II. Définitions des Sephirot On peut définir les dix Sefirot comme une organisation, ou une configuration, semblable à une stature d’homme, dont chacun des principaux membres correspondrait à l’une des Sefirot. Les Sefirot ne sont plus Dieu, mais elles sont divines. Le monde par conséquent, n’est pas directement relié à la Source divine cachée qui, dans cette représentation imagée, est comme l’âme en relation avec l’apparence humaine des Sefirot. Tout comme la véritable âme de l’homme (dont le moi ne peut être appréhendé) n’est jamais révélée à autrui, mais se manifeste à travers son esprit, ses émotions et son corps, le Moi de Dieu n’est révélé dans son essence originelle que part le canal des dix Sefirot qui constitue les divers modes de Sa révélation. Les dix Sefirot constituent ensemble une réalité fondamentale : chacune a une fonction unique, elle est le complément de chacune des autres et elle est essentielle pour la réalisation ou l’accomplissement de chacune des autres. On retrouve exactement le même principe en astrologie, et surtout dans la branche holistique qui conçoit chaque planète en fonction de toutes les autres et ne peut envisager un thème que dans son intégralité, non de façon morcelée.  Chaque Sephira présente un niveau et une face qui semblent indépendants mais bien qu’il n’existe pas de relation hiérarchique entre elles, son essence repose sur une relation dialectique qui met l’homme en face du cosmos. Dieu juge l’homme comme l’homme juge Dieu. Dieu se trompe aussi souvent que l’homme échoue (le mot « péché », en hébreu, signifie « échec » et non « faute »). Là encore, il sera facile de faire des corrélats avec l’astrologie, surtout dans sa branche karmique qui considère que le poids du karma est fait d’erreur et non de péché ou de faute au sens éthique. Face à cette Alliance transcendantale, la Force de l’intérieure et la Bonté envers l’extérieur sont au cœur de l’humain : elles sont les moteurs de son existence quotidienne, ce vers quoi il doit pointer pour évoluer. |