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Règles d'or en astrologie professionnelle | Difficulté 3 | Comme de nombreux autres confrères astrologues professionnels, je défends l’idée qu’il est nécessaire d’actualiser, de « dépoussiérer » les règles astrologiques sans pour autant renier la tradition qui doit rester la base de notre réflexion.
Bien souvent, cette tradition est pleine de véracité, de bon sens mais demande toutefois à être adapter à notre vie moderne. Parfois, il faut aussi aller rechercher les énoncés d’origines car ceux-ci ont été largement déformés au fil des siècles et arrivent même parfois jusqu’au contresens à force d’être répétés sans être compris. Ce cours a donc pour objectif d’établir les vingt règles d’or, immuables et intemporelles, de l’astrologie traditionnelle.
Ces règles sont directement, ou presque, prises à la source puisque cet article s’inspire des travaux de Morin de Villefranche (premier auteur à avoir eu la volonté de fédérer, au XVIIeme siècle, les différentes lois astrologiques dans son énorme Astrologia Gallica ).
Nous exposerons ici les théorèmes qui nous paraissent les plus utiles en prenant soin de les traduire en un vocabulaire accessible au plus grand nombre et en les illustrant par des exemples pratiques. Quelques constations plkus personnelles sont également données.

I. Cinq Règles d’interprétation générale

1/ Toute planète produit des effets spécifiques différents dans chacune des maisons astrologiques, de même les signes zodiacaux.
2/ On doit définir l’état céleste d’une planète comme réglant la qualité de ses effets ; puis son état terrestre comme décidant de leur catégorie.

Une planète représente une fonction (par exemple l’activité du natif pour Mars) qui va se traduire différemment selon le signe (état céleste) et la maison (état terrestre) où elle se trouve.

Ainsi, un Mars en Bélier sera différent d’un Mars en cancer au même titre qu’un Mars en maison II agira différemment qu’un Mars en maison IX.

Retenons, selon l’expression de Stephen Arroyo « Une planète dans un signe révèle la nature de vos besoins concernant cette planète tandis que sa position en maison révèle le domaine d’expression de prédilection de cette planète ». Ainsi, Mars en Bélier et en II indiquera un fort besoin de prendre des initiatives et d’être autonome pour acquérir les choses (gains intellectuels ou financier) tandis que Mars en Cancer et en IX signifiera une attitude plus défensive, surtout en ce qui concerne les croyances et la vie institutionnelle en général.

3/ Une même planète donnée produit des effets autres par sa conjonction avec une planète, autres par son opposition, autres par son trigone, autres par sa quadrature [son carré], etc.

L’interprétation d’une planète, en plus de sa position en signe et en maison, doit être nuancée par les aspects qu’elle forme, quels qu’ils soient. Ainsi, si Mars est opposé à Uranus, son besoin d’individualisme sera renforcé jusqu’à devenir extrême mais s’il est trigone Vénus, le natif saura faire des concessions pour atteindre l’harmonie dans ces relations. Si il y a dans le même thème les deux aspects, il y aura alternance selon les domaines envisagés, domaines dépendant des maisons où tombent les dits aspects.

Notons donc que pour n’importe quelle planète envisagée, il se présente à l’astrologue un nuancier énorme puisque il existe 12 positions différentes en signe qui doivent être multipliées par 12 positions possibles en Maisons qui doivent eux-mêmes être multipliés par 5 aspects possibles (je ne retiens ici que les aspects majeurs) avec 14 à 20 facteurs astrologiques différents selon qu’on utilise ou non la Lune noire, Cérès, les nœuds lunaires, etc. Une seule planète peut donc se traduire de (12X12X5X20) manières, soit avoir 14 400 (environ) significations possibles.
Ce chiffre montre bien combien qu’il est impossible de rédiger un dictionnaire d’interprétation vraiment exhaustif : on ne peut que comprendre le système puis ensuite l’appliquer.

Ce chiffre montre aussi la richesse de l’humanité car si on le multiplie une dernière fois par 11 (nombre de planète dans un thème en prenant en compte Cérès), on obtient 158 400 portraits théoriques, c'est-à-dire 158 400 possibilités d’être plus ou moins différents de son voisin ! Ce chiffre pourtant devrait encore être multiplié car il ne tient pas compte des conditions sociales de naissances ni des aspects astrologiques mineurs…

Pour continuer sur cette digression numérique (car elle est importante d’un point de vue philosophique), cela signifie que sur la population française totale (disons par commodité 60 millions) et en partant d’une donnée volontairement sous évaluée de 158 400, seuls environ 380 personnes sont vraiment et profondément identiques, sont réellement et définitivement « nos semblables ».Autrement dit, pour être plus parlant, il n’existe que 0,00063% de chance pour un français de rencontrer, dans son pays, quelqu’un qui lui est absolument identique…son « jumeaux astrologiques parfait ». Ces statistiques sont bien sûr approximatives et peuvent être contestées mais ils devraient pourtant inviter chacun à la tolérance puisqu’ils donnent une idée d’ensemble sur la pluralité de caractère.

4/ Deux planètes formant un aspect entre elles se déterminent mutuellement vers les significations des maisons qu’elles occupent.
Par conséquent, tout aspect formé entre deux planètes a toujours une signification double, selon qu’on le rapporte à l’une ou à l’autre de ces planètes.

Le domaine où vont se produire les effets d’un aspect dépend des secteurs (Maisons) où se trouvent les planètes en jeu. Toutefois, en dehors de la conjonction qui n’occupe qu’un unique domaine (excepté si conjonction dissociée entre deux maisons), tout aspect joue à la fois dans le domaine qu’occupe une planète et à la fois dans le domaine qu’occupe l’autre. L’aspect doit donc être traduit dans les deux sens.
Ainsi, si on a une opposition Lune I à Jupiter VII, on devra à la fois envisager que le caractère lunaire de l’individu (son laisser-aller ou son irréalisme par exemple) peut entraîner des problèmes dans ses rapports sociaux et notamment avec la société, la justice et les administrations (VII) mais aussi, dans le sens inverse, que les autorités sociales (VII) vont contrariés les rêves et la créativité spontanée du natif (I).

5/ Lorsqu’une planète ou un lieu du ciel reçoit simultanément deux ou plusieurs aspects, c’est le plus exact qui l’emporte en puissance sur les autres.

Règle simple demandant peu de commentaire et pourtant souvent oubliée dans la pratique : plus l’aspect est exact (orbe minimal), plus cet aspect est puissant et a tendance à prendre le pas sur d’éventuels aspects contradictoires.
Ainsi, un aspect de carré de 91° prendra le pas sur un aspect de trigone de 125° touchant la même planète.
Ajoutons même en notre nom personnel qu’un aspect exact peut être considéré comme dominant dans l’ensemble du thème et réclame une attention toute particulière.

II. Cinq Règles d’interprétation dans le thème

6/ Tout agent céleste n’agit que suivant la nature et la force qui lui est propre.

Un facteur astrologique quelconque ne pourra jamais agir contre sa propre nature (Mars ne représentera jamais le sommeil par exemple mais il peut par contre influencer celui-ci s’il se trouve en liaison avec les facteurs oniriques  comme le Cancer, la IV ou la Lune elle-même).
Par ailleurs, et l’idée est bien plus importante, on doit juger la force, la puissance d’un facteur astrologique : sera-t-il peu ou très agissant dans la vie du natif ? C’est bien sûr de cette idée force que viennent les procédures (diverses) pour calculer les dominantes d’un thème, c'est-à-dire précisément pour déterminer avec quelle ampleur une planète sera agissante chez un individu.
Chaque individu possédera donc des planètes très agissantes et des planètes moins agissantes dans sa vie comme s’il était plus réceptif à certaines influences astrales qu’à d’autres. Cela nous amène d’ailleurs à la règle suivante.

7/ Toute planète opère toujours conjointement avec le signe zodiacal dans lequel elle se trouve.

Une planète est profondément influencée par le cadre, l’énergie du signe, dans lequel elle se trouve. Ainsi, il faut envisager l’interprétation d’une planète en signe comme une unité indissociable. L’action d’un Mercure en Bélier sera toujours et invariablement différente de celle d’un Mercure en Balance par exemple. Dans le premier cas, nous avons un polémiste, dans le second un diplomate !

8/ Toute planète agit toujours sous la dépendance de la nature et de l’état de son Maître : le plus souvent elle opère en raison de l’état terrestre de ce dernier.

En plus de la nuance de nature apportée par le signe dans lequel la planète se trouve, il faut tenir compte du maître de cette planète. Ainsi, dans le cas d’un même Mercure en Bélier, la tonalité variera encore subtilement selon que Mars (maître du signe du Bélier et donc de Mercure s’y trouvant) est en Taureau II, en Gémeaux VIII ou en Cancer XII (etc.).

On peut toutefois préciser que la position terrestre (c'est-à-dire en maison) du maître est celle qui a le plus d’incidence. Ainsi, si le maître d’un Mercure en Bélier est en IV, c’est surtout dans le cadre de sa famille que le natif sera « polémique » tandis que si le maître est en IX, il pourra par exemple l’être surtout au niveau de ses convictions religieuses et philosophiques.

9/ Une planète est sous une dépendance plus étroite de son maître lorsqu’elle est en conjonction ou en aspect avec lui.

L’importance du maître d’une planète par rapport à celle-ci peut être jaugé en fonction du rapport entre les deux : si une planète forme un aspect quelconque à son maître, les deux énergies sont plus étroitement liées et il devient impératif de tenir compte de la planète maîtresse dans l’interprétation de la planète maîtrisée.
Inversement, l’influence est moindre si la planète maîtresse et celle sous sa dépendance ne forme pas d’aspect.
Ainsi, un Mercure en Verseau carré ou même quinconce à Uranus sera plus « uranisé » qu’un Mercure en Verseau sans aspect à Uranus.

10/ Les planètes se trouvant disséminées donnent des aptitudes multiples : rassemblées, elles confèrent des aptitudes limitées en nombre, mais très remarquables dans une certaine direction.

Peu de commentaire ici aussi mais retenons que la concentration de planètes dans un même secteur (quadrant ou maison), un même élément (feu, air, etc.) ou encore un même rythme (cardinal, fixe, etc.) confère des aptitudes réduites mais fortes dans le domaine concerné.
Ainsi, une concentration en Feu donnera des aptitudes de décideurs, de pionner et d’initiateur, une concentration en secteur III un talent oratoire ou littéraire, en VII un talent de conseiller, etc.
Inversement, un thème « éclaté » (figure commune dite de l’éclaboussure ou du Splash ne présentant aucun amas) donne des aptitudes et dons plus diverses mais souvent moins marquées, plus « touche à tout ».

III. Deux Règle d’interprétation en prévisionnel

11/ L’étendue des effets produits par un agent céleste par rapport à un individu donné est déterminée par la capacité de ce sujet d’en recevoir l’impression et de réagir sous cette impression.

Autrement dit, nous avons des réactions inégales aux influences astrales selon notre thème natal : l’un va facilement ressentir l’influence de Jupiter par exemple, tandis que l’autre sera plus sensible à l’influence de Saturne et ne ressentira que peu les transits jupitériens.
Retenons que les planètes dominantes à notre naissance continueront à l’être, par transit, tout au long de notre vie et une personne à dominante natale uranienne sera par exemple, tout au long de sa vie, plus sensible qu’une autre aux influx et aspects de cette planète. Cet individu uranien captera beaucoup plus fortement les ondes uraniennes et sera capable, plus qu’un autre, d’y réagir et de modifier (positivement ou négativement) sa vie en fonction.

astrologie

12/ Une même planète peut produire, par son influence, des effets divers sur un même sujet.

Si une planète a bien une nature qui lui est propre et inaltérable (Jupiter agit par exemple toujours par dilatation, expansion et excès), l’action spécifique d’un transit planétaire peut être très variable en fonction de l’ensemble des transits et de l’endroit où il forme un aspect dans le thème.

Ainsi, non seulement une conjonction de Jupiter à , disons, Vénus aura des effets différents qu’un carré entre ces deux planètes ou une conjonction Jupiter/Mercure mais, de plus, une même conjonction Jupiter sur Vénus aura des effets différents selon la configuration de la totalité des autres planètes en transit.

Donc, si un même aspect planétaire traduit bien une phase identique (par exemple un épanouissement des sentiments avec Jupiter/vénus), il se traduire concrètement de manière très différente si dans le même temps, par exemple, Saturne est conjoint ASC (approfondissement d’une relation existante) ou si, autre exemple, Uranus est carré Lune (changement radical dans les relations, nouvelle relation).
Autrement dit, il est très difficile de déterminer l’action exacte d’une planète car cette action dépend de la configuration générale : on ne peut que relever les différentes phases actives dans la vie et les traduire, en trouver la signification et l’impact, dans la vie de l’individu sans pour cela dire exactement ce qu’il adviendra : l’astrologie décrit des climats, des phases, non des événements.

IV. Six Règles d’interprétation des maisons

13/ Toute maison possède une signification essentielle, puis une signification accidentelle qui se rapporte en réalité à la maison qui lui est opposé.

Chacun connaît sans doute la signification globale de chaque maison, toutefois, il faut bien discerner l’essence première d’une maison et les attributs qu’elle s’octroie en surplus du fait qu’elle est à l’opposé de l’autre.
C’est ici l’idée « d’axe » qui est envisagé. Ainsi, on dit schématiquement que la II représente nos gains. C’est pour cette raison qu’à l’opposé, la VIII s’occupe de nos pertes car la maison VIII en elle-même concerne en premier lieu les transformations (c’est son essence première) et non les pertes, lesquels sont une des signification « accidentelle » de ce secteur.

14/ Lorsqu’une maison n’est occupée par aucune planète, on juge cette maison d’après la nature et l’état de son maître.

Si une maison est vide, on l’interprète en fonction de la position (signe/maison) et de la nature de son maître.
Par exemple, si La maison X est vide, on jugera des ambitions personnelles à travers le maître de cette maison. Dans le cas où le MC est en Balance, on se réfère par exemple à Vénus.

15/ Lorsqu’une seule planète occupe corporellement une maison, c’est elle qui décide de cette maison ; cependant son maître y participe.

La présence d’une planète dans une maison l’emporte sur le maître de cette maison sans pour autant totalement en annuler les effets.
Ainsi, si Saturne est en X, une carrière politique tentera peut-être le natif mais ce sera plus probable si le maître de la X se trouve par exemple en IV (la patrie) que s’il se trouve en VI (carrière toujours « saturnienne » mais plus vraisemblablement orientée vers la science).

16/ Lorsqu’une planète domine  dans la maison dans laquelle elle est corporellement placée, ses effets acquièrent d’autant plus intensité.

Dit plus simplement, lorsqu’une planète se trouve en domicile, son influence est plus forte. Toutefois, son influence est aussi intense si elle se trouve dans le signe suivant celui qu’elle gouverne mais que la maison dans laquelle elle se trouve débute dans son signe à elle : par exemple, La lune en Lion dans une maison commençant en Cancer est tout aussi forte qu’une Lune en Cancer puisque l’influence d’un même facteur (ici, la Lune) est dans les deux cas double.

17/ Plus il y a de planètes réunies corporellement dans une maison, plus cette réunion présage quelque chose d’extraordinaire à l’endroit des choses signifiées par cette maison.

La concentration au sein même d’une maison est toujours l’indice que ce domaine de la vie du natif prend une importance considérable dans le déroulement de sa vie et l’accomplissement de son destin.
Ainsi, tout amas sectoriel (Trois facteurs astrologiques ou plus dans une même maison) doit attirer l’attention de l’astrologue professionnel : ce domaine (par exemple la santé avec un amas en VI ou la carrière avec un amas en X) aura en effet une importance fondamentale pour le natif et une grande partie de ses efforts auront en général pour but d’atteindre un objectif particulier (dépendant des planètes en jeu) dans le domaine précisé.

Signalons que les amas en maisons angulaires indiquent souvent une volonté forte, consciente, dans un domaine particulier tandis que les maisons fixes représentent davantage un état de fait perpétuel et que les maisons mutables indiquent des états plus subis.

Ainsi, un amas en X (maison Angulaire) donne une très forte ambition ; un amas en II (fixe) montre que les questions d’argent et de moyens en général occuperont toujours une place prépondérante dans les événements de la vie du natif ; un amas en XII (mutable) laisse présager de nombreuses circonstances extérieures, indépendantes de la volonté du natif.

Ainsi, on peut schématiquement dire que les maisons angulaires montre une volonté consciente, les maisons fixes une constance dans l’existence, les maisons mutables l’intervention ponctuel du destin.

18/ L’action la plus puissante dans le sens des significations d’une maison présentant plusieurs planètes appartient à celle de ces planètes qui est maîtresse de cette maison ; puis à celle qui y est en exaltation ; en troisième lieu à celle qui possède la plus grande analogie naturelle avec ces significations. La quatrième place dans l’ordre de puissance revient à la planète qui est la plus rapprochée de la pointe de la maison.

Nous pouvons, dans le cas d’une maison présentant un amas, déterminer une sorte d’ordre de préséance, d’influence entre les planètes de l’amas.
En ordre décroissant donc :

- Planète en maison étant aussi maître de la maison (par exemple Saturne en Verseau et en maison V si la cuspide de V est en Capricorne)
- Planète en exaltation (par exemple Vénus en Poissons)
- Planète dont l’essence se rapproche le plus du sens de la maison (par exemple Lune si on est en secteur V mais Mars si on est en secteur X)
- Planète la plus proche du début de la maison (car on en aura davantage conscience et on utilisera plus facilement son énergie dans le domaine concerné).

On peut encore ajouter que si parmi les planètes en présence se trouve le maître d’ascendant, celui-ci aura tendance également à l’emporter.

V. Deux Règles d’interprétation des maîtres de maison.

19/ Le maître d’une maison placé dans une autre maison de la figure indique que les penchants et les tendances du sujet iront principalement vers les choses signifiées par cette maison.

Peu de commentaire : la place du maître d’une maison (et surtout des maisons angulaires) est déterminante dans l’orientation des activités de la dite maison.
Par exemple, le maître de X en III oriente la carrière vers l’écrit et les supports de communication en général tandis que le maître de X en IV signe plutôt les métiers liés à la famille, à l’histoire ou encore exercés à domicile.

amas astrologie

20/ De deux ou plusieurs Maîtres d’une maison, il faut préférer celui qui gouverne la pointe de la maison. Cependant, les autres maîtres ne doivent pas être négligés, et si l’un deux est plus puissant que le premier par le fait de ses analogies naturelles ou de son état, il passe en importance avant le premier.

Le premier maître de maison est en général plus important que le second, autrement dit, la planète gouvernant le signe où débute la maison prévaut sur celui dans lequel s’achève la maison. Toutefois, le second maître peut nous donner une indication complémentaire et même parfois prévaloir sur le premier si, pour une raison ou une autre, la planète concernée est davantage valorisée dans le thème.

Ainsi par exemple, une maison commençant en Bélier et finissant en Taureau. De façon théorique, la position de Mars sera davantage à prendre en considération que celle de Vénus mais s’il se trouve que cette Vénus est dominante (par exemple par culmination ou parce que l’ascendant est en Balance, ou encore parce qu’elle est conjointe à un luminaire, etc.), alors, on prendra bien garde de tenir compte d’elle, de sa position et de ses aspects.

VI. Conclusions

Il existe évidemment bien plus que 20 règles en astrologie, ce cours aurait tout aussi bien pu en présenter cinquante ou même cent mais ces vingt règles-là sont sans doute les plus capitales puisque la plupart des autres (mais aussi des contre-règles et exceptions innombrables en astrologie) découlent d’elles.
Nous ne pouvons espérer condenser en un seul article toute la connaissance astrologique : ainsi, si la règle N°5 nous dit qu’un aspect étroit est plus puissant qu’un aspect large, nous n’évoquons pas les cas particuliers qui ne manquent pas : aspects entre planètes elles-mêmes dominantes (par exemple carré angulaire), aspect en réception réciproque ou encore aspect aux luminaires, au maître d’ascendant…

Plusieurs théorèmes sont donc absents de ce cours, ainsi en est-il des aspects séparants et appliquants, ainsi en est-il de la prise en compte des signes interceptés ou de l’utilisation des progressions ou des Révolutions solaires. Il est impossible d’être exhaustif.

Jupiter et l'astrologie

La synthèse jupitérienne si nécessaire en astrologie

Notons que ce cours est taxé d’une difficulté 3 dans le sens où il est accessible avec une bonne connaissance des rudiments de l’astrologie (parfaite maîtrise des signes, des maisons et des planètes). Toutefois, quiconque a parfaitement assimilé les vingt règles venant d’être énoncées et étant capable de les utiliser dans son exercice quotidien peut se considérer comme un astrologue accompli à qui s’ouvre les voies de la spécialisation...Que les étudiants ne se découragent toutefois pas car il faut à mon avis au plus talentueux au moins trois années de pratiques assidues (c'est-à-dire au moins deux heures par jour tous les jours) pour véritablement maîtriser tous les rouages astrologiques.

Je tenais enfin à dédier cet article à Paola, sans l’aide logistique de laquelle, elle sait pourquoi, la rédaction de ce cours n’aurait pas été possible.

« Nulle passion n'est plus forte dans le coeur de l'homme que le désir de faire partager sa foi. »

Virginia Wolf

 

Tous droits réservés Philippe REGNICOLI
Reproduction totale ou partielle interdite sans autorisation écrite de l’auteur

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