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La vocation de la Kabbale est en quelque sorte la déification de l’homme. Du moins de l’homme qui s’en révèle désireux et capable. Elle vise à faire sortir l’âme du plan terrestre pour lui faire atteindre le plan divin ; elle a pour but l’union de l’âme humaine avec l’âme cosmique. La Kabbale n’est pas un discours, elle ne prétend pas détenir la Vérité. Elle est une méthode, une ascèse, une démarche, un cheminement, un processus. Elle n’est pas philosophique ou logique, elle est mystique et initiatique. Son langage n’est pas celui des concepts et des raisonnements, mais bien celui des symboles et des métaphores. En cela, elle s’apparente aux pratiques du « Zen », du bouddhisme ou bien sûr de l’astrologie.
I. Origine des Sephirot Le Sepher Yetsirah, ouvrage de spéculation cosmogonique se rapporte à la racine safar : compter. L’ouvrage traite en effet des dix premiers nombres, de un à dix, et discute les dimensions de l’univers. Les Kabbalistes anciens attribuèrent le terme de Sefirot au monde divin, pour lui signifier les dix Puissances divines qui prennent source dans la divinité elle-même (én Sof) et en procèdent par émanation. L’ensemble des dix Sefirot sont décrites, aux côtés des 22 lettres de l’alphabet hébreu pour former ensemble, les 32 voies de sagesse, non encore structurées en arbre. Cette structure sera fondée au XIII ème siècle dans le Sepher Zohar (le livre de la splendeur) où nous trouvons le nom des Sefirot.  |