III. Les épreuves d’Hera et Zeus Dans ce qui restait de leur mariage, Zeus et Héra vivaient dans un état de tension perpétuelle et un éternel combat. Même si Zeus requérait les conseils d’Héra, il ne lui faisait jamais pleinement confiance. D’après certaines légendes, Zeus avait l’habitude de la punir en lui envoyant d’assourdissants coups de tonnerre furieux. En représailles, Héra travaillait dans son dos à ses défaites et à l’humilier. Lorsqu’elle ne supporta plus ses infidélités et son arrogance, elle décida d’avoir sa revanche avec l’assistance d’Athéna et d’Apollon, en l’attachant sur son lit avec des liens de cuir tressé, pendant qu’une assemblée de dieux se moquaient de lui et l’insultaient. Libéré par le Cent-Mains Briarée, Zeus punit Héra en la suspendant au ciel par les poignets attachés par des bracelets d’or, et de pensantes enclumes à ses chevilles. Dans son mariage monogame, Héra fut privée de ses coutumes relatives à la sexualité sacrée qui honorent la déesse et fut bouclée dans une ceinture de chasteté. Sa fidélité à son époux était exemplaire. Zeus par contre, s’embarquait constamment dans des aventures amoureuses avec des déesses ou des mortelles. La peine et la rage la plus profonde d’Héra se produisit lorsqu’elle dut assister impuissante à la destruction de ses lieux de culte par Zeus et ses adorateurs. Forcée à l’obéissance et à la soumission, les seuls moyens d’Héra pour frapper Zeus en retour étaient de se venger sur ses amantes et les enfants qu’il avait eus d’elles.  Parmi les femmes qu’Héra croyaient traîtresses et qu’elle persécuta, il y eut Leto, Io, Callisto, Lamia et Alcmène. Dans chacun des cas, Héra leur prépara une mort horrible ou leur jetait une terrible malédiction. IV. Hera, l’épouse idéalisée En dépit de son orageux mariage, Héra fut vénérée comme une mariée et une épouse modèle qui recherchait l’accomplissement au travers de sa relation [maritale]. Dans la mythologie classique, sa capacité à rester fidèle à Zeus en dépit de ses infidélités était considérée comme la plus grande des vertus. Ceux qui ont tenté de la séduire comme le géant Porphyrion, Ephialtes et Ixion furent à la fois violemment rejetés par elle, et sévèrement punis par Zeus. En plus de sa réputation de chasteté, Héra refusa continuellement de déshonorer le lit de son mari. « La forme de mariage qu’Hera protégeait en tant que déesse du mariage, était la monogamie, ou d’un point de vue féminin, son accomplissement personnel auprès d’un seul mari pour lequel elle serait la seule femme ». Ironiquement, cette union si légale des polarités masculine et féminine, fut notablement non prolifique. Pas mieux que quatre rejetons sont attribués au couple divin – Arès, dieu de la guerre, Héphaïstos, dieu forgeron, Eileithyia, déesse des naissances et Hébé, fleur de jeunesse – et les traditions abondent dans lesquelles aucun d’entre eux n’était le résultat d’une union entre Zeus et Héra. Entre temps, Zeus engendra nombre des héros grecs par le biais de ses assauts sexuels sur les prêtresses d’Héra et ses fidèles. |