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Arbre de vie astrologie Nous présenterons dans ce second texte d’initiation à la Kabbale, L’arbre de Vie ou Arbre des Sefirot (pluriel de Sefirah qui signifie figure) dont l’origine reste obscure… Nous savons du moins que le terme de Sefirot, que l’on écrit aussi « Sephirot », provient du Sepher Yetsirah ou le livre de la création. Nous allons ici surtout nous employer à définir et à décrire toute la richesse symbolique et mystique contenue dans le concept d’Arbre de Vie.

 

I. Origine des Sephirot

Le Sepher Yetsirah, ouvrage de spéculation cosmogonique se rapporte à la racine safar : compter.

L’ouvrage traite en effet des dix premiers nombres, de un à dix, et discute les dimensions de l’univers.

Les Kabbalistes anciens attribuèrent le terme de Sefirot au monde divin, pour lui signifier les dix Puissances divines qui prennent source dans la divinité elle-même (én Sof) et en procèdent par émanation.

L’ensemble des dix Sefirot sont décrites, aux côtés des 22 lettres de l’alphabet hébreu pour former ensemble, les 32 voies de sagesse, non encore structurées en  arbre.
Cette structure sera fondée au XIII ème siècle dans le Sepher Zohar (le livre de la splendeur) où nous trouvons le nom des Sefirot.

Les Sephirot

II. Définitions des Sephirot

On peut définir les dix Sefirot comme une organisation, ou une configuration, semblable à une stature d’homme, dont chacun des principaux membres correspondrait à l’une des Sefirot.

Les Sefirot ne sont plus Dieu, mais elles sont divines. Le monde par conséquent, n’est pas directement relié à la Source divine cachée qui, dans cette représentation imagée, est comme l’âme en relation avec l’apparence humaine des Sefirot.
Tout comme la véritable âme de l’homme (dont le moi ne peut être appréhendé) n’est jamais révélée à autrui, mais se manifeste à travers son esprit, ses émotions et son corps, le Moi de Dieu n’est révélé dans son essence originelle que part le canal des dix Sefirot qui constitue les divers modes de Sa révélation.

Les dix Sefirot constituent ensemble une réalité fondamentale : chacune a une fonction unique, elle est le complément de chacune des autres et elle est essentielle pour la réalisation ou l’accomplissement de chacune des autres. On retrouve exactement le même principe en astrologie, et surtout dans la branche holistique qui conçoit chaque planète en fonction de toutes les autres et ne peut envisager un thème que dans son intégralité, non de façon morcelée.

Arbre de vie

Création de Micheline Vorbe

 

Chaque Sephira présente un niveau et une face qui semblent indépendants mais bien qu’il n’existe pas de relation hiérarchique entre elles, son essence repose sur une relation dialectique qui met l’homme en face du cosmos.
Dieu juge l’homme comme l’homme juge Dieu. Dieu se trompe aussi souvent que l’homme échoue (le mot « péché », en hébreu, signifie « échec » et non « faute »). Là encore, il sera facile de faire des corrélats avec l’astrologie, surtout dans sa branche karmique qui considère que le poids du karma est fait d’erreur et non de péché ou de faute au sens éthique.

Face à cette Alliance transcendantale, la Force de l’intérieure et la Bonté envers l’extérieur sont au cœur de l’humain : elles sont les moteurs de son existence quotidienne, ce vers quoi il doit pointer pour évoluer.

III. Présentation des Sephirot

Nous dirons de la première Sefirah, Keter (couronne) qu’elle est la volonté divine, et en même temps la source de tout plaisir, dans le sens de béatitude mystique et de réconciliation avec soi-même.

Hokhmah (sagesse) est la connaissance intuitive et instantanée, alors que Binah (compréhension) tend vers l’analyse logique.

Hessed (bonté) également appelée Gedoulah (Grandeur) représente l’élan du pur amour.
Elle est reliée directement à Guegourah (puissance) qui désigne la retenue et la concentration mais aussi le respect ou l’admiration.

Tiferet (la beauté), c’est la combinaison de l’harmonie  de la vérité et de la compassion.
Netsah (éternité), c’est à la fois la  conquête et la capacité de surmonter les choses « que l’on traduit par  Victoire.
Hod (splendeur ; majesté) est le principe de persévérance et d’endurance. Yessod(fondation), entre autres choses, le vecteur qui assure le passage d’un stade ou d’une condition à une autre.
Enfin la dixième des sefirot, Malkhout(royauté) incarne à la fois le masculin et le féminin…

Quant à Daat (connaissance), elle ne ressemble à aucune des précédentes. Elle est une sorte de onzième Sefirah, appartenant aux dix autres sans vraiment en faire partie.

Avant d’expliquer plus largement Malkhout et Daat, il nous faut approfondir la vision des Kabbalistes sur Dieu et le monde divin.

 

Sculpture arbre de vie

Création de Simone Peirache


Les Sefirot, qu’elles soient considérées comme les instruments d’action ou comme la  substance même de la divinité sont présentées par les Kabbalistes sous deux formes principales : anthropomorphique et dualiste, et comprenant une nature à la fois masculine et féminine.

Dépeignant le Créateur comme étant doté d’une taille gigantesque et d’une beauté parfaite , où chaque organe possède un nom propre et est associé à des anges particuliers , ils s’inspirent du Livre  « le  Cantique des Cantiques » (Bible) où le Bien-Aimé est magnifié par la Fiancée (Israël).

Le corps divin est regardé comme le modèle auprès duquel l’homme a été crée, ainsi que l’indique le verset de la Genèse (1, 26-27). Les Kabbalistes ont vu dans ce verset la clé donnant accès à une vraie connaissance de Dieu… La structure duelle quant à elle ramène l’ensemble des Sefirot à deux principes, l’un qui effectue l’acte d’émettre (masculin), l’autre qui fait acte de recevoir (féminin). On retrouve bien sûr cette polarité en astrologie à travers les signes masculins et féminins mais aussi dans le Tao à travers le Yin et le Yang.

Les relations entre ces deux pôles divins rythment le déroulement des échanges du flux vital entre les échelons du monde de l’émanation.

C’est donc la dernière Sefirah : Malkhout qui a retenu l’essentiel des aspects féminins  du monde divin, elle devient le réceptacle de toutes les influences et est identifiée à la Chekhinah, appellation qui désigne la « présence » ou « l’habitation » de Dieu près des hommes. Elle est également  le premier degré du monde angélique, c’est elle qui gouverne la foule des anges, son émissaire principale est Métraton, l’archange qui porte le nom divin (YHWH), parfois identifié aussi à l’ange Michael.

La somme de toutes les Sefirot, dans leurs multiples interrelations, constitue le lien permanent qui unit Dieu à ce monde. En réalité, il s’agit de réciprocité, car le monde peut réagir et même agir… Cette réciprocité crée un double processus ascendant et descendant. L’idée est la même en astrologie : l’humain et le planétaire s’interpénètrent et interagissent : rien n’est totalement écrit mais aucun être humain n’est non plus totalement libre de son destin.

Les dix Sefirot sont responsables de la loi cosmique et de l’ordre universel. Elles se combinent, se contractent et changent de formes au fur et à mesure qu’elles passent d’un « monde » à l’autre (c'est-à-dire de l’une à l’autre), jusqu’à ce qu’elles atteignent notre monde matériel qui est l’ultime étape de la manifestation divine.

D’un autre côté, les divers types d’évènements qui se produisent dans notre monde influencent les Sefirot. Ils affectent la nature et la qualité des relations qui unissent la Lumière et la Vie qu’elles déversent sur notre monde…

 

Tous droits réservés Nicole Brückmann
Reproduction totale ou partielle interdite sans autorisation écrite de l’auteur

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