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Image Contrairement à ce que la multiplication des offres (soi-disant) astrologiques (ou plutôt bien « à cause de » celles-ci) laisserait penser, l’astrologie n’a jamais connu une crise si profonde.
En réalité, si la fin du monde n’est pas pour demain, la fin d’une certaine conception de l’astrologie, humaniste et philosophique, est malheureusement elle, sans doute, déjà commencée au profit d’une pseudo astrologie mercantile contribuant à l’abrutissement des peuples. Oui, oui, je pèse mes mots.

I. L’astrologie : une écologie de la pensée

Dans un certain sens, on peut voir l’évolution actuelle de l’astrologie en parallèle avec l’évolution, plus manifeste et connue de tous, de l’écologie. L’être humain, notre civilisation, est en train de purement et simplement détruire son patrimoine. Pourquoi ? Parce que toutes les valeurs traditionnelles se sont écroulées (je ne parle pas ici de pensées réactionnaires mais bien de valeurs aussi essentielles que la solidarité, le respect de l’autre et des libertés, la conscience professionnelle, etc.). En fait, beaucoup de gens connaissant un sursaut de conscience en viennent à se demander si, à l’heure actuelle, la seule valeur encore commune ne serait pas…l’argent.
On pollue, on décime, on pille, on fait des guerres…au nom de l’argent et cela que le Dieu auquel on sacrifie se nomme Dollar, Euro ou Pétrole.

N’est-il d’ailleurs pas effrayant de songer que les médias ne parlent de crise mondiale que quand les banques s’écroulent ? La crise mondiale n’est-elle pas réelle depuis des années ? Le monde ne connaît-il pas depuis maintenant plusieurs décennies une crise identitaire globale qui fait que l’existence même devient absurde et que l’être humain en vient à devenir un parasite dans son propre univers ? Je ne prétends pas avoir la bonne réponse mais se poser ces questions et tenter d’individuellement y répondre me parait être essentiel.

De façon simultanée à la destruction lente mais systématique de notre patrimoine, de notre milieu naturel (par une exploitation déraisonnable et avide de celui-ci, pourtant généreux !), nous assistons également à une perte progressive mais systématique de sens.

C’est ici notre patrimoine culturel qui est en jeu car les prétendus impératifs de la productivité font que bon nombre de savoir-faire sont tout bonnement en voie d’extinction. Spécialisez-vous, spécialisez vous ! qu’ils disaient…et au final, qui saurait encore cultiver un bout de terre ? Qui saurait encore reconnaître en forêt ce qui est mangeable de ce qui est toxique ? Qui respecte encore les rythmes naturels de la vie, de la nature, du cosmos ?
Heureusement, partout, toujours, il y a les « résistants », ceux qui, loin de rejeter le modernisme, ne veulent pas pour autant y sacrifier l’acquis, la richesse d’un patrimoine qui part en lambeau sous les coups de butoir de plus en plus fort du Roi Industrie, du Prince Monnaie.

Or, de tout temps et en tout lieu, quelque soit sa manifestation culturelle, l’astrologie (qu’elle soit donc occidentale, chinoise, indienne ou celte !) a constitué une sorte d’écologie de la pensée, un repère sûr quant aux rythmes et aux cycles naturels qui agencent le monde et qui lui donnent un sens.
En perdant la notion de cyclicité, on perd la notion de synchronicité, c'est-à-dire d’adéquation naturelle entre la vie humaine et le souffle du monde.

La combinaison d’un esprit hyper rationaliste (scientiste) d’ailleurs préparé par les différents monothéismes (l’être humain, roi de la création, maître du monde) et d’un conditionnement vers des désirs de plus en plus matérialistes (remplaçant la question « qui suis-je ? » par la question « qu’est-ce que je possède ? ») a fini par faire accepter l’idée que l’homme est hors du monde, qu’il n’est plus soumis, grâce à son intelligence, aux lois naturelles.

Pourtant, son intelligence, bien au contraire, lui prouve (ou devrait lui prouver) qu’il n’est rien d’autre qu’un élément du monde et même un élément récent du monde.
Que l’on aille voir du côté du darwinisme ou de l’éthologie, on ne peut logiquement que faire le constat que l’homme n’est rien de plus qu’un animal certes évolué mais restant tributaire, comme toute chose vivante, du reste du monde, de son écosystème.

En oubliant cette idée pourtant simple, l’homme, pour le coup, court à sa perte.
Non parce qu’un cataclysme, un holocauste finira par sanctionner son comportement. Mais simplement parce qu’il est en train de s’autodétruire, exactement à la façon d’un parasite détruisant son milieu jusqu’à tuer son hôte.
Sauf que dans le cadre du parasite (champignon, microbe ou virus), celui-ci respecte sa place dans la nature, nature qui lui a aménagé la possibilité de trouver nombre d’autres milieux (ou individus) à coloniser. Jusqu’à preuve du contraire (et ce n’est pas faute d’avoir ces dernières années investi colossalement dans cette recherche), nous n’avons qu’une seule terre, terre fragile, malade, voire agonisante.

La corruption lente mais efficace de l’astrologie n’est jamais qu’un symptôme supplémentaire de l’autodestruction que la civilisation humaine a amorcée mais qu’il n’est pas encore trop tard pour stopper.
Du moins, devons-nous essayer ! Car encore une fois, l’astrologie n’est pas ce que certains voudraient faire croire, n’est pas ce que les médias ont l’habitude de montrer et ne saurait être réduite à ce que certains escrocs –il est vrai presque majoritaires maintenant- en ont fait.

L’astrologie est une des plus profondes approches possibles du vivant, de la structure du monde comme de celle de la psyché de l’individu.

En défendant cette conception de l’astrologie, on défend par là même une certaine conception de la vie qui n’empêche ni de faire confiance au progrès, ni de croire en un dieu mais qui oblige par contre à réenvisager la place de l’homme comme celle d’une entité (isolée ou collective) évoluant au sein d’un univers plus vaste qui agit sur lui tout autant que l’être humain agit sur son environnement.

 

fédération astrologues

 

II. L’astrologie : une culture

Dès lors on aura compris que le propos de l’astrologie ne consiste pas à faire des « effets d’annonce » (en disant « il va (vous) arriver ceci et cela ») mais bien à étudier des possibles, des cycles et surtout à mettre la réalité et la vérité de l’individu en accord avec la réalité et la vérité de ce qui l’entoure (son milieu, les planètes en tant que symbole du rythme universel), bref, que le rôle de l’astrologie consiste en une écologie du vivant où chaque chose et chaque être est investi d’un potentiel qui n’appartient qu’à lui et qui devrait pouvoir, dans l’idéal, s’exprimer.

Je pense inutile d’ici m’attarder sur l’essence évidente de l’astrologie en tant que science humaine (j’y reviendrais dans d’autres articles).
Reste à faire un constat : l’absence actuelle de formation reconnue et de statut officiel du métier d’astrologue permet toutes les dérives. Chacun peut se « décréter » astrologue sans même trop savoir en quoi cela consiste.

Créer une profession est un challenge. Surtout quand cette profession se voit entachée par la présence de gens qui se découvrent astrologues comme on se découvre planteur de patate ou marabout.
La faute à qui ? Ne jetons pas trop vite la pierre et sachons reconnaître que notre corporation elle-même (avec ses nombreuses dissensions, querelles internes, batailles de clochers) ne contribue guère à faire avancer les choses. Un profond individualisme, parfois le sentiment d’être « meilleur que l’autre », anime bon nombre de praticiens, y compris parfaitement compétents.
Ceci dit, ne sous-estimons pas non plus que la communauté astrologique dérange : elle dérange les religieux (qui y voit à tort une idolâtrie, de la superstition et donc de l’hérésie) comme les scientifiques (qui tiennent à se réserver le droit d’expliquer le monde mais qui pourtant, en dehors des connaissances pragmatiques et fort utiles qu’ils défendent devraient aussi reconnaître qu’on ne peut appréhender toutes les vérités, toutes les facettes du réel par le seul biais de l’expérimentation et de la matière).
Du côté des politiques, c’est moins clair ! Le discours officiel tend à condamner l’astrologie mais tous les présidents ont pourtant, en coulisse, leurs astrologues attitrés. Quant aux médias, elles tournent selon le vent et cherchent avant tout le sensationnalisme.

Tous droits réservés Philippe REGNICOLI
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