II. Cinq Règles d’interprétation dans le thème 6/ Tout agent céleste n’agit que suivant la nature et la force qui lui est propre. Un facteur astrologique quelconque ne pourra jamais agir contre sa propre nature (Mars ne représentera jamais le sommeil par exemple mais il peut par contre influencer celui-ci s’il se trouve en liaison avec les facteurs oniriques comme le Cancer, la IV ou la Lune elle-même). Par ailleurs, et l’idée est bien plus importante, on doit juger la force, la puissance d’un facteur astrologique : sera-t-il peu ou très agissant dans la vie du natif ? C’est bien sûr de cette idée force que viennent les procédures (diverses) pour calculer les dominantes d’un thème, c'est-à-dire précisément pour déterminer avec quelle ampleur une planète sera agissante chez un individu. Chaque individu possédera donc des planètes très agissantes et des planètes moins agissantes dans sa vie comme s’il était plus réceptif à certaines influences astrales qu’à d’autres. Cela nous amène d’ailleurs à la règle suivante. 7/ Toute planète opère toujours conjointement avec le signe zodiacal dans lequel elle se trouve. Une planète est profondément influencée par le cadre, l’énergie du signe, dans lequel elle se trouve. Ainsi, il faut envisager l’interprétation d’une planète en signe comme une unité indissociable. L’action d’un Mercure en Bélier sera toujours et invariablement différente de celle d’un Mercure en Balance par exemple. Dans le premier cas, nous avons un polémiste, dans le second un diplomate ! 8/ Toute planète agit toujours sous la dépendance de la nature et de l’état de son Maître : le plus souvent elle opère en raison de l’état terrestre de ce dernier. En plus de la nuance de nature apportée par le signe dans lequel la planète se trouve, il faut tenir compte du maître de cette planète. Ainsi, dans le cas d’un même Mercure en Bélier, la tonalité variera encore subtilement selon que Mars (maître du signe du Bélier et donc de Mercure s’y trouvant) est en Taureau II, en Gémeaux VIII ou en Cancer XII (etc.). On peut toutefois préciser que la position terrestre (c'est-à-dire en maison) du maître est celle qui a le plus d’incidence. Ainsi, si le maître d’un Mercure en Bélier est en IV, c’est surtout dans le cadre de sa famille que le natif sera « polémique » tandis que si le maître est en IX, il pourra par exemple l’être surtout au niveau de ses convictions religieuses et philosophiques. 9/ Une planète est sous une dépendance plus étroite de son maître lorsqu’elle est en conjonction ou en aspect avec lui. L’importance du maître d’une planète par rapport à celle-ci peut être jaugé en fonction du rapport entre les deux : si une planète forme un aspect quelconque à son maître, les deux énergies sont plus étroitement liées et il devient impératif de tenir compte de la planète maîtresse dans l’interprétation de la planète maîtrisée. Inversement, l’influence est moindre si la planète maîtresse et celle sous sa dépendance ne forme pas d’aspect. Ainsi, un Mercure en Verseau carré ou même quinconce à Uranus sera plus « uranisé » qu’un Mercure en Verseau sans aspect à Uranus. 10/ Les planètes se trouvant disséminées donnent des aptitudes multiples : rassemblées, elles confèrent des aptitudes limitées en nombre, mais très remarquables dans une certaine direction. Peu de commentaire ici aussi mais retenons que la concentration de planètes dans un même secteur (quadrant ou maison), un même élément (feu, air, etc.) ou encore un même rythme (cardinal, fixe, etc.) confère des aptitudes réduites mais fortes dans le domaine concerné. Ainsi, une concentration en Feu donnera des aptitudes de décideurs, de pionner et d’initiateur, une concentration en secteur III un talent oratoire ou littéraire, en VII un talent de conseiller, etc. Inversement, un thème « éclaté » (figure commune dite de l’éclaboussure ou du Splash ne présentant aucun amas) donne des aptitudes et dons plus diverses mais souvent moins marquées, plus « touche à tout ». |