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Clint Eastwood Acteur, réalisateur, compositeur, scénariste, producteur et même Maire d’une petite bourgade américaine, Clint Eastwood a une vie tout à fait hors norme : Ange ténébreux hésitant entre poésie et violence, entre carnage et mission messianique, le rôle de Neptune et de Mars semble essentiel dans le thème du grand homme, au sens propre comme figuré.
Nous allons voir à travers sa biographie , ses rôles et son oeuvre combien le mélange a priori incompatible des deux planètes peut aboutir à une philosophie et un destin peu commun.

 

I. Thème et dominantes de Clint Eastwood

Carte natale Clint Eastwood

Les dominantes de ce thème sont :

1/ Neptune (culminant en X)
2/ Mercure  (Angulaire en VII)
3/ Mars (En domicile et conjoint NN)

Notez que Mars vient ici en 3eme dominante puisqu’il n’y a aucune autre planète angulaire, pas de planète en I, ni de planète conjointe aux luminaires ou au maître d’Ascendant.

L’ensemble de ces dominantes donne d’ores et déjà un curieux mélange : l’impavidité et la force d’un Mars dominant en Bélier côtoie la « contemplativité » et l’extrême sensibilité Neptunienne, le tout sur un fond rationalisé de type mercurien, un Mercure signant par ailleurs un esprit posé, tranquille, aimant le calme et fonctionnant à son rythme puisque placé en Taureau.

Notons que Saturne, bien que ne participant pas à ces dominantes est en domicile en Capricorne et conjoint à la Lune noire : présage là encore d’un tempérament flegmatique, extrêmement lucide et conscient de ses limites mais aussi apte à garder son sang froid, sa tête bien plantée sur les épaules et à s’accorder le temps nécessaire à la réussite.

Nous avons donc affaire à une personne à la fougue intense (Mars) mais totalement maîtrisée, capable de canaliser au mieux son énergie (Saturne), de la « mentaliser » (Mercure) et surtout d’utiliser cette énergie au service de l’observation du monde et d’une certaine poésie (Neptune).

L’aspect physique semble d’ailleurs parfaitement illustrer ces tendances intérieures : Grand, maigre et osseux comme le sont les Saturniens, il donne également une impression de sveltesse et d’habilité (Mercure) tout en dégageant un aura d’une grande bonhomie, d’une apparente quiétude, voir de sérénité (Neptune). Mais son regard de braise (qu’un photographe a dit « être incapable de soutenir pour réaliser un portrait ») trahit bien le bouillonnement intense de sa nature martienne.

Leténébreux Clint Eastwood

Il ne faudrait pas non plus oublier son Ascendant Scorpion qui lui confère ce charme tout particulier du plutonien, à la fois dérangeant et fAscendantinant et que l’acteur partage par exemple avec Edward Norton ou Daniel Auteuil, d’autres Ascendant Scorpion.

II. Eastwood, l’homme et les rôles

Comme presque toujours, on va voir que l’homme et l’acteur, ou encore l’homme et ses rôles, se confondent puisqu’il nous apparaît que le travail d’acteur consiste non seulement à exprimer une partie de soi mais aussi participe intimement aux expériences karmiques auxquelles sont prédestinés les acteurs : Il est certain que chaque acteur a des prises de conscience majeures en « interprétant » un rôle puisqu’il peut se glisser quelques semaines durant dans la peau de celui qu’il aurait pu être, du moins à partir du moment où il est suffisamment célèbre pour choisir ses rôles. (Et il ne faut pas douter que ces choix n’ont rien d’aléatoires et correspondent à une réalité de l’être mais on voit souvent également que les rôles « alimentaires » fait en début de carrière sont directement liés au karma)

La carrière de Clint Eastwood commence par de petits rôles dès 1955 dans des différents petits films réalisés notamment par Jack Arnold et Arthur Lubin (Saturne transit alors son Ascendant. tandis que Pluton transite son MC).

Mais sa carrière va véritablement être propulsée par le désormais classique « Pour une poignée de dollars » en 1966 et par Sergio Leone qui avait remarqué Clint dans un film de son compatriote Pasolini, Le streghe.
A ce moment, Neptune, première dominante dans le thème de l’acteur, transite longuement son Ascendant en Scorpion, lui conférant une sorte d’aura irrésistible. Par ailleurs, on notera que Neptune représente le lointain, les pays au-delà des mers natales et il ne faut donc pas s’étonner que la carrière de Clint est débutée loin de chez lui, ce qui est très souvent le cas pour les personnes ayant Neptune en X.

Ce premier grand rôle (pourtant dans un film qui aurait pu rester confidentiel sans un véritable succès populaire) semble coller à la peau de l’homme qui l’interprète : Incarnant un étranger mystérieux n’ayant pas même de nom et semblant tout droit venu de nul part, sorte de Deus ex machina, le rôle de Clint est à la fois celui d’un sombre desperado (Mars) et d’un missionné divin (Neptune) qui va faire « le ménage » parmi deux bandes de gangsters plus méprisable les uns que les autres. Quant à la dualité de cette double nature, elle est évidemment toute mercurienne.

« Pour quelques dollars de plus » et « Le bon, la brute et le truand » suivent dans les deux ans, campant plus intensément encore le personnage sybillin qu’a crée Eastwood. Car l’acteur s’est bel et bien investi dans ce rôle : Il est à l’origine du costume, du cigarillo mais surtout du tempérament tout à la fois taciturne, stoïque et ironique de son personnage à propos duquel il déclarera dans un interview : « Mon rôle était beaucoup plus fort dans le silence et je percevais Joe avant tout comme quelqu’un qui observe jusqu’au bon moment pour tuer ».
Exemple magistral s’il en est d’une interprétation Neptuno-Martienne, mélange de réceptivité et de violence, d’action et de passivité.
Mais l’interprétation va au-delà puisque le personnage de la trilogie, bien qu’ayant apparemment des motivations égoïstes et des manières d’assassins n’arrivent pas à être détesté par le public qui, bien au contraire, va être totalement fasciné par ce curieux mélange de froideur, de bonté et de cruauté.

On retrouvera d’ailleurs ce mélange propre à Eastwood quelques temps plus tard avec la série des « Inspecteur Harry » où il joue un flic irascible, teigneux (en un mot martien au sens le plus négatif) et pourtant prêt à tout pour sauver la veuve et l’orphelin (et en cela Neptunien).

Mais c’est sans doute encore dans « Pale Rider » (1985) que l’étrange personnalité issu de l’homme Eastwood rejaillit avec force : Incarnant un prêtre mystérieux venu de nulle part (ce qui est typiquement Neptunien puisque la planète gouverne les ecclésiastes), « le prêcheur » vient accomplir une meurtrière vengeance (concept à la fois Scorpion et Martien), sauvant au passage une communauté de pauvres gens.

III. Eastwood, ses réalisations et les astres

Le passage d’Eastwood derrière la caméra ne va pas changer la ligne directrice de l’homme, sa conception des choses, son ressenti profond mais va illustrer d’autres facettes de lui-même.
Son coup d’essai, vite transformé en coup de maître, se fait avec « Bird » en 1988, une biographie de Charlie Parker, le Jazzman. Rappelons simplement ici que les deux grands groupes humains représentés par Neptune sont les ecclésiastes et…les musiciens ! Rappelons également qu’Eastwood est lui-même pianiste et compositeur.

Puis la consécration vient avec « Impitoyable » en 1992 et « Un monde parfait » l’année suivante. Dans les deux cas on a affaire à des héros brisés par la vie, devenus des marginaux non pas tempérament mais par obligation. La philosophie des deux longs métrages tend vers une même idée : celle de la rédemption, du dépassement de sa propre douleur et de la violence.

 

réalisateur en or

Dans le premier cas, un ancien mercenaire doit reprendre du galon pour subvenir aux besoins de ses enfants. Il est veuf, désespéré, c’est un exclus. Pourtant, il va se retrouver à défendre plus malheureux que lui en prenant pour mission de défendre une troupe de prostituées.
Dans le second cas, un évadé de prison marqué par une enfance traumatisante va s’attacher sans le vouloir à l’enfant qu’il prend en otage.

Quelle plus belle démonstration d’une sagesse Neptune/Mars ? Si toute la misère, la déchéance du monde peuvent être signifié par Neptune (représentant les prisons, les hôpitaux, la folie par son analogie avec la maison XII) et si toute la violence du monde peut être imputé à Mars maléficié, alors, il existe pourtant un échappatoire, une façon de dépasser tout cela, d’aller au-delà et de trouver le bonheur en se dévouant aux autres, en sauvant autrui pour se sauver soi-même.
La violence existe, on ne peut pas la nier mais on peut la dépasser. Leçon typique d’une Neptunien teinté de valeurs martiennes.

Un entité distincte apparaît donc tout au long de la carrière de Clint, issu des tréfonds mêmes de son âme, c’est celle d’une sorte de messie vengeur utilisant la violence pour combattre l’injustice et le sacrifice personnel pour combattre l’inexorable.

Plus récemment (2003), le film « Mystic River » reprend encore une fois ce thème à travers l’histoire d’enfants traumatisés qui, arrivés à l’âge adulte, se noient dans l’idée d’une vengeance stérile.

Citons également, en marge du reste, des films comme « Sur la route de Madison » (parfaite illustration du romantisme idéaliste et hypersensible neptunien) ou encore un fil plus léger comme « Space Cowboy » puisque Neptune est aussi la planète gouvernant les astronautes !

IV. Anecdotes, citations et karma

Certains détails de la vie de l’acteur sont notables dans le sens où ils illustrent eux aussi parfaitement le thème de l’acteur/réalisateur.

Etant plus jeune, avant son premier rôle, Eastwood voyage beaucoup et a une vie de nomade faite de petits boulots dans les villes des États-Unis qu'il traverse. Sa famille n'ayant pas beaucoup d'argent, il multiplie les jobs. Tout cela est typiquement Mercurien.
Il se découvre un certain talent pour la trompette et le piano et s'inscrit à l'Université de Seattle pour y étudier la musique. (Neptune)
Il est ensuite mobilisé pour la guerre de Corée (Mars), mais par chance ne partira pas et donnera des cours de natation (Neptune) à la base militaire de Fort Ord.
Dans son milieu professionnel, Eastwood est réputé pour deux choses : aimer le silence et le calme (il ne dit jamais « action ! » ou « coupez ! » afin de ne pas stresser son équipe) ainsi que son sens de l’humour et de l’autodérision. Ces deux traits de caractères doivent être imputé à Saturne conjoint Lune Noire en Capricorne.
Voici deux déclarations édifiantes de l’acteur :


« Il est évident qu'une part de vous-même se glisse dans vos personnages, je ne me préoccupe pas de moi-même. Je joue des personnages, ils sont reliés à moi, c'est obligatoire. »

Eastwood, la passion

 

« J'ai toujours été fasciné par les victimes, y compris dans mes films d'action, y compris dans l'Inspecteur Harry. Par la façon dont un incident a pu déterminer le cours de leur existence et les conduire là où ils ont abouti. »


Le grand Clint a hésité tout au long de sa vie entre le rôle de rédempteur et celui de guerrier et a semble-t-il consacré sa vie à faire une réflexion en profondeur sur la violence, la vengeance, le salut.
C’est sans doute sa dominante Mercurienne et son Ascendant Scorpion qui lui ont permis au final, de se remettre sans cesse en cause et de toujours user d’une saine autodérision (« si je ressemble un jour à un basset et bien je jouerais les bassets »). Cela lui a permis de concilier une nature naturellement belliqueuse à une autre, entièrement tourné vers la poésie, le beau et le dépassement de soi, cela lui a permis de développer une philosophie toute personnelle, à la fois sensible et réaliste, volontariste et contemplative.
Etait-ce là son destin ? Oui, à n’en pas douter : Son NN conjoint à Mars en VI indique clairement un long travail sur la notion d’action et de violence tandis que le NS en Scorpion XII laisse supposer une vie antérieure difficile de réclusion et de douleur (Sans doute une vie de prisonnier, puni pour meurtre et s’étant réfugier dans l’idée d’une vengeance impossible).
Clint a toutefois parfaitement purgé son karma, sachant s’interroger en profondeur sur les concepts de culpabilité (Un monde parfait, Mystic River…), de bien et de mal (le bon, la brute et le truand, Pale Rider, Impitoyable…), de Rédemption et de vindicte.
Il a su dépasser en lui-même cette rage issue de sa vie antérieure et qui lui hurlait : «  ce monde est cruel et il faut se battre pour survivre, ce monde est injuste et rien ne peut le sauver ! »
A n’en pas douter, les rôles qu’il a eu, et plus encore ceux qu’ils s’aient crées, ont été une sorte de répétition de la vie qu’il a vraiment vécu antérieurement et il apporte par là la plus belle des preuves vers la sublimation : criminel repenti devenu philosophe et prêcheur, il a su oublier ses propres expériences, ses propres traumatismes pour délivrer un message empreint de paix et de poésie.


Ou quand Neptune finit par l’emporter sur Mars…

 

Tous droits réservés Philippe REGNICOLI
Reproduction totale ou partielle interdite sans autorisation écrite de l’auteur

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