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Date de naissance et thème astral

Nice et astrologie Quand on est astrologue, on ne peut souvent pas s’empêcher de faire de la déformation professionnelle…une bien vilaine expression en vérité pour désigner le fait que l’inconscient du praticien, bien malgré lui souvent – inconscient oblige – ne peut s’empêcher d’utiliser son système de référence privilégié, en l’occurrence l’astrologie, pour voir le monde. Niçois d’origine, j’ai grandi et je continue à habiter et à exercer sur Nice.

Aussi, d’une certaine façon, cette ville, avec ses qualités et ses défauts, fait clairement parti de mon background. J’y ai toujours résidé mais pas toujours dans le même quartier. Or, il m’est souvent apparu que chaque quartier avait son identité propre. De là à dire que chaque quartier a « son signe », il n’y a qu’un pas. Franchissons-le.

Notons tout d’abord que ce que je vais développé pour la ville de Nice est vrai pour n’importe quelle cité mais peut-être davantage pour toutes les grandes villes qui sont suffisamment étendue pour pouvoir être subdivisées en quartiers bien délimités. L’exemple le plus flagrant est bien sûr Paris avec ses arrondissements mais je laisse à quelqu’un connaissant mieux la capitale le soin d’identifier astrologiquement ses quartiers (dans les commentaires, peut-être ?).

Notons encore que chaque ville possède en soi un thème natal (tout comme chaque pays) qui dépend de sa « date de naissance ». La date de naissance d’une ville est toutefois toujours très difficile à déterminer : doit-on retenir le premier peuplement ? La première élection municipale qui en fait une « entité politique » ? Dans tous les cas, beaucoup de nos cités sont bien trop anciennes pour qu’une date ferme ressorte des recherches historiques et il ne reste qu’à tenter de « deviner » (par rapprochement analogique) de quel signe la dite ville semble la plus proche.

Pour ce qui est de Nice, j’en ferais bien une ville du signe du Sagittaire puisque c’est une agglomération très ouverte sur le monde (tourisme qui double la population en été), économiquement dynamique, possédant plusieurs universités (sagittaire = maison IX = hautes études). Une ville aussi réputée pour sa concentration de médecins et de juristes (deux professions Sagittaire).

Mais voyons maintenant plus en profondeur en essayant de rendre à chaque quartier son identité astrale. Les mots-clefs en rapport avec chaque signe sont en gras. Tous les quartiers ne sont pas abordés et je présente d’ores et déjà mon mea culpa aux résidents de ceux qui ont été oubliés ! Nous essayerons de rendre hommage à ces oubliés dans un prochain article.

I. L’est de la ville de Nice

Le quartier du port avec sa « Place île de beauté » est de façon logique un lieu Poissons ou maison XII (comme tous les ports à mon avis et même comme toutes les villes portuaires). C’est un endroit d’exil (on y arrive de loin ou on en part), un lieu de prière (Eglise Notre Dame de Nice) et de recueillement (monument aux morts), un lieu de perdition parfois (le trafic de drogue comme la prostitution y furent endémiques des années durant), un lieu de méditation (les quais sont par excellence –surtout hors saison touristique il est vrai- un lieu où les gens viennent se reposer, regarder l’eau tranquille, se détendre, rêvasser).

Le port de Nice

Un peu à l’Est, les quartiers de Riquier et Saint-Roch sont sans doute très « Gémeaux » ou maison III. Il s’y trouve une petite gare (pour les TER) et une gare de frêt qui favorise tous les petits déplacements, c’est une zone extrêmement commerçante mais concentrée sur le commerce de proximité. Ce quartier, de l’avis de nombre de nissartes est un de ceux qui restent les plus vivants, un de ceux où le patois, la langue d’origine, est le mieux conservée (il s’y déroule d’ailleurs le carnaval indépendant, un événement annuel très mercurien). C’est un des derniers endroits de Nice où il existe des petits cafés et de petites échoppes (non touristiques…) qui maintiennent la vie de voisinage, la communication entre les habitants. Pour y avoir longtemps habité, je peux témoigner d’ailleurs que ces quartiers forment une sorte de « ville dans la ville » où tous le monde se voisinage, se parle plus facilement qu’ailleurs.

Les quartiers de Saint-Charles, Pasteur, Bon voyage, l’Ariane et la Trinité sont sans doute de type Vierge ou maison VI : quartiers populaires, ouvriers, il s’y trouve le plus grand hôpital public de la ville ainsi qu’une grande clinique vétérinaire. Anciennes terres agricoles, il s’y est construit ensuite de nombreux HLM pour loger les gens modestes. On y trouve encore quelques usines (dont usine d’incinération), dernier vestige d’une économie industrielle niçoise.

II. Le sud de la ville de Nice

Il est constitué par le Vieux-Nice qui est vraisemblablement Cancer /maison IV : lieu de tradition et d’histoire qui constitue le noyau initial autour de laquelle la ville a grandi, la vieille ville reste un lieu privilégié pour l’art et la création (nombreuses galeries, notamment de peintures, le Musée d’art Moderne et d’autres se trouvent dans sa périphérie, l’Opéra y est également, on y trouve beaucoup de théâtre et de scène en tous genre), pour la restauration, la préservation des coutumes (dernier autre bastion de la langue nissarte, nombreuses spécialité culinaires historiques, nombreux monuments chargés d’histoire et de nostalgie). La vie nocturne y est intense (pub, boite, café), il s’y déroule le fameux marché du Cours Saleya (le jour, spécialité niçoise, le soir bibelot-souvenir en tous genre). De l’avis même des habitants, le vieux Nice est une sorte de « bulle » à part du restant de la cité : on peut y vivre à part, sans jamais en sortir.

 

La vieille-ville

III. Le centre ville niçois

Le centre ville niçois, c’est la célèbre Place Massena et l’avenue Jean Médecin. Il me semble qu’on doit y adjoindre la plage et la Promenade des Anglais qui la borde au Sud (celle où se trouve l’hôtel très sélectif du Negresco, le casino Rulh, le Palais de la méditerranée et le Théâtre de Verdure) et que l’ensemble relève typiquement du signe du Lion et de la maison V : zone de plaisir, de jeu, de détente, de signes extérieures de richesse (parfois jusqu’au clinquant), endroit de la ville où « l’on se montre »(parfois jusqu’à l’exhibition), endroit où se concentre les boutiques et les magasins de luxe (bijouterie et vêtements, les renommées « Galeries Lafayettes » mais aussi des parfumeurs, des chausseurs), il s’y trouve aussi plusieurs cinémas ainsi que le lieu dit « zone piétonne » occupé l’été par de nombreux artistes de rue qu’on retrouve aussi sur la Promenade des Anglais.

La gare de Nice-Ville

IV. Le nord de la ville de Nice

Le quartier des Musiciens et celui de la Gare centrale marquent, plus au Nord, une coupure assez nette avec « l’hyper centre » solaire. Contraste d’ailleurs assez saisissant puisque à quelques dizaines de mètres de distance, l’opulence et le strass laisse la place à des rues très populaires, voir carrément pauvre où se concentre une misère à peine dissimulée par les belles façades d’immeuble. Le quartier des musiciens et le quartier de la Gare qui lui fait face sont en réalité occupés par de nombreux expatriés venant notamment d’Asie et du Maghreb. Cette zone niçoise me semble Scorpion/maison VIII. Quartiers plutôt violents où la pauvreté et la friction entre les cultures produits de nombreux faits divers, c’est aussi le quartier de la « seconde chance » où beaucoup de gens venus d’autres horizons tentent de reconstruire une meilleure vie. Cette zone de Nice a d’ailleurs de tout temps était en perpétuelle évolution, transformation et, au positif, un vrai brassage culturel y amène un dynamisme porteur d’espoir. Notons qu’en analogie avec le Scorpion, on y trouve de nombreux sex-shops, qu’il s’agit d’un lieu chaud pour de nombreuses activités illicites (pas forcément criminelles d’ailleurs) et de l’économie souterraine (travail clandestin).

Le palais Nikaïa

 

La place de la Libération et, de part et d’autre les quartiers de Borriglione et de Gambetta suivent plus au nord. Il s’agit de zones plutôt résidentielles qui ont toujours été traditionnellement toujours occupé par les retraités, les personnes âgées. Quartiers donc peu vivants mais calmes, tranquilles qui font penser aux tendances Capricorne. Les loyers y sont en général plutôt élevés et il faut avoir bien « réussi » pour y habiter. Peu de location d’ailleurs car les appartements s’y transmettent pour la majeure partie par héritage, ce sont des biens de famille. Quartiers plutôt froids, très peu touristiques, on y trouve toutefois trois institutions prestigieuses : l’école d’arts plastiques de la Villa Thiole, l’école des beaux Arts de Nice ainsi que la faculté des Sciences.

V. L’ouest niçois

Le Quartier Lenval et celui de la Californie jusqu’à l’aéroport sont sans doute Sagittaire/maison IX : la fondation Lenval (hôpital pour enfant), la faculté de droit et la faculté de Lettres tout comme, plus à l’Ouest, le lycée régional technique et professionnel des Eucalyptus font bien penser aux centres de formations supérieures propre à la maison IX. L’aéroport, haut lieu de transit et véritable « porte sur le monde » est bien sûr d’essence très sagittaire. On peut y adjoindre le Quartier Saint Augustin, Zone d’HLM à forte densité d’immigration mais aussi quartier très vivant et plutôt dynamique qui juxtapose la Gare de l’Ouest d’un côté et l’aéroport de l’autre (donc carrefour de transit), qui abrite deux stades importants ainsi qu’une récente salle de spectacle polyvalente (Nikaia).

A l’Ouest niçois, un îlot, construit en un temps record tel un « quartier champignon » fait toutefois exception : le Quartier de l’Arénas. Nouveau centre d’affaire niçois, c’est une sorte de réplique miniature de la « défense » à Paris. On y trouve aussi le siège des administrations fiscales, bancaires et de commerce. Tout cela semble bien Taureau/maison II. Ajoutons qu’il s’y trouve le « Parc Phoenix », une serre tropicale géante abritant quelques 2500 espèces de plantes. Ce rapport « à la terre et à la flore » est très Taureau lui aussi !

VI. Bien dans sa peau, bien dans son quartier ?

Notons pour conclure qu’il semble bien que chacun, selon son propre thème (ses dominantes astrales) se trouvera plus à l’aise dans tel ou tel quartier qui fait « résonance » avec son ciel natal.

Au même titre qu’il existe des affinités sélectives entre les personnes dont les thèmes « coïncident », se font écho, il existe sans aucun doute des affinités sélectives entre les lieux et personnes, à l’échelle d’une ville comme d’un quartier.

Les gens fortement marqués par les Poissons ou Neptune se sentiront par exemple naturellement bien en résidant autour d’un Port tandis qu’une personne avec une dominante Lion se sentira davantage dans son élément en résidant au centre ville si on envisage le cas de Nice. Et même si aucun quartier ne correspond exactement à sa dominante, on peut d’ailleurs supposer que les ententes par éléments jouent tout autant ici que dans le cas des relations entre les gens : ainsi, quelqu’un ayant une dominante Feu se sentira plus à l’aise dans un Quartier Feu (Bélier, Lion, Sagittaire) ou Air (Gémeaux, Balance, Verseau) car le Feu s’entend naturellement avec le feu ou l’air. Les quartiers de Type Eau (Cancer, Scorpion, Poissons) ou terre (Taureau, Vierge, Capricorne) risque au contraire de le déprimer, surtout si d’autres raisons existent déjà !

On peut donc penser qu’il est dommage qu’une étude systématique de géo-astro-identification n’existe pas puisque cela permettrait de conseiller utilement –dans les limites du principe de réalité et de la capacité budgétaire bien-sûr !- à une personne en recherche de logement de plutôt prospecter tel endroit plutôt que tel l’autre.

Beaucoup de recherches restent (heureusement ?) à faire en astrologie. Celle-ci ne peut être que contributive puisque pour identifier une ville, et plus encore chacun de ses quartiers, il est indispensable d’y vivre soi-même, de bien la connaître. L’appel est donc lancé et le forum (rubrique nos articles) à disposition !

 

Tous droits réservés Philippe REGNICOLI
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