Celle-ci manigança pour se la faire offrir en cadeau, puis la fit garder par Argos aux cents-yeux, ce que Zeus trouva du dernier malcommode pour lui rendre visite. Assez  naturellement, il la fit délivrer par Hermès. Re-colère d’Héra qui précipite un taon qui la pique et la repique au long d’une épique traversée où on la suit à la trace de la mer « io-nique » au Bosphore (passage de l’animal bovin), jusqu’en Egypte où elle s’arrêta pour accoucher d’Epaphos. On dit qu’après une dernière péripétie en Syrie, elle se fixa près du Nil et puis changea son nom plus tard, devenant mieux connue sous celui d’Isis…

Autre aventure de Zeus qui a suscité une large iconographie : la séduction d’Europe. Europe était une princesse phénicienne pour laquelle il éprouva une grande passion (une fois qu’il l’eu vue au bain). Utilisant encore une fois le bon vieux truc de la métamorphose qui marche toujours si bien, il se changea en taureau blanc d’allure amicale. De ce fait, Europe charmée par la douceur de son pelage, passa des guirlandes autour de son cou et grimpa sur son dos, dont elle ne put descendre… avant son arrivée en Crète ! En effet, dès la jeune femme installée, Zeus tauréfié s’empressa de traverser toute la Méditerranée à la nage – ce qui n’a nullement calmé ses ardeurs puisque sitôt arrivés, il l’aima sur le champ… (ou la plage, comme vous voulez).
Lorsqu’elle accoucha de trois enfants (Minos, Sarpédon et Rhadamante), Zeus ne la laissa pas tomber et s’empressa de lui trouver une respectable situation. Il demanda au roi de Crète Astérion qui n’avait pas de descendance d’épouser Europe et de légitimer ses enfants en les déclarant siens, ce qu’Astérion accepta gentiment. Lorsque ce dernier mourut, son fils Minos le légendaire fondateur de la dynastie minoenne prit sa succession.

Ganymède et l'aigle Troisième légende qui démontre la grande ouverture d’esprit de Zeus en matière de sexualité. Il éprouva en effet une forte attirance pour le jeune prince troyen Ganymède dont il voulu faire son échanson attitré en remplacement de sa fille Hébé, qu’il trouvait maladroite et susceptible (un peu comme sa mère sans doute…). Pour y parvenir, il dépêcha un aigle l’enlever et l’emporter sur l’Olympe où il exerça dès lors son office de « verseur » d’ambroisie. L’une des allégories les plus connues de la constellation du Verseau.

Dernier épisode, celui de la plus belle d’entre les nymphes, Callisto. Cette dernière faisant partie des suivantes d’Artémis plutôt connues pour dédaigner les charmes masculins, Zeus dut faire preuve d’inventivité pour parvenir à ses fins, et ne trouva rien de mieux que de prendre l’apparence d’Artémis elle-même. Résultat pour Callisto, lorsqu’elle se trouva enceinte : non pas une, mais deux déesses furieuses aux trousses (Artémis et Héra). Toujours délicatement concerné, Zeus intervint et transforma Callisto en ourse.
Lorsque son fils Arcas devenu grand, et chasseur, poursuivit sa mère (sans la reconnaitre) jusque dans son temple, cet acte était une grande profanation. Pour éviter leur mort à tous les deux, le Seigneur de l’Olympe conscient de sa responsabilité les transforma en constellation, respectivement la Grande Ourse et le Bouvier (L’auteur ajoute que l’étoile principale Arcturus évoque le lien symbolique avec le mythe : Arctos = ours).

A présent, il est temps de souligner un peu plus fermement les « troublantes coïncidences » entre la mythologie et l’astronomie.

On peut se demander par exemple comment les anciens ont eu l’idée de donner le nom du plus grands des dieux à la plus grosse planète du système solaire. En effet, on ne peut pas dire qu’il leur a suffit de comparer la taille et de faire un parallèle évident. Nos systèmes de mesure actuels nous disent que Jupiter est le plus volumineux et qu’il a tout une cour qui l’entoure, mais qui l’a dit aux Grecs qui ne le voyaient que comme une étoile un peu moins brillante que Vénus ?

Si l’on prend ensuite la légende d’Io, « tourmentée, dévorée d’abcès consécutifs aux piqûres du furieux insecte envoyé par Héra » on peut noter que la « peau » du satellite est couverte de volcans, qui expulsent en permanence lave, gaz et souffre en formant autour de Jupiter un « anneau ionique » (ça ne s’invente pas)…

Dans le cas d’Europe dont toute l’histoire tourne autour de la mer Mediterranée et qui finit ses jours sur une île, et par donner son nom à tout un continent, elle se rapproche plutôt bien d’un satellite vraisemblablement couvert d’un grand océan et pouvant receler la vie.

Le parallélisme est moins facile pour Ganymède, l’échanson olympien, le seul facteur qui soit troublant réside dans son magnétisme puissant, tandis que le 11e signe du Zodiaque qui fait référence symboliquement à Ganymède, est censé régir les phénomènes électro-magnétiques en général.

Pour terminer, la cristallisation figée du satellite Callisto rappellerait la fixation définitive de la nymphe comme constellation du cercle polaire boréal, en Grande Ourse brune.

IV. Elémentaire mon cher Jupiter

Lorsqu’il est question de définir quel est la nature élémentale de Jupiter, les opinions se mettent à diverger subitement.
Il semblerait que l’on soit ordinairement d’accord pour les éléments associés aux autres planètes : pour le Soleil et Mars : le Feu, pour Mercure : l’Air, pour Saturne : la Terre, pour la Lune et Neptune : l’Eau.
Mais que penser de Jupiter quand tout lui va si bien…
On peut penser au Feu à cause de sa maîtrise sur le Sagittaire et de son analogie avec le Soleil, certes. Mais ne peut-on penser également à la solidarité, la compassion et la maîtrise de Jupiter sur les Poissons qui mettent l’Eau en avant ? Ou encore à l’Air, car après tout l’emprise de Zeus s’étend aux phénomènes atmosphériques… Et pourtant… comment ne pas songer non plus que la bonne fortune matérielle et l’allure toujours « bien incarnée » (pour ne pas dire ‘bien en chair’) des natifs, donnent un point sérieux à la Terre ?...

Pour résoudre cette quadrature, il faudrait presque être… chinois !… En effet, l’astrologie chinoise compte un cinquième élément, le Bois, qui d’ailleurs est associé à Jupiter. S’il était un cinquième état de la matière et qui concernerait précisément la vie, la « quintessence » et qui serait ici la « matière des Bois » qui recouvre notre planète, Jupiter au cœur de ses quatre amants-satellites ferait un assez bon candidat.
Jupiter gouverne les systèmes organisatifs et structuraux supérieurs où des entités individuelles acceptent de collaborer, admettent ne plus être des repères absolus… ce mouvement « associatif » et cohésif ordonné se retrouve au cœur même de la vie, d’un organisme pluricellulaire, ou d’une communauté étatique, et ce pendant que chacun conserve sa nature essentielle, de Feu, de Terre, d’Air ou d’Eau.

Io peut être associée au Feu. Ce monde foncièrement volcanique transforme son orbite en anneau de plasma ionisé, et porte le nom d’une amante de Zeus. Cette dernière endurant les pires tourments, a parcouru des kilomètres (Sagittaire) s’est installée dans un autre pays (Sagittaire) à la religion puissante (Sagittaire) où elle a fini divinisée (encore Sagittaire)…

Europe peut être associée à l’Eau. Ce gros satellite est couvert d’un grand océan avec une carapace protectrice de glace qu’on soupçonne d’abriter la vie. Europe la légendaire été enlevée au bord de la mer et Héra avait eu raison de soupçonner qu’elle abritait la vie puisqu’elle a accouché de trois enfants.

Ganymède peut représenter l’Air. Les contrastes bien délimités présents à la surface du satellite évoquent les alternatives duelles de toute connaissance rationnelle : la réalité et le concept, la chose et le mot, l’expérience vécue et son récit… Par ailleurs, Ganymède a été enlevé par un aigle (les oiseaux sont toujours associés à l’élément Air) et la magnétosphère conséquente du satellite le renvoie aux champs physiques subtils gouvernés par le Verseau.

Callisto Callisto enfin peut représenter la Terre. Dernier des satellites galiléens elle marque la limite de ce sous-système. Corps froid, cristallisé dans les tons bruns, son absence de dynamique notable, la rapproche du manque d’enthousiasme de la frigide nymphe, vivant dans la nature (Taureau) aux côtés d’Artémis et transformée en Ourse (un animal rattaché traditionnellement à la Terre).

 

 

V. Bilan

Après ce tour des lunes, convenons que l’hésitation sur la nature de Jupiter est compréhensible car il offre une réalité particulièrement synthétique.

Par son rayonnement physique, il évoque le Feu, de même qu’avec Io et l’anneau de plasma.
Il met fortement en avant l’élément Eau. Dans un ouvrage précédent, l’auteur a démontré le rapport existant entre la force gravitationnelle et l’Eau (Géométrie de la Conscience p 197. Feu : électromagnétisme, Terre : force nucléaire forte, Air : force nucléaire faible, Eau : force gravitationnelle).
Or c’est la force gravitationnelle qui est la principale source de chaleur originale de ce système jupitérien. On l’a vu, l’action de Jupiter et de ses quatre lunes produit des marées qui chauffent ces satellites de l’intérieur. Un bon point pour la maîtrise de Jupiter sur l’Eau des Poissons (et rappeler l’exaltation de cette planète dans le Cancer). On y ajoutera la glace de Callisto et l’Eau d’Europe.
L’Air pour sa part, est reflété assez bien par la nature gazeuse du globe jupitérien ainsi que dans son « climat météo » particulièrement dynamique. Les vents sont violents à la surface.
La Terre est représentée par le fait même que tout l’ensemble (planète + tous les satellites) est solide et bien structuré, que Jupiter possède lui-aussi de minces anneaux et qu’il est encadré d’une garde caillouteuse rigide (les astéroïdes troyens qui patrouillent 60° en avant et en arrière sur la même orbite).

L’ensemble forme donc un tout cohérent sur le plan structurel, énergétique, et symbolique.

On peut ainsi se demander si ces 4 grandes Lunes ne participeraient pas en elles-mêmes de quatre facettes jupitériennes facilement identifiables :

Le Jupiter-Io « tonnant », illustrant la maîtrise de Jupiter sur les « situations dramatiques, catastrophes comprises. Acceptation du tragique et du moment où on a l’intuition de son sens profond. Aventures initiatiques. Narrations épiques, quête chevaleresque ».

Le Jupiter-Europe : « facette paternelle de Jupiter, seigneur de la Fécondité. Aspect exprimant l’exaltation de Jupiter dans le Cancer et mettant en avant le vitalisme basique de Zeus. Optimisme ultime vis-à-vis du déploiement de la vie, de la civilisation et de l’humanité ».

Europe

Le Jupiter-Ganymède : « facette ludique et exploratrice de Jupiter. Tendance à partager l’amusement et le jeu. Libéralité jupitérienne, en rapport avec l’élan vers la découverte (qui peut parfois se focaliser sur des aspects intimes) ».

Le Jupiter-Callisto : « acceptation philosophique des limites (de la croissance, de la vie), ainsi que des lois. Cette ‘liaison’ spécifique de Zeus semble un reflet au sein de son propre système de la polarité basique existant entre Jupiter et Saturne ».

Ces quatre aspects n’épuisent pas les autres possibilités d’expression de Jupiter, et si l’on en juge par la liste de ses autres satellites, elles sont nombreuses. Mais ils confirment toutefois ses connexions avec le sens de la finalité et le déploiement, l’expansion, et le Feu sagittarien, ainsi qu’une profonde connexion avec les Poissons en tant que « seigneur du vivant » et avec son signe d’exaltation le Cancer où il montre son intégration affective (aqueuse : l’eau, les émotions) avec les quatre satellites amants de son système.

 

Remercions la poésie scientifique et documentée de José Luis San Miguel de Pablos qui de façon fort didactique nous ouvre ainsi à de nouveaux horizons sur une planète « facile » et qui se révèle être un microcosme !

Tous droits réservés Anna Lorrai
Reproduction totale ou partielle interdite sans autorisation écrite de l’auteur

Sources :
- José Luis San Miguel de Pablos : Le livre de Gaia et Ouranos, Editions du Rocher
- Encyclopédie en ligne Wikipedia, articles Jupiter, Satellites naturels de Jupiter, Troyens.

Share

Ajouter un commentaire


Code de sécurité
Entrez ce code ou cliquez ici pour en générer un nouveau