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L’imaginaire est un processus mystérieux qui semble engendrer depuis le néant une réalité alternative, plausible, acceptable par tous car réaliste (y compris s’il s’y mêle du fantastique). Comme nous l’avons souvent souligné ici, les racines de l’imaginaire se situant dans l’inconscient, il n’est pas étonnant de constater qu’au final, l’imaginaire élabore ses concepts, ses histoires, depuis un schéma de pensée universel, reposant sur l’analogie, et étant en parfaite adéquation avec l’astrologie, les signes, les planètes. On pourrait compléter le fameux adage de la table d’Emeraude « tout ce qui est en bas est semblable à tout ce qui est en haut » en disant « tout ce qui vient de nous et semblable à tout ce qui nous constitue et nous entoure ». Aussi, il est presque systématique de retrouver la symbolique du zodiaque dans les personnages d’œuvres marquantes. On l’a dejà vu avec les mondes d’ Hergé et de Franquin, voyons-le à nouveau avec celui de l’équipe Marvel (initiée par Stan Lee) et amusons nous à retrouver les dominantes astrologiques des célèbres héros de BD et de cinéma : les X-men. Et vous, quel X-man seriez-vous dans le zodiaque mutant ?
I. Une œuvre collective : l’inspiration cosmique Il est d’abord intéressant de souligner que la richesse de l’univers des mutants nommés X-men (désormais incontournables par leur adaptation cinématographique d’ailleurs fort bien réussie) n’est pas dûe à un seul homme mais bien à une sorte de génie collectif puisque de nombreux auteurs (je parle ici surtout des scénaristes) se sont succédés sur la série, l’étoffant toujours plus mais semblant pourtant respecter un même schéma astrologique. Certes, il existe, dans l’univers des comics américains, des books de personnages qui délimitent précisément le caractère, les pouvoirs, l’apparence de chaque personnage. Ces fiches internes, destinées à suivre une ligne directrice et à garder la cohérence d’une série sur plusieurs dizaines d’années ne sont toutefois pas figés car sinon, les scénaristes ne pourraient que « tourner en rond », sans jamais innover. Pourtant, et précisément par ce qu’ils ressentent au fond d’eux-mêmes le concept qui régit chaque héros, leurs innovations respectent toujours, de façon inconsciente, la limite des valeurs, comportement et champs d’expérience propres à chaque élément planétaire. Ainsi, un héros marqué à la base par une dominante Scorpion ou plutonienne connaîtra davantage de remise en question, de bouleversement et de contact avec la mort qu’un héros marqué par exemple par le Soleil, lequel sera beaucoup plus heureux et épanoui. On sent donc bien ici que les différents auteurs (et par delà les humains dans leur ensemble) partagent une même structure mentale (que Jung nomme « inconscient collectif ») et puisent leurs idées à une même source d’inspiration qui prend en fait sa force de la structure même de l’univers et qu’on peut donc aisément déceler par le recours aux symbolismes astrologiques.  On notera, pour la petite histoire, que les X-men sont « nés » en 1963 sous l’impulsion croisée de Stan Lee et Jack Kirby, les fondateurs de ce qui allait devenir l’Empire Marvel. La série est redynamisée (arrivée des « nouveaux X-men », soit sept nouveaux héros) en 1975 par Len Wein, Chris Claremont et Dave Cockrum. On sent ici clairement l’influence du cycle jupitérien de 12 ans et il n’est guère étonnant de constater que l’année 1987/88 correspond à nouveau à une « renaissance » des personnages que les scénaristes décident de faire mourir puis renaître à travers la saga intitulée « la chute des mutants ». Mais, plus parlant encore : la série explose grâce à son adaptation cinématographique en 2000, soit à nouveau 12 ans plus tard. Gageons donc que l’année 2012 sera une grande année pour nos héros. Nous pouvons donc noter que, non seulement les personnages correspondent à des archétypes astrologiques mais qu’ils sont également soumis au cycle des planètes, aux transits qui déterminent les grands caps de leurs aventures. Puisque l’on vient d’évoquer le chiffre 12 avec le cycle de Jupiter, on doit aussi souligner un fait remarquable : la première équipe des X-men se composaient de six personnages, l’équipe qui vint l’enrichir 12 ans plus tard se composait, elle, de 7 personnages dont l’un mourra d’emblée (pour les initiés, il s’agit d’Epervier) car il faisait un doublon : l’énergie planétaire qu’il représentait était en effet déjà presente au sein de la première équipe. Le calcul est vite fait : les X-men sont bien douze comme les signes du zodiaque et nous allons voir que chacun d’eux est bien représentatif de l’essence du signe auquel il correspond. Si vous êtes passionné par la série ou par les films, vous remarquerez probablement avec amusement que votre personnage préféré est sans doute celui qui correspond à votre propre dominante astrologique (et auquel vous vous identifié naturellement) ou qu’il correspond à une dominante, un signe avec lequel vous vous entendez bien dans la « vraie vie ». Afin de procéder avec un maximum d’objectivité, sachez que les signes sont décrits avec beaucoup de détail dans notre rubrique zodiaque et que les portraits de personnages qui sont fournis ici, pour comparaison, sont issus de deux sites non astrologiques, des sites de fans que je vous invite à visiter si vous voulez en savoir plus : http://ultimatecomics.free.fr/index.htm http://www.aricia.fr/x-men/ Ces textes, en gras, peuvent donc être considérés comme totalement impartiaux. Quant aux fiches zodiaques, elles constituent les bases essentielles de l’astrologie et des éléments analogiques et je ne saurais trop vous conseiller de les parcourir en parallèle de cet article si besoin est. Remarquons également, en préambule, que la série a été publiée pour la première fois (éditions américaines) en Septembre 1963, période à laquelle une impressionnante concentration de planètes se faisaient en Scorpion (Soleil, Mercure, Neptune, Vénus, Lune noire, Cérès). Nous constaterons que « comme par hasard », le personnage recueillant irrémédiablement tous les suffrages, le plus fascinant et le plus populaire dans la BD comme dans les films, je veux parler de Serval (« Wolverine » en VO) est…Scorpion, à n’en pas douter !  Thème édifié pour le 01 Septembre 1963, midi. Le succès rencontré par les X-men est sans nul doute explicable par la magnifique conjonction Soleil, Mercure, Cérès, Neptune culminante au MC. L’importance de l’imaginaire est quant à elle clairement indiqué par la Lune exaltée en Taureau et angulaire. On remarquera aussi que c’est tout naturellement les personnages appartenant à des signes d’Eau et de Terre (les deux éléments dominants dans le thème) qui prendront de l’importance au fil du temps. Un mot sur Stan LEE et Brian SINGER Remarquons que Stan Lee a Pluton dominant par culmination, le maître de la VIII (Vénus) en Scorpion, ce signe occupant la maison II, celle des revenus. De là, l’enrichissement considérable que Stan Lee a tiré de sa création très « scorpionnesque ». Au passage, Stan Lee est aussi le créateur de Spiderman et on constate avec amusement que seul un plutonien pouvait avoir la volonté de faire de l’araignée (animal répugnant pour beaucoup) un symbole d’héroïsme. Dans le cas de Spiderman, on relèvera d’ailleurs que Stan Lee justifie les pouvoirs de son héros en parlant d’une piqûre d’araignée radioactive : rappelons nous que la radioactivité est gouvernée par Pluton. De son côté, Brian Singer, le réalisateur du film à un amas en Scorpion et un Pluton dominant lui aussi (par angularité au FC) : il était bien dans ce sens tout à fait en résonance avec l’équipe de mutants. |