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Astéroïdes | Difficulté 3 | De nombreux astrologues ont coutume de dire qu’ils sont d’éternels étudiants de l’astrologie. Cela signifie bien souvent que même si l’on est capable d’en maîtriser un certain nombre de facettes, il reste encore de quoi étudier, s’étonner et découvrir. On pourrait  voir l'astrologie comme un territoire, et dessiner le chemin qu’on y a parcouru : les villes de ce pays sont nombreuses : astrologie ancienne, astrologie mondiale mais aussi médicale, psychologique, spirituelle… Il existe bien des applications particulières. Pour toutes celles-ci, l’étudiant désireux d’en savoir plus, pourra trouver un grand nombre de sources, de manuels, d'informations diverses validées parfois par des recherches millénaires. Il existe toutefois un très jeune champ de recherche consacré aux astéroïdes. Et c’est de lui que nous allons parler aujourd’hui.

I. Pourquoi tenir compte des astéroïdes ?

Commençons par les questions les plus simples qui peuvent venir à l’esprit, et notamment la première : pourquoi tout d’un coup, faudrait-il s’intéresser aux astéroïdes alors qu’ils ne s’inscrivent pas dans la tradition ?

Ceci est parfaitement juste. Les astéroïdes ne font pas partie de la pratique astrologique traditionnelle, ni étudiés « depuis Sumer », ces fameux -5000 ans qui semblent constituer le fin fond de notre mémoire collective historique actuelle.
L’idée de leur exploitation dans le domaine astrologique est issue directement des progrès de la sœur jumelle de l’astrologie : l’astronomie. Notre connaissance du système solaire se développant, les télescopes se faisant plus puissants, les moyens d’accéder à l’information se démocratisant, les astéroïdes ont débarqué très discrètement dans le paysage astrologique en 1973 avec la publication des premières éphémérides.

La curiosité et le désir de connaissance sont et ont toujours été des moteurs puissants. Il y a forcément un seuil, un moment où quelqu’un s’est demandé, ce que ça  pourrait faire… pour voir… si on essayait.

Ce moment (astrologique) a pu être la découverte d’un « objet céleste » portant le nom de Chiron, découvert entre Saturne et Uranus, en 1977. La surprise a été telle de le découvrir là, le sentiment qu’il s’agissait d’un « événement » particulier ont dû fortement incliner et pousser à s’y intéresser. L’an prochain, cela fera tout de même 30 ans. Cet astéroïde est l’un des plus connus, si ce n’est le plus connu… Il y a simplement 7 ans, un pourcentage minuscule d’astrologues aurait pu dire de quoi il s’agissait…

Les progrès scientifiques nous donnent donc le moyen de nous intéresser aux astéroïdes, mais ils ne nous donnent pas le pourquoi.
Qu’est-ce qui justifie de se pencher sur d’aussi petites choses ?

En effet il peut sembler évident de s’intéresser au Soleil, à notre satellite la Lune, aux planètes, qui par leur taille respectable, peuvent constituer des pôles d’intérêts manifestes… mais les astéroïdes ? Dont la multitude rassemblée représente un infime pourcentage de la masse de tout notre système ?

météores

Pour comprendre pourquoi, il faut revenir sur les toutes premières bases fondamentales de l’astrologie, on pourrait dire presque son axiome : ce que chaque astrologue, même débutant, sait et qui fonde sa pratique, sa foi et son émerveillement : « il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable : ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; pour accomplir les miracles d’une seule chose… ».

Ce fameux début de paragraphe attribué à Hermès Trismégiste est vraisemblablement interprété comme suit par les astrologues modernes : ce qui est en haut (les planètes astrologiques, le macrocosme, le Ciel) est comme ce qui est en bas (l’humain, le microcosme, la Terre).

En astrologie moderne, qui s’est convertie à la psychologie au XXe siècle, ce « haut » est comme le « bas » que constituent l’humain et sa psyché. Attention cependant, l’acception la plus juste ne comporte pas de jugement de valeur sur haut et bas. Le premier do de la gamme n’est pas moins bon que le suivant, il est comme lui.

On n’a pas forcément l’habitude de pousser les conséquences de cette loi. Mais en toute logique, si l’astrologue approuve cette phrase, alors l’astéroïde qui se trouve en haut, sera forcément comme ce qui est en bas, dans le « ciel intérieur » que constitue sa psyché. C’est tout.
Et c’est l’unique explication que l’on peut humblement donner pour éclairer pourquoi les astéroïdes « marchent » aussi bien lorsqu’on les rencontre (car ils marchent !) : ils ne sauraient être exclus de cette règle première et fondatrice qui ne parle nullement de dimensions, de taille, de poids et de distance, même si ces « caractéristiques physiques » ont leur importance comme nous le verrons plus tard.

II. Attributs des astéroïdes

Petit mais costaud

S’il en reste qui ne seraient pas complètement convaincus par les arguments précédents, peut-être le seront-ils par la toute récente péripétie arrivée à Pluton… et qui constitue une intéressante jurisprudence.
Pluton est considéré comme une planète depuis 1930, soit pas loin de 80 ans. Depuis quelques semaines à peine, la science a changé d’avis sur la question. Pluton a tout de même échappé au statut de gros astéroïde puisqu’il est aujourd’hui avec Cérès et Eris « une planète naine ».

Mais les astrologues qui ont cru en la « planète Pluton » et qui ont travaillé sans relâche pour l’étudier, dégager ses principes et ses modalités d’action en nous, et finalement en faire l’icône de la Transformation au point qu’elle en devienne tellement incontournable qu’on en oublie que Mars maîtrisait le Scorpion avant…  Tous ceux-ci ont vérifié, thème après thème, que Pluton, « boule de neige sale » à des millions de kilomètres de là, était un acteur majeur et surpuissant dont « l’effet » ne saurait plus être mis en doute.

Pluton est un bon exemple de ce qui arrive lorsqu’on se donne la peine de chercher : on peut trouver. Il est possible de rêver une seconde à ce qu’il serait possible de trouver, si un plus grand nombre d’astrologues voulaient bien chercher…

Connus et moins connus

Et bien certains l’ont fait. Puisque qu’on peut accéder à un certain nombre d’informations à propos des astéroïdes, des recherches ont vu le jour, ce qui explique que parmi tous les astéroïdes, certains semblent « plus connus » que d’autres ou disposer d’une maigre littérature plutôt que de rien.

Mais qui sont ces plus connus ?

La star incontestée des « cailloux » tout du moins en France est Chiron (un astéroïde de classe centaure). Et il est talonné d’assez près par ce qu’on appelle parfois les quatre déesses ou les quatre majeurs : Cérès, Pallas, Junon et Vesta (situés dans la ceinture principale entre Mars et Jupiter).


Chiron

Pour ce « club des cinq », on va trouver de la littérature. Pas beaucoup et pas toujours en français, mais c’est possible.  Ils commencent à être adoptés par plusieurs astrologues, même si ce n’est pas une majorité. Ils font timidement leur apparition dans les cours d’astrologie les plus « à jour » sur le plan des découvertes récentes.

Ensuite, viennent les astéroïdes qui ont été « un peu étudiés par quelqu’un ». Pour tous ceux-ci, il s’agit du fruit d’une recherche personnelle entamée par un astrologue.
Les noms qui me viennent en tête sont : Psyché, Eros, Amor, Hidalgo, Quaoar, Sedna… Tous les plus connus ont d’ailleurs commencé à être étudiés assez isolément par un astrologue qui croyait en leur potentiel.

Enfin viennent tous les astéroïdes qui ne sont pas étudiés, ou de façon confidentielle sans que des recherches ne soient publiées.

III. Comment étudier un astéroïde ?

Un astéroïde ne bénéficie pas d’une longue littérature entérinée par des années de Tradition (on l’aura compris) donc pour l’étudier, il convient de procéder différemment.
Il y a plusieurs bases solides qui permettent de se faire déjà une bonne idée de ce qu’il représente, une fois qu’on les synthétise pour en obtenir une vision d’ensemble. Il s’agit de l’astronomie, de la mythologie ou du symbolisme, de l’astrologie elle-même (mais oui !), et bien souvent… de l’intuition personnelle du chercheur.

On pourra être désarçonné par le fait que j’indique « l’intuition personnelle » comme « une base solide ». C’est parce que j’ai confiance en la mienne…
Bien souvent avant de commencer à étudier un astéroïde, il faut une étincelle, quelque chose qui l’attire dans le champ de notre attention. Ce quelque chose peut être différent pour chacun, mais existe, est réel. Ce quelque chose peut être une synchronicité, un souvenir, un léger trouble, le fait d’apprendre qu’il existe un astéroïde qui porte un nom bien précis qui est spécialement pour nous très évocateur…
Tout ceci est toujours très personnel et souvent fort. L’intuition peut être associée au Feu.

Ensuite, en des proportions variables, on peut s’appuyer sur la mythologie ou le symbolisme, et sur l’astronomie (auxquels les astrologues pensent moins).
Le symbolisme ou la mythologie sont impliqués le plus souvent dans le nom officiel de l’astéroïde. Ce n’est plus la règle aujourd’hui de donner des noms de divinités aux corps célestes, bien des astéroïdes portent des noms variés qui englobent la géographie, des personnalités décédées ou toujours en vie, des noms de concepts intellectuels, des noms de choses…
Le nom que porte l’astéroïde est pour le chercheur un levier très important.
S’il s’agit d’un nom portant sur la mythologie ou des légendes, de nombreux manuels et précis peuvent nous renseigner à ce sujet et nous faire découvrir à quoi il est fait référence.
Il est assez bien connu que ce dont les hommes font des mythes ou des légendes a, ou a eu, une importance collective, qui se trouve plus ou moins particularisé en chacun. Voire fait référence à un contenu psychologique reconnu collectivement.
Si le nom d’un mythe ou d’un personnage est associé à un corps céleste, il faut être d’un scepticisme préjudiciable à l’étude de toute l’astrologie pour se dire que c’est une simple coïncidence et qu’il n’y aie véritablement aucun rapport autre que fortuit entre les deux.

Le seul moyen d’en avoir le cœur plus net et donc de confirmer ou d’infirmer ce début de piste, est de se rapprocher des données matérielles concrètes fournies à la fois par l’astronomie et par l’astrologie.

L’astronomie fournit un cadre structuré et solide pour toute étude d’un astéroïde méconnu.
Grâce à elle, on peut découvrir où exactement (au niveau de quelle orbite) se trouve l’astéroïde qui nous intéresse (entre quelle et quelle grosse planète plus traditionnelle), s’il fait partie d’une famille particulière, de quoi il est constitué, est-ce qu’il a des signes distinctifs dans sa composition, sa façon d’orbiter sur l’écliptique, en combien de temps il fait le tour du zodiaque, etc…
Ce peut être une source d’inspiration, notez que c’est la nature « hybride » (mi comète, mi astéroïde) de l’astéroïde Chiron qui a donné l’idée de faire référence pour son nom à un animal mythologique hybride comme le centaure. Le fait qu’Uranus, planète de l’originalité, roule sur son équateur, au lieu de le présenter au soleil comme les autres, est un autre bon exemple des particularismes astronomiques qui deviennent « un trait distinctif psychologique » au niveau du sens de la planète.

Ensuite, il y a bien sûr une science formidable pour étudier un nouvel astéroïde et que tout astrologue connaît déjà : l’astrologie !
En effet nous possédons avec Internet le grand avantage de pouvoir dire avec assez de précision quel jour et dans quel observatoire (donc quel lieu) un astéroïde a été découvert pour la première fois.

Ce moment est important et peut être considéré comme « la naissance » de l’astéroïde. Il correspond plutôt au moment où « l’humanité en a pris conscience ». Il arrive parfois qu’on prenne conscience d’un astéroïde bien plus tard que la première fois qu’il a été observé ! C’est le cas où on l’a vu (photographié) sans le voir vraiment, sans le distinguer. Mais dès que c’est fait, cette date peut être considérée comme officielle… et donc on peut monter le thème !

Oui mais quelle heure me direz-vous ?  Il est vrai qu’on ne trouve pas facilement cette information. C’est un petit écueil, mais il y a des possibilités pour le réduire.
D’abord supposer avec assez de bon sens qu’une observation a des chances d’être plutôt réalisée… la nuit, pendant que l’éclat du soleil ne masque pas le firmament.
Ensuite on peut par exemple utiliser, si l’on préfère, un thème « pour une heure inconnue » établi souvent par les logiciels pour le milieu de la journée.
L’astrologue Jean Billon qui est un grand contributeur français de l’astrologie des astéroïdes, dresse un « thème nodal » (dont l’ascendant coïncide avec le Nœud Nord, et des maisons égales).

L’étude du thème de découverte de l’astéroïde méconnu qui intéresse un chercheur, va lui fournir une matière incomparable. Parce que si l’astéroïde est méconnu, normalement l’astrologie ne l’est pas (ou ne devrait pas l’être). Ce thème de découverte permet de dresser une sorte de « portrait ». De façon très classique, on peut dégager, tendances et dominantes, et les comparer même avec les éléments mythologiques ou symboliques dont on dispose via le nom officiel (le cas échéant).

IV. Etude pratique d’un astéroïde

Mettons par exemple qu’on souhaite établir quelle est la différence entre l’astéroïde Pallas (n°2) et l’astéroïde Athene (n°881) ou Minerva (n°93) qui paraissent faire tous trois référence à la même déesse…

Se limiter à la symbolique, aux légendes, et à la mythologie ici ne suffit pas. Mais dresser le thème de découverte des trois permet de particulariser astrologiquement tous ces corps.
Savoir que Pallas a été découvert en tout début de Balance, Minerve en tout début de Bélier, et Athene en Verseau, peut déjà apporter une piste. Se rendre compte que les trois ont un rapport avec à la fois Uranus et Chiron en amène une autre, que les trois auraient des ascendants masculins (pour un thème à minuit) encore une troisième… et ainsi de suite.

Le même cas de figure existe avec Coré (n°504), Perséphone (°399) et Proserpine (n°26) et ce ne sont pas les seuls exemples.

L'enlevement de Proserpine

Lequel prendre ?
Pour continuer à utiliser l’astrologie dans l’étude d’un astéroïde, il reste bien sûr le montage de thèmes où l’astéroïde envisagé est pertinent. J’insiste sur cette notion de pertinence car tenter une forme de systématisation de l’étude en insérant n’importe quel astéroïde prélevé dans une liste, a bien peu de chances de donner un résultat intéressant si le nom même de l’astéroïde ne renvoie à rien du tout pour la personne considérée.

Si l’on devait en placer un et qu’on ne sache pas lequel, la règle de bon sens est de placer un astéroïde dont le nom nous parle et même fait plus que nous parler. Si le nom d’Emma est celui de votre mère et qu’il vous parle plus que Cérès (qui est relativement plus connu), placez d’abord l’astéroïde Emma !

N’oubliez pas ce qui est en haut est comme ce qui est en bas : s’il n’y a rien de cérésien en bas (en vous-même, dans vos souvenirs, dans votre culture), Cérès s’avérera moins pertinent qu’autre chose. En l’occurrence, il y a toujours quelque chose de cérésien chez nous car il s’agit là d’un très grand archétype très proche de la Vierge et qui ne pourrait être véritablement considéré comme trop particulier.
Mais l’idée générale qui consiste à placer des astéroïdes qui nous parlent plutôt que des astéroïdes qui ne nous disent rien reste un très bonne ligne de conduite.

V. Conclusions

Le seuil de notre conscience

Il peut être désorientant de considérer soudain que l’astrologie qu’on apprécie pour son caractère relativement universel (un thème peut décrire symboliquement un événement, un caractère psychologique) grâce à l’emploi de symboles forts et valables pour tous, puisse incorporer également des symboles particuliers qui ne seraient valides que pour quelques uns…

Personnellement je considèrerais qu’il s’agirait là plutôt d’une force et d’une souplesse de cette discipline plutôt que d’un problème. Le fait qu’il existe des « témoins de la diversité » rompant l’uniformité de grands ensembles communs est-il réellement gênant ??

Je ne crois pas que le problème de la fiabilité d’un astéroïde ou de sa valeur intrinsèque soit justement le problème « de l’astéroïde » qui ne serait pas assez puissant par exemple (sous entendu pour nous atteindre ?).
Je pense que l’affaire se résume à notre propre seuil de perception qui est notre conscience. Je ne n’emploie pas le terme ici avec une majuscule comme le feraient les spiritualistes. Il s’agit d’une conscience toute simple faite de nos pensées, de nos souvenirs de ce que nous aimons (ou même de ce que nous n’aimons pas du tout !) et qui désigne là plutôt ce qui a une signification pour nous, une histoire pour nous.

Lorsqu’on « essaie » de placer un astéroïde « qui a un sens pour nous » dans notre thème, la première fois on en reste souvent stupéfait. Comme si l’on avait oublié la loi d’Hermès. Parce que l’astéroïde n’est pas « n’importe où ». Bien au contraire, il est en conjonction, en opposition, il trône aux angles… L’astéroïde est « gros comme une maison » ou presque.
Pourquoi serions-nous surpris de trouver dans le ciel quelque chose qui était en nous ?

Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.
Et réciproquement !

Si jamais vous êtes astrologue, et que vous trouvez l’astéroïde de votre prénom conjoint à l’Uranus du thème de votre site d’astrologie préféré, où vous vous occupez d’un secteur plutôt nouveau… peut-on réellement considérer cela comme une surprise ?

 

Nous verrons une autre fois comment il est possible d’étudier un astéroïde, non plus théoriquement mais concrètement. Où doit-on aller pour recueillir les informations, comment les synthétiser dans de petites fiches, comment faire pour placer un astéroïde « vite fait » quand notre logiciel ne le permet pas, etc.

 

Tous droits réservés Anna Lorrai
Reproduction totale ou partielle interdite sans autorisation écrite de l’auteur

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