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Garçon Il est édifiant de constater que, dans le langage courant, on peut interpeller quelqu’un en lui disant : « Sois un homme! », ce qui sous-entend que ce n’est pas un état de fait mais une sorte de don qui doit se travailler et se gagner.
Il semble bien, en effet, que la masculinité soit sous le signe de la lutte (Mars) depuis le commencement où l’embryon, né femme dans le corps d’une femme, doit mener son premier combat pour se différencier. Nous allons donc étudier par le détail les rapports du garçon puis de l'homme confronté à son environnement et voir les différentes étapes qui jalonnent la virilité ou encore la "maRsculinité".

I. La mère et son fils

L’identification et la différenciation par rapport à la mère sont donc essentielles pour le petit garçon, qui doit établir une distinction nette entre lui-même et sa mère (Lune/Mars : la distinction est donc problématique quand la Lune et Mars sont en conjonction, en carré ou en opposition, de même pour les positions Lune en Bélier ou Mars en Cancer qui ont tendance à augmenter la symbiose mère/fils).
En effet, durant 9 mois, l’enfant et sa mère ne font qu’un et il semble évident que l’enfant est d’emblée « féminisé » (ce que la génétique confirme puisque tout être humain a un chromosome femelle X alors que, seuls les hommes possèdent un chromosome mâle Y). Dans les premières semaines suivant la naissance, le rapport entre l’enfant et la mère est toujours symbiotique (nourriture, soins, intérêt, contact, câlins…).
Le comportement maternel est alors déterminant dans le développement du futur homme : trop d’amour peut amener à la castration psychologique, mais pas assez, au complexe sexuel souvent accompagné de misogynie et d’autodestruction (aspects de déséquilibre entre vénus et la Lune).

 

L'osmose de la mère et l'enfant

 

C’est donc, à travers un équilibre précaire, entre fusion et séparation vis à vis de la mère, que l’homme se construit, devant accepter sa différence et parvenir à s’individualiser (ce qui est rendu plus difficile en cas de dissonance d’Uranus). L’échec de ce numéro de funambulisme psychique amène à de nombreux désordres, de la trans-sexualité à la psychose en passant par différents troubles comportementaux (machisme, impuissance...).
Notons d’ailleurs que, et c’est un fait avéré, les maladies mentales touchent principalement les hommes et ont essentiellement pour origine le rapport à la mère et par delà, à leur propre masculinité plus ou moins déstructurée.

 

II. Le garçon et son environnement

Dans toute société humaine, les jeunes enfants, dans une sorte de solidarité inconsciente, directement issue de l’instinct de survie de l’espèce, forment des groupes unisexes (pour jouer mais en fait, bien au-delà, pour apprendre à se reconnaître en tant que participant(e) à la gente féminine ou masculine). C’est l’âge normal des « amitiés homosexuelles » (sans désir).

L’autre élément extérieur, permettant la construction de la virilité (puisqu’il s’agit de cela) est, bien sûr, le rôle du père. Pour les freudiens, le père ne doit pas être « maternel » (c'est-à-dire se substituer à la mère) mais il se doit d’assumer le rôle ingrat de l’incarnation du principe de réalité, autrement dit, de celui qui impose les limites, les contraintes, les lois… (Saturne/Soleil) par opposition à la mère qui incarne le plaisir, l’abondance et la passivité (Jupiter/lune).
Cette conception tient, bien sûr, du modèle patriarcal mais doit être sujet à caution car la mère n’est jamais naturellement parfaite et le lien qu’elle entretient avec son enfant est éminemment complexe puisque dépendant de son histoire personnelle, de sa propre éducation, des conditions de sa grossesse et de sa maternité, de la qualité du compagnon/père et d’un ensemble de conditions socio-culturelles (niveau de vie, emploi du temps…). Ainsi si la parfaite Mère freudienne est Jupiter/Lune, des centaines de schémas différents existent dans la réalité.

 

Collectivité

 

Il est donc un peu facile d’attribuer un rôle affectif/nourricier à la mère et moral au père car il n’est pas rare de trouver la situation inverse : une mère active et ambitieuse (marquée par le Soleil, Mars, ou Saturne par exemple) et un père affectueux et câlin (Vénus, Lune par ex). Il semble donc que la construction psychologique de l’enfant vis-à-vis de ses parents, soit une question d’équilibre et que les parents se doivent simplement de se répartir les rôles, quel qu’en soit la distribution.

 

III. Du garçon à l’homme

Aristote, dans « Métaphysique », déclare : « c’est principalement l’homme qui engendre l’homme ». Point de vue culturel qui n’a pas été démenti par la génétique puisque c’est, en effet, le spermatozoïde fécondant  qui va déterminer le sexe de l’enfant, selon qu’il est porteur d’un chromosome X (fille) ou Y (garçon). L’ovule est, quant à lui, obligatoirement, X.
C’est donc bien, d’une manière paradoxale,  l’homme qui engendre l’homme biologiquement, mais aussi psychologiquement, puisque si, l’adolescente devient naturellement « femme » à l’arrivée de ses premières menstruations, la limite entre adolescent et homme est plus difficile à cerner. Certes, on peut se baser sur les « premiers poils de barbe » ou les premières éjaculations mais, tout psychologue sait bien que ces phénomènes dérivés ne suffisent pas au jeune homme pour devenir homme, simplement.


Adolescents

 

La masculinité se gagne, répétons-le, au terme d’un combat visant à se faire reconnaître en tant qu’homme, ce qui sous-entend d’agir comme tel et non simplement de l’être. On retrouve le parallélisme étroit entre virilité et activité (Mars).
Les tribus du monde entier ont compris cela, puisqu’elles ont, de tout temps, mis naturellement en place des rites d’initiation plus ou moins violents mais dont l’utilité était indéniable : le garçon, par une épreuve publique, se faisait officiellement reconnaître par ses pairs et devenait, ainsi, un homme. Ces rites ont, d’ailleurs, été perpétués dans nos civilisations mais, de manière plus atténuée, par le biais du service militaire ou, de façon plus pervertie, par le bizutage.

 

IV. L’étape homosexuelle

Notons qu’en tous temps et en tous lieux et, bien que ce fait ait tendance, à être occulté de nos jours,  l’homosexualité était considérée comme le meilleur moyen de viriliser (Grèce Antique, Scandinavie, samouraïs au Japon, tribus d’Afrique…). L’homosexualité de nos jours est reconnue par les psychiatres comme une étape transitoire et nécessaire vers l’hétérosexualité, n’affectant en rien celle-ci (E. James Anthony).
Par ailleurs, la ségrégation sexuelle que l’on trouve chez le jeune enfant, puis chez le pré-pubère (relations unisexes) découle directement de ce besoin de l’autre en tant que miroir.
La vie de groupe unisexe (bande, équipe) est nécessaire chez les deux sexes, mais plus encore chez le jeune homme qui a besoin d’enfreindre les règles maternelles symboliques (bienséance, paix, calme, douceur...) pour s’en détacher. Il n’est d’ailleurs pas rare que, faute de père (défaillant ou absent), le jeune homme cherche le modèle viril à travers le groupe (d’autant que tout groupe a un leader sur lequel on prendra modèle). Notons toutefois que ce glissement entre l’image père et l’image groupe mâle tend à vicier la notion d’amitié entre hommes car, dès lors, l’homme voit en l’autre homme un rival (sentiment qui devrait normalement être limité au père) avec qui il sera toujours en compétition et ne voudra pas établir de relations intimes (qui mettraient à jour ses faiblesses). On est ici dans le cadre d’un glissement entre les valeurs vénusiennes (la maison VII, les autres, en analogie avec Vénus) et les valeurs martiennes (soi, son identité, la maison I) qui met parfaitement en valeur l’équilibre social à trouver pour chacun dans l’axe I/VII.
Si cette étape est nécessaire, notons que c’est précisément en la quittant que l’homme devient homme : quand l’adolescent préfère la présence de sa petite amie à celle de ses copains et bien qu’il soit galvaudé et raillé par ces derniers, c’est souvent qu’il est devenu un homme.
En parallèle, celui qui passe de l’homosexualité culturelle à l’homosexualité pratiquée est ravalé au rang de « femme ». Il n’est pas difficile à comprendre que l’homophobie procède simplement de la difficulté à être homme et que les homophobes sont ceux qui doutent le plus de leur virilité personnelle (ils s’affirment en rejetant l’autre, par réaction et opposition). L’homophobie est donc liée à la peur, au conservatisme (Saturne, second Maître de la Balance et de la maison VII). Cette homophobie rajoute d’ailleurs encore à la difficulté de l’amitié entre hommes (difficulté à séparer l’amitié de l’intimité et donc, l’homosexualité de l’amitié).
Il est important de relever que l’homosexualité et l’amitié comme la vie de groupe sont trois concepts uraniens et que c’est en étudiant la qualité d’Uranus en thème que l’on parviendra à présager des difficultés éventuelles rencontrées lors du passage de l’adolescence unisexuée à la post-adolescence sexuée.
Par voie de conséquence, la difficulté à accepter ses propres tendances homosexuelles, pourtant naturelles, entraîne la difficulté à avoir des amis du même sexe et à se fondre dans la communauté, à travailler pour elle : cas des natifs ayant un Uranus fort dissonant.
Par delà, on notera que l’étape homosexuelle mal vécue a des répercutions directs sur le rapport père/fils puisque le père, auto conditionné à craindre l’intimité entre hommes, sera froid ou même dur avec son fils. Ce cas de figure fréquent fait boule de neige puisque l’enfant sera élevé avec des valeurs homophobes inconscientes.

 

V. Quel homme devenir ?

Deux écueils sont possibles : soit, rejeter sa part féminine (son anima, symbolisé par les planètes Vénus et Lune) ce qui engendre le « macho » dur et inhibé, soit féminiser sa virilité, ce qui engendre l’homme faible, renonçant au pouvoir et à ses ambitions (et sclérosant ses valeurs solaires et martiennes, son animus).
C’est entre ce « super mâle » et ce « sous-mâle » que se situe, bien sûr, l’homme, décomplexé, bien dans sa peau et dans son sexe. L’excès, comme la carence de virilité sont évidemment dangereuses à bien des égards. Si l’excès incline naturellement à toute sorte de violence (manifestation outrancière de la virilité, excès martiens), la carence amène à la confusion et à la désorganisation mentale (excès lunaires, parfois teinté en plus par Neptune).

 

Devenir un homme

 

De manière générale, les partisans de l’un ou l’autre de ces états, font l’erreur de penser qu’il y a des caractéristiques propres à chaque sexe. Pourtant, les hommes comme les femmes ressentent les mêmes besoins : aimer et être aimé (soleil), communiquer (Mercure), agir sur le monde (Jupiter), croire (Neptune), évoluer (Pluton), et cela est très logique en astrologie puisque le thème d’un homme et celui d’une femme comportent exactement les mêmes facteurs astrologiques.

 

Les limites des sexes

On peut tout de même se demander quelles sont les limites de l’identité de l’homme et de la femme, puisque la nature a jugé bon de créer deux genres distincts.

 

Pulsions animales

 

L’homme et la femme ne peuvent véritablement se définir par opposition car cela reviendrait à nier leurs points communs en accentuant leurs différences. L’homme et la femme ne peuvent pas plus être définis de façon globale car cela en viendrait, cette fois, à nier les différences existantes entre chaque individu du même groupe sexuel.
Force est de constater que l’on doit donc uniquement déterminer l’individu en tant qu’entité particulière et unique, ce qui est le fondement de l’astrologie. Car un thème est comparable à un visage : il peut présenter des ressemblances mais comporte toujours des variations subtiles d’un individu à l’autre (sauf cas de jumeaux astraux comparable, physiquement à des sosies).
Je suis d’ailleurs persuadé que l’astrologie découvrira encore de nouveaux facteurs pour personnifier davantage les thèmes et que, dans un futur proche, un thème astrologique sera tout aussi unique et personnel que des empreintes digitales.

 

L’évolution individuelle

Jung a insisté sur l’évolution mentale au cours de la vie (notamment, la crise de la trentaine avec le retour de Saturne sur lui-même, puis, celle de la quarantaine avec l’opposition d’Uranus à lui-même…) et John Moreland déclare que c’est seulement à mis parcours l’on devient adulte, c'est-à-dire un individu clairement dissocié de l’influence environnementale existante et apte à affirmer des caractères propres ou innovants. Les transits astrologiques entrent parfaitement dans le cadre de ces différentes possibilités d’évolution (de cet « impermanence de l’être » dont nous parle les bouddhistes) et sont très clairs vis-à-vis des grandes « phases sexuelles » (Les différents aspects de Pluton).

« Etre un homme » ou « être une femme » sont donc des phrases qui ne veulent pas dire grand-chose car on devient au final ce que l’on veut bien être et peu importe si cette évolution se fait dans la peau d’un homme ou d’une femme.
L’humanité a un certain nombre de vertus lui appartenant quelque soit le sexe envisagé. C’est au final à chacun de devenir…humain.

 

VI. Un poème plein de philosophie

Permettez moi de retranscrire ici le superbe texte qui a inspiré cet article et qui montre combien son auteur, Rudyard Kipling, était parvenu, sans doute après moult tiraillements intérieurs, à l’équilibre :

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te remettre à bâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir.
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre.
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sôts,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot.
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi.
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur.
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front.
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres la perdront.
Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

 

Rudyard Kipling

Voici le thème de Rudhyar Kipling :

Carte natale de Rudhyar Kipling

Notez comment tous les facteurs d’identification sexuelle sont condensés en deux conjonctions qui s’opposent dans une figure de grand balancier pointant vers l’équilibre :

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te remettre à bâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir. (Mars / Pluton)

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre.
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot. (Vénus / Mercure)

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi. (Lune / Uranus)

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur. (Saturne)

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front.
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres la perdront.(Soleil)

Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils. (Comprendre : quelqu’un d’heureux et de bien)

 

Promesse que chacun pourrait se faire à lui-même...

 

Tous droits réservés Philippe REGNICOLI
Reproduction totale ou partielle interdite sans autorisation écrite de l’auteur

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