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Eris, déesse de discorde ? |Difficulté 5| Cette publication constitue les résultats de mes recherches sur la planète naine Eris. J’ai fait ces recherches en parallèle de celles sur Cérès (qui ont aboutit à un livre). Mes découvertes sur Eris étant toutefois réduites, j’ai décidé d’en faire une maxi leçon en libre accès dont c’est ici la première partie.
Certains pourront s’en trouver inspirés dans leurs propres recherches, je l’espère. Et pour ceux qui contesteraient mes théories, j’insisterais seulement sur le fait qu’il s’agit là de simples pistes de réflexions : certaines de mes intuitions peuvent donc être fausses et ne pas résister à la confrontation au réel, j’en ai parfaitement conscience. Je ne prétends donc pas ici délivrer une quelconque Vérité sur Eris mais seulement partager quelques idées sur le sujet.
Cette première partie présente l’introduction et les paragraphes I à III de mon étude qui en comprend six en totalité.

 

« Quand la compétition est farouche entre deux rivaux, le gagnant est celui qui a le plus grand contrôle de ses émotions. »

Ardashir Vakil

I. Introduction : Protocole d’étude adopté.

En guise d’avant propos, soulignons qu’Eris, Déesse grecque de la discorde, n’a pas donné son nom sans raison à cette planète naine, puisque sa découverte a entraînée une large controverse autour de la définition astronomique à donner au terme « planète ». Cette « discorde » sémantique a aboutit à la fameuse décision de l’Union Astronomique Internationale, fin août 2006, consistant à revoir la classification des corps célestes et à considérer à égalité, c'est-à-dire comme « planètes naines », Cérès, Eris et Pluton.

Située au maximum de son élongation à 97 UA du Soleil, la taille d’Eris a d’ailleurs été estimée supérieure à celle de Pluton grâce aux observations du télescope spatial Hubble. Eris est en fait 1,27 fois plus massive que Pluton.

Nous nous proposons donc ici d’exposer quelques pistes de réflexion sur la méconnue Eris. Certes, l’interprétation astrologique peut très bien s’en passer mais pourquoi se priver d’un outil si celui-ci est à notre disposition ?

En effet, du fait de sa taille appréciable, Eris est une bonne candidate pour être intégrée à la pratique astrologique.

Eris et Mars

Nous analyserons d’ailleurs un certain nombre de cas qui s’avèrent édifiants, prennent de la « dimension et de la profondeur » en recourant à ce corps céleste, lequel semble avoir un influence suffisante pour véritablement influencer l’interprétation d’un thème, lui donner une tonalité bien spécifique, une coloration typiquement érisienne (le mot est lancé !).

Dans un premier temps, nous allons d’abord voir le symbolisme présupposé d’Eris en fonction de la mythologie qui s’y rattache. Nous compléterons cette première approche symbolique par les données astronomiques et astrologiques en rapport avec sa découverte. On sait en effet maintenant (c'est-à-dire depuis la découverte d’Uranus) que le ciel de découverte d’un corps céleste donne invariablement des indications précieuses sur sa nature même.

Nous passerons ensuite à l’étude pratique, expérimentale, de l’influence d’Eris en astrologie mondiale en nous appliquant à démontrer l’importance que revêtent ses cycles, notamment dans les tensions internationales et le terrorisme.
Nous conclurons en proposant aux lecteurs des exemples d’interprétation d’Eris en thème natal.
Notez que nous vous fournissons gratuitement les éphémérides d’Eris en section téléchargement.

Répétons pour clore que cet essai étant, à notre connaissance, la toute première publication consacrée à Eris, découverte il y a à peine trois ans, il ne peut en aucun cas être considérée comme une étude exhaustive. Comprendre un facteur astrologique prend du temps, beaucoup de temps, et notre volonté est donc d’ouvrir une voie, de dégrossir un terrain d’étude pour d’autres passionnés.

II. Mythologie d’Eris

Eris et les signes de Feu

Selon Hésiode, Eris est fille de Nyx (la Nuit) et mère de la Douleur, de la Famine et autres fléaux.
Elle provoque les batailles, les querelles et l’anarchie.
Dans l'Iliade d’Homère, elle est la sœur d'Arès, le dieu de la guerre grec correspondant au Mars romain et maîtrisant le signe du Bélier en astrologie. Elle accompagne son frère sur les champs de bataille.

Homère la décrit ainsi (IV, 440-443) :

« La Discorde infatigable, tout à la fois compagne et sœur de l'homicide Arès, qui d'abord se dresse timidement, mais qui bientôt touche du front le ciel et de ses pieds foule la terre. »

Elle peut aussi être assimilée à Enyo, dans le chant V (cf. plus loin).

Cependant, Éris représente aussi l'aspect positif de l'émulation (que la Larousse définit ainsi : Esprit de compétition qui pousse à égaler ou à surpasser quelqu’un). Ainsi, dans le chant XI de l'Iliade, Zeus envoie Eris réveiller l'ardeur au combat des chefs grecs. Notons qu’étymologiquement, le nom d’Eris a donné naissance au terme « éristique », l'art de la controverse.

Dans un autre épisode mythologique, Eris, furieuse de ne pas avoir été invitée aux noces de Thétis et Pelée, jette au milieu des convives une pomme d'or portant l'inscription « pour la plus belle ». Cette « pomme de discorde» se révélera fatale, puisque c'est elle qui provoquera indirectement la guerre de Troie.

Dans un autre épisode encore, Éris et Arès prendront la tête des Lapithes contre les centaures. Dans la mythologie grecque, les Lapithes (ou Laphites) constituaient une tribu habitant le nord de la Thessalie. Pirithoos, fils d'Ixion, demi-frère des centaures, était leur roi. Il refusa de donner leur part d'héritage aux centaures et une guerre s'ensuivit. Les centaures sont évidemment reliés au signe du Sagittaire.

Selon Hésiode, c'est aussi Eris qu'Héraclès (Hercule), héros solaire et Lion par excellence, choisit lorsqu'il rencontre deux femmes au début de ses 12 travaux.

Ces différents scénarii mythologiques placent incontestablement Eris dans la trilogie de Feu.

De plus, son opposition indirecte à Vénus (Aphrodite revendique bien sûr le titre de « plus  belle femme » lors de la guerre de Troie) semble faire du signe de la Balance une position d’exil pour Eris.

On peut dès lors considéré Eris comme Co-régente du Bélier, avec Mars et en trigonocratie au Lion (soleil) et Sagittaire (Jupiter).

*

Enyo, autre visage d’Eris

Dans la mythologie grecque, Ényo (littéralement « Horreur ») est aussi une déesse des batailles associée à Arès, dont elle passe, selon les auteurs, pour la sœur, l'épouse ou la mère. Elle marche à ses côtés à la guerre, et est souvent représentée en armes et couverte de sang.

Elle sera plus tard identifiée à Bellone, déesse romaine de la guerre.
Pour la petite histoire, Bellone conduit le char d’Arès grâce à la Terreur et à  la Crainte. On considère généralement Bellone comme fille de Céto et de Phorcys et ils forment ensemble une famille de monstres à laquelle appartiennent les Grées et les Gorgones, plus connues. Cette déesse personnifie de façon générale la Guerre sanglante et furieuse avec l’idée sous-jacente que le conflit et la haine sont d’abord issus de la peur.
Casquée et la lance à la main, elle renverse tout sur son passage, précédée de l'Épouvante: sa chevelure de serpents se contorsionne autour de son visage enflammé (encore un indice de son appartenance à l’élément Feu) et, pendant que la Renommée vole autour d'elle, elle appelle de la trompette la Défaite et la Victoire.

Eris et la guerre


La parenté d’Eris
Les mythes de rapportant à Eris elle-même ne sont pas très nombreux, toutefois les auteurs n’ont pas lésiné quant à sa descendance et il n’est jamais anodin de dire qu’untelle est « Mère de ». Cela signifie bien qu’elle engendre tel ou tel comportement en rapport avec sa progéniture.


Les enfants d’Eris:

Ponos (Peine)
Limos (Faim)
Léthé (Oubli)
Algea (Douleurs)
Hysminai (Mêlées)
Makhai (Combats)
Phonoi (Meurtres)
Androktasiai (Tueries)
Nikea (Querelles)
Pseudis Logos (Mensonges)
Amphilogiai (Disputes)
Dysnomia (Anarchie)
Até (Désastre)
Horkos (Serments)

Eris a également d’innombrables frères et sœurs. Cela peut nous aider à la cerner puisque dans le cadre mythologique, les liens de parenté ne sont jamais anodins.

Voici la liste alphabétique de ses frères et sœurs, tous issus de Nyx :

Adicie, Apaté, Dolos, Érinyes, Éris, Éros, Géras, Hécate, Héméra, Les Hespérides, Hypnos, Kères, Les Moires, Momos, Moros, Morphée, Némésis, Oneiroi, Oniros, Philotès, Phtonos, Styx et Thanatos.

Donnons un aperçu mythologique sur les parents d’Eris les plus intéressants puisque la plupart d’entre eux peuvent être vus comme des projections, des alter ego d’Eris elle-même :

Dysnomia, une de ses filles (qui a donnait son nom au satellite d’Eris) est l'un des fléaux (l'Anarchie) capturés par Prométhée et s’étant répandus sur l'humanité lorsque Pandore a ouvert la boîte interdite.

Adicie (« l'Injustice ») est une déesse grecque mineure qui personnifiait le Tort, la Faute et l'Iniquité. Elle est généralement accompagnée de Dysnomia (l'Anarchie), d'Até (la Fatalité) et d'Hybris (la Démesure). Son opposée est Dicé (la Justice), souvent représentée l’assommant à coup de massue. On voit ici encore l’opposition aux valeurs vénusiennes et l’antagonisme clair qu’il existe entre Eris (et les siens) et les valeurs Balance qui nous font à nouveau penser qu’Eris « siège » en Bélier au côté de Mars.
Apaté est la personnification de la duperie, de la perfidie, de la fraude, de la déception, et de la malhonnêteté. Elle est également accompagnée de Pseudologos, les Mensonges. Son opposée est Aléthée, la Vérité. Elle représente elle aussi l'un des maux contenus dans la boîte de Pandore.
Les Érinyes (« pourchasser, persécuter ») sont des divinités persécutrices, exécutrices de la vengeance divine.

Plus étonnant peut-être, Eros : L’historien et anthropologue Jean-Pierre Vernant le définit comme le principe qui « rend manifeste la dualité, la multiplicité incluse dans l'unité ». Il accompagne Aphrodite (Vénus) au côté d’Himeros (le désir). À la fois mâle et femelle, il est issu de l’oeuf cosmique primordial et c’est lui, selon Aristophane, qui engendre l’humanité. Eros évoque aussi le mythe de l'androgyne et peut être considéré comme la force qui pousse les moitiés (hommes et femmes) les unes vers les autres après leur séparation originelle par les Dieux (A sa naissance, l’être humain était à la fois homme et femme. Notons que cette pensée mythique s’est vu confirmée par l’étude de l’embryon humain dont le sexe n’est pas immédiatement déterminé).

Hypnos est le dieu du sommeil (en tant qu’oubli).
Momos est une sorte de « bouffon» pour les Dieux de l'Olympe. C'est lui qui suggère à Zeus, de réduire le nombre croissant des hommes. Ce dieu est représenté levant son masque, et tenant à la main, une marotte, symbole de la folie.
Morphée (« forme ») est une divinité des rêves prophétiques. Il fut foudroyé par Zeus pour avoir relever des secrets aux hommes. Son nom est à l’origine du mot Morphine et on considère cette déïté comme celle qui endort (« tomber dans les bras de Morphée »).
Némésis est la déesse de la Vengeance, au service d'Héra. Elle représente la justice distributive et le rythme du destin. Par exemple, elle châtie ceux qui vivent un excès de bonheur chez les mortels, ou l'orgueil excessif chez les rois.
Philotès est une déesse grecque mineure personnifiant l'affection et de la tendresse.

Phtonos personnifie la Jalousie, l'Envie, la Rivalité et l'Avidité.

Enfin, Quand un dieu portait serment par le Styx, Iris y puisait de son eau dans une coupe d’or. Quiconque se parjurait perdait la voix et le souffle pendant neuf ans, et se faisait bannir du conseil des dieux pour neuf autres. Iris est donc la déesse des serments.

Nous retiendrons donc de la sagesse mythologique qu’Eris peut-être assimilée :

Au négatif : Bataille, querelle, anarchie, crainte, peine, faim, oubli, douleur, mensonge, désastre, injustice, perfidie, fraude, démesure, folie, la vengeance, la jalousie, l’envie, la rivalité, l’avidité.

Au positif : Emulation, Esprit de compétition, ardeur dans l’action, éristique, les serments, les rêves prophétiques, la tendresse, le sentiment de complétude.

III. Ciel de découverte

Découverte

Éris n’est tout d’abord pas comme certains le croient un astéroïde mais bien une planète naine. Elle fut découverte par Michael E. Brown, Chad Trujillo et David Rabinowitz au California Institute of Technology, le 5 janvier 2005, à partir de photographies spatiales prises le 21 octobre 2003 par le télescope Oschin (Californie). Ce télescope avait déjà permis de découvrir Sedna, un autre corps sur lesquels les astrologues devraient sans doute se pencher sérieusement.

Sa découverte fut officiellement annoncée le 29 juillet 2005 et constitue à ce jour l'astre transneptunien (au-delà de Neptune) le plus massif puisque Eris est notamment plus grand que Pluton. Des observations ultérieures, publiées en octobre 2005, ont déterminé qu'Éris possède un satellite, nommé Dysnomie, du nom de sa fille dans la mythologie.

Notons qu’avant que l'Union astronomique internationale ne la nomme officiellement du nom de la déesse grecque Éris, cette planète naine s’était vue tour à tour appelée 2003 UB 313 puis surnommée  « Xena », du nom de l’héroïne télévisuelle qui n’est autre qu’une « princesse guerrière ». Décidemment, le sens était déjà donné ! 
Le choix du nom Xena n’était toutefois pas une simple lubie puisque Michael E. Brown tenait à ce que le nom de cette « nouvelle née » commence par un X, évoquant le chiffre romain dix puisque cela ne faisait aucun doute pour lui: Eris était la 10eme planète de notre système solaire après Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton et sans compter les luminaires (soleil et lune, réciproquement étoile et satellite).
Le choix final de son nom (Éris) évoque, d'une part, les discussions et controverses enflammées sur la remise en cause de la définition du mot « planète » et, de l’autre, l'apparente anarchie des orbites des objets dits « épars » (dont fait également partie Pluton), à l’inverse des orbites régulières des autres planètes de notre système.
Eris comme pluton, par leurs seules orbites, se placent en effet d’emblée comme des enfants terribles du cosmos, des corps ne voulant pas entrés dans la norme et défiant les lois jusqu’ici connues.
Eris a donc été considérée pendant un temps comme la dixième planète du Système solaire, par ses découvreurs, par les médias et par l’opinion publique. Et le fait qu’un comité scientifique lui reprenne ce titre ne devrait pas remettre en cause l’importance de ce fait au niveau de la conscience collective même si L'Union astronomique internationale a rejeté ce statut de planète le 24 août 2006, en même temps qu'elle procédait au déclassement de Pluton.
Il faut d’ailleurs bien comprendre que ce double déclassement est purement politique puisque l’UAI a ainsi privé les Etats-Unis de ses deux découvertes astronomiques majeures (Pluton a aussi était découvert aux Etats-Unis) et en a profiter au passage pour ranimer la vieille guerre astrologue/astronome. Bref, rien de bien intéressant ni de très « scientifique » !

Données astronomiques et comparaisons
Éris est un objet dit épars (en anglais, scattered disc objects). C'est-à-dire un objet transneptunien au-delà de la ceinture de Kuiper (à environ 48 UA) dont l'orbite est fortement excentrique.
La taille d'Éris n'est pas encore connue avec précision car son albédo n'est pas déterminé, mais elle est plus grosse que Pluton (2 390 km) et doit se située au minimum autour de 2 900 km de diamètre, ce qui en fait incontestablement la plus grosse des planètes naines. Selon l’observatoire de Keck, la masse d'Eris, serait de 27 % supérieure à celle de Pluton.
« Pluton et Eris sont pratiquement des jumelles, sauf qu'Eris est un peu plus joufflue », a affirmé M. Brown.

Eris, planète naine

Éris comparée aux autres planètes naines

Éris a été observée au spectroscope par le télescope Gemini North d’Hawaii le 25 janvier 2005. L'analyse infrarouge a révélé la présence de glace de méthane, indiquant que la surface d'Éris semble être similaire à celle de Pluton.
Le méthane étant très volatile, sa présence indique qu'Éris a toujours demeuré dans une région lointaine du système solaire où la température est suffisamment froide (-243C°).

Éris tourne autour du soleil selon une orbite très inclinée (environ 45 degrés) et sa révolution complète prend environ 557 ans. Cela signifie qu’elle fait le tour du zodiaque en 557 ans.
Éris possède au moins un satellite, Dysnomie, découvert le 10 septembre 2005 à l'Observatoire de Keck en Californie et annoncé le 2 octobre 2005. On estime son diamètre entre 300 et 400 kilomètres. La période orbitale de ce satellite n'est pas encore connue avec précision, mais est estimée à 14 jours, soit la moitié de celui de notre lune.
Pluton, longtemps envisagé comme l’ultime planète de notre système solaire, possède une orbite très excentrique et sa distance au Soleil varie donc beaucoup (de 30 à 49 UA). Celle d’Eris, également très excentrique, varie de 37 à 97 UA.
Du fait de son éloignement, Pluton comme Eris sont très difficiles à étudier. Elles n'ont jamais été survolées ni par l’homme ni par des robots. Les deux corps ont au moins un satellite (une « lune »).Le satellite de Pluton, Charon, lui est séparé d’une distance de 19 600 kilomètres. Une propriété remarquable du couple réside dans le fait que les deux corps se présentent toujours la même face. Ce ne fut qu'en 2005 que deux satellites plus petits, Nyx et Hydra, furent découverts. Eris est séparé de dysnomie par 36 000 kilomètres.
Nyx étant mythologiquement la mère d’Eris, on ne pourra s’empêcher de voir encore ici une liaison étroite entre Pluton et Eris qui cumulent les « parentés » et les ressemblances. Eris est sans doute exaltée en Scorpion, le signe gouverné par Pluton dans lequel Mars, le pendant astral d’Eris, trouve déjà son exaltation, ce qui est logique.

IV. Etudes astrologiques de la découverte d’Eris

Thème découverte d'Eris

Position et aspects (orbe réduit) dans le ciel de découverte


Eris se trouve, au moment de sa découverte, en Bélier, signe de la guerre, gouverné par Arès (Mars), frère d’Eris.
On remarquera un carré décroissant au Soleil Capricorne (crise de conscience quant au problèmes liés à la rigidité du pouvoir, aux institutions et au pouvoir temporel par opposition au pouvoir spirituel).
Eris est également opposée à Jupiter en Balance (les alliances, l’establishment, les questions de législation internationales, les conflits diplomatiques) et carré Saturne en Cancer (l’ostracisme, la fixité, le conservatisme territorial, la défense des frontières, le poids des traditions)
Nous noterons que Jupiter, Saturne et le soleil sont les trois planètes du pouvoir, des chefs, des gouvernements, de l’autorité, de la loi et que toutes sont en aspects stressants à Eris, décidemment bien peu décidée à obéir et à cultiver une paix conformiste.
Au positif, on relèvera un sextile décroissant à Neptune Verseau (la fraternité spirituelle, l’œcuménisme, la communion universelle), un trigone décroissant à Pluton en Sagittaire (les reformes internationales, les transformations et remise en question d’ordre religieux, les reformes législatives).
Le degré symbolique activé est le 19° du Bélier qui est illustré par un homme s’équipant pour un long voyage et se munissant de sa bourse et de son poignard. Ce degré semble concerné par excellence des relations internationales et les relations entre les peuples (long voyage) en rapport avec l’économie (la bourse) et la guerre (Poignard).
Le troisième décan du bélier est de plus en rapport avec la foi, l’amour et la spiritualité. C’est un décan Mars/Vénus qui évoque donc également les conflits religieux mondiaux.

Suite dans la partie II

Tous droits réservés Philippe REGNICOLI
Reproduction totale ou partielle interdite sans autorisation écrite de l’auteur

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