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Dans toutes les religions païennes, appelées aussi religions de la Terre ou Religions natives, on célèbre des temps fort dans l'année. Ces fêtes marquent le caractère cyclique du temps et de la vie en général. En France, notre patrimoine en la matière rejoint celui des celtes : les fêtes celtiques ont assurément été longtemps honorées en Gaule pré-romaine, comme semble l'attester le calendrier de Coligny. Ici, nous nous concentrerons sur les quatre fêtes celtiques attestées formant une sorte de roue de la vie annuelle. Nous essayerons d’en définir la symbolique et le sens originel puis nous feront des recoupements astrologiques avec le cycle annuel du soleil dans le zodiaque.
I. Définition de la fête L'ouvrage de Françoise Leroux et Christian Guyonvarc'h, les fêtes celtiques, traitent de ce sujet et les définit comme « Concentration du sacré en un temps et en un lieu donnés avec les cérémonies qui le célèbrent et les mythes qui le commentent et l'expliquent » Les fêtes celtiques Irlandaises pour lesquelles nous gardons le plus de documents attestés (spéculations mis à part) sont Samain, Belteine et Lugnasad. Imbolc laisse peu de textes en dépit de son existence. Ces fêtes consistent en général, toujours selon les mêmes auteurs : - en une réunion en un lieu donné, au centre du Pays ou de la Province, à une certaine date calendaire, toujours la même. - en un ou plusieurs banquets, présidés par un roi, tenus successivement ou simultanément. - en une ou plusieurs cérémonies religieuses se déroulant toutes dans des lieux bien déterminés. - en des assemblés administratives et politiques. - en des jeux et concours divers, voir des transactions commerciales.  On peut trouver l’explication du délai de quarante jours entre les équinoxes et solstices (et donc des dates des fêtes celtiques) dans la tradition ésotérique. La tradition celtique en effet considère le chiffre 40 comme éminemment symbolique et fait référence aux notions de transformation, de mutation, et de passage : « C'est aussi un moment de passage et de transformation, d'un temps à un autre ou d'un état à un autre, le terme, ou le commencement d'un cycle, saisonnier ou annuel, à la fois la mort et la régénération du temps, le cycle étant, suivant l'expression de Mircéa Eliade, un éternel retour. » « La fête est globalement un repère et un point fixe dans le temps et l'espace. Au contraire des choses humaines, par sa fixité et son immobilité, elle se rattache à l'éternité. » Ce point fixe peut ne pas être fixe dans la date mais l'être dans le temps, dépendant des solstices et des équinoxes qui peuvent varier d'une journée. Il est important aussi de préciser que les fêtes ne sont pas des jours opposés au temps ordinaire, le sacré est présent à toute heure. De ce fait, je vais éviter de donner des dates précises pour chaque fête. « Le sacré, par définition, échappe à toute évaluation dans le temps et dans l'espace parce qu'il contient également l'infiniment petit du microcosme et l'infiniment grand du macrocosme, et aussi parce que le temps se dissout finalement dans l'éternité.» Ces fêtes méritent peut-être plus le nom de Temps fort de la roue de l'année celtique. C'est d'ailleurs là que réside toute leur magie, c'est un moment de connexion cyclique avec les Dieux, un rappel de notre nature et de notre place dans l'environnement naturel, spirituel mais aussi humain. Les fêtes permettent un rassemblement social, une reconnaissance de ce qui lie les hommes entre eux par rapport au Divin. Ces portes du temps s'ouvrent sur les Autres Mondes afin de nous aider à en reconnaître les réalités. |