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interviewVoici la suite de notre étude astrologique consacrée aux corrélations possibles entre le zodiaque et le cinéma d’horreur, à savoir, selon votre signe du zodiaque et les astres dominants votre thème astral, quelles situations ont plus de chances de vous faire cauchemarder que d’autres ? Mais nous proposons aussi en complément de déterminer à quels monstres devenus célèbres pouvez-vous vous identifier ?"

Nous évoquerons dans cette antépenultième partie les signes de la Balance, du Scorpion et du Sagittaire.


Avertissement anti-spoil : Cet article va nécessairement dévoiler une partie des oeuvres citées, parfois même la surprise finale. Vous lirez donc ce texte... A VOS RISQUES ET PERILS !!!

VIIa. Les cauchemars de la Balance : "soyez les bienvenus"

Quand on parle de la Balance, on imagine un univers tout de douceur et de subtilité, se nuançant dans les tons pastels, se déclinant dans l'harmonie et la concorde. En effet, la Balance est le signe de la rencontre nécessairement humaine et civilisée. Pour les effrayer, rien de plus facile : extirpons nos diplomates esthètes de leur monde rose et bleu pour les plonger dans une histoire où il n'y a qu'une seule couleur : le rouge sang !

Dans un premier temps, nous allons les faire courir : déjà, une Balance, ça n'aime pas courir (c'est fatiguant !). En effet, les talons hauts et les mocassins en cuir ne sont pas fait une course poursuite, qui se fini régulièrement dans la boue d’ailleurs. Qu'importe de se salir, de toute façon, vos si beaux vêtements de marque finiront teintés du rouge de votre sang !

Vous avez compris, nous sommes dans un slasher movie

Vous êtes donc poursuivi par un "ravageur" Bélier (Jason, Mike ou un autre de leurs nombreux amis), c'est à dire quelqu'un qui n'a aucune envie de discuter. Ni le charme, ni la diplomatie, ni même la négociation sont utiles face à un psychopathe qui n'a aucune empathie. Deux solutions : la fuite ou le combat. Dans un cas comme dans l'autre, la Balance est bien mal partie, signe d'exil de Mars, se battre n'est pas sa spécialité, la Balance maniant plus efficacement la plume que l'épée (ou le rimel que la tronçonneuse).

Les réalisateurs de ces films l'ont d'ailleurs bien compris, les personnages les plus marqués par la Balance sont souvent les premiers à se faire étriper.

Donnons une mention spéciale à "massacre à la tronçonneuse" qui est sans doute le plus terrifiant pour une Balance par l'outil "héros " du film. Quoi de plus "anti Balance" que cette machine lourde, inesthétique, bruyante et dont l'utilité est de découper brutalement les troncs d'arbres (ou des troncs humains) ? Le résultat est d'une incroyable et sanglante violence, avec de l'hémoglobine à souhait, des tripes à l'air et des membres qui volent avec pour ambiance une magnifique harmonie entre les vrombissements de la tronçonneuse et les hurlements hystériques des victimes.

Texas Chainsaw Massacre

Nous voilà tout naturellement vers la suite des réjouissances : les films gores.

Le gore s'attarde sur la blessure infligée, le but étant de dégouter le spectateur.

Ce qui est dérangeant pour la Balance, c'est l'horreur visuelle en soi. Signe de l'esthétisme, de l'art, du beau ; les scènes où l'hémoglobine coule à flots, où les organes pendent et où les corps sont démembrés sont particulièrement pénibles. La Balance, plus qu'un autre signe a du mal à comprendre l'esthétique de l'horreur (que l'on peut rapprochée du Scorpion, dont le maître Pluton est en exil en Balance).

Les films d'horreur comportant des scènes gores sont légions, que se soient les zombies avec les scènes de "festins" particulièrement dérangeantes, ceux où le meurtrier se lâche sur la victime, ou d'autres quand les monstres dévorent les infortunées victimes ....tout film comportant ce genre de plan est susceptible de mettre les Balances très mal à l'aise (ou la part Balance que nous avons tous en nous).

Voyons les exemples les plus parlants :

Dans la "colline à des yeux" de Wes Craven (et bien sur ses suites et ses remakes), les héros sont décimés par une bande de mutants irradiés par des essais nucléaires. Tout y est : la course poursuite dans un milieu hostile, l'inefficacité des armes Balance (charme, diplomatie...) et l'horreur visuelle (par les scènes gore mais aussi la laideur des mutants).

Parlons aussi de "Frontières" (une rare production gore française) ou des jeunes voleurs se retrouvent prisonniers d'une pension tenue par une famille de néo nazis. Menée par une main de maître par un père fou fanatique (bon représentant du Capricorne, signe en carré avec la Balance), la fratrie va massacrer les jeunes gens, non sans les torturer au préalable. Nous aurons droit non seulement à des scènes d'une rare violence mais aussi d'une bonne destruction psychologique, ce qui rappelle les méthodes nazies des camps de concentration. Notons également que le concept de famille psychopathe se rapproche du Cancer, signe en carré avec la Balance, tandis que la violence extrême évoque le Bélier, signe polaire de la Balance.

Enfin, le contexte de "Frontières " est particulier, il s'agit de la venue de l'extrême droite au deuxième tour de la présidentielle. Même si il existe des Balance tentées par l'Extrême droite (l'astrologie ne peut découvrir les choix politiques ou religieux), le signe est plutôt symbole d'un équilibre et de la répulsion face à l’extrémisme.

"Hostel" est sans doute le plus célèbre dans cette branche de film. De jeunes touristes visitant la Slovaquie sont enlevés pour être livrés au sadisme de riches pervers. Les tenanciers de cette sinistre entreprise proposent, moyennant des finances exorbitantes, de torturer à mort les jeunes gens qu'ils séquestrent.

Si Hostel et sa suite sont si dérangeants pour une Balance c'est que le rapport humain est vu dans ce qu'il peut avoir de plus atroce. Le principe du septième signe est l'échange, la rencontre avec un autre différent et égal dans un but de mutuel enrichissement. Dans Hostel, la rencontre se fait dans un contexte de domination, toute attitude civilisée est bannie pour laisser place à l'expression des instincts les plus noirs et les plus sadiques (nous sommes complètement dans un contexte Plutonien, planète en exil en Balance). Le tortionnaire prend autant de plaisir à faire souffrir qu'à humilier la victime. Signe de la civilisation, la Balance se retrouve donc face à des personnes intégrées à la société mais reniant complètement toute empathie, se payant le luxe de devenir bourreau. Ce désir de toute puissance que l'on sent chez les clients d'Hostel rappelle Pluton encore, mais aussi le Soleil, planète en chute en Balance.

Mais ce n'est pas tout, les futures victimes sont piégées par de jeunes filles séductrices, ainsi le flirt, le jeu du charme, activité où excellent les Balances devient un dangereux exercice aboutissant à l'horreur.

Nous aurons droit ensuite à ces scènes gores si caractéristiques, mais très bien tournées, de sorte que nous retrouvons cette esthétique de l'horreur (dans le deuxième opus, nous avons notamment une référence aux tortures de la célèbre Elisabeth Bathory et ses bains de sang).

Enfin, il faut savoir que dans Hostel, être tortionnaire ne met pas à l'abri, tout client signe un contrat : on ne ressort pas de là sans avoir tué . Gare, à celui qui trop lâche, ou ayant des remords ou un sursaut d'humanité, il finira dévoré par les chiens. La Balance est non seulement le signe du contrat (encore un dévoiement des principes du signe) mais aussi celui qui serait le moins susceptible d'aller jusqu'au bout du contrat (la lâcheté est un défaut parfois reproché au signe, tout comme l'humanité est une de ses qualités reconnues).

Pour finir, notons que le film eut aussi une polémique car le gouvernement slovaque n'a pas apprécié (on peut le comprendre !) l'image donnée par le film de son pays. Hostel a donc réussit à créer une contestation, un accroc à la diplomatie dans la réalité : ce film aura dérangé jusqu'au bout nos si pacifistes Balances !

En conclusion, chers Balances si vous partez en vacances, n'oubliez pas que le rouge, c'est parfois moins salissant !

VIIb. Les monstres de la Balance : les séducteurs

Mais oui, les Balances sont des créatures raffinées, douces, tendres, toutes pétries de pacifisme et incapables de violence ......comment imaginer un seul instant que ces êtres aériens puissent se retrouver retenus comme monstre principal d'un film d'horreur ?

Mais il n'est pas nécessaire d'être un monstre brutal assoiffé de sang et de tripes pour faire des dégâts. Avec un petit sourire et une parole aimable, le meurtre passe tellement mieux !

Donc, amis Balance, nous avons dénichés pour vous de vrais monstres qui savent massacrer leur entourage tout en restant élégants. Car oui, on peut tout à fait mener une carrière de dangereux psychopathe et arranger un bouquet de fleurs dans un vase.

Commençons par le Wishmaster : si Vénus en Taureau était terrifiée par notre Djinn sournois, la Vénus évoluée de la Balance se retrouve en lui.

Le principe de Wishmaster est un peu pervers : le Djinn vous promet monts et merveilles, mais exaucera votre vœu de façon dévoyée. Souhaitez ne plus souffrir, il vous tue ; souhaitez ne plus vieillir, il vous fige ; souhaitez un moment exceptionnel...vous ne l'oublierez pas de sitôt (si vous y survivez !).

Ce qui appuie le côté Balance du Wishmaster, c'est qu'il ne peut vous faire du mal si vous n'exprimez aucun désir. La Balance, signe vénusien, experte en désir, envie, souhait a surtout à la réputation de ne rien faire sans personne, d'avoir besoin de quelqu'un pour agir. En effet, le Djinn a besoin de vous pour vous nuire, c'est vous qui souhaiterez le voeu fatal, c'est vous qui vous mettrez dans le pétrin !

Mais on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre comme on n'attire pas la victime avec un monstre effrayant et moche. Or le wishmaster est un monstre effrayant et moche sous sa forme originelle, c'est pourquoi il préférera avoir une apparence beaucoup plus commerciale. En civil, le Djinn est un homme élégant, un dandy souriant et extrêmement poli et compréhensif (Andrew Divoff). Le Djinn est séduisant, séducteur et surtout à l'écoute : il se montre attentif, vous pousse à la confidence et finira par vous faire avouer votre fantasme secret ce qui scellera votre perte. Nous avons la parfaite illustration des qualités de la Balance toujours ouverte à l'autre, prompte au dialogue et à la confidence, mais surtout de ses défauts : la manipulation, le double jeu, l'hypocrisie mais surtout le manque d’initiative. Même quand on est un dangereux monstre, si on est natif de la Balance, on a besoin de quelqu'un pour agir !

Notre sournois Djinn, s’il est d'une rare perversion avec le genre humain, n'agit pas pour lui même. Le but du Wishmaster est d'ouvrir les portes dimensionnelles retenant ses semblables afin d'offrir la Terre à son peuple. Ainsi le monstre si il n'agit pas de lui même, n'agit pas pour lui même nous plus. Voici une créature qui est vraiment tournée vers l'autre, ce qui le relie effectivement à la Balance.

Wishmaster

Encore plus marquée par ce signe délicat, voici la petite princesse psychopathe : Esther.

Pauvre petite orpheline qui ne demande qu'à faire la joie de ses parents adoptifs, Esther a tout d'une petite Candy, princesse Sarah ou autre Georgie auxquelles se sont identifiées tant de petites filles.

Esther est d'un raffinement et d'une élégance hors du commun, c'est une artiste accomplie qui a réel talent pour le dessin, la musique, le chant. Quel magnifique portrait de la petite fille Balance, souvent comparée à une princesse de contes de fées mais comme toute Balance, Esther cache son jeu.

Car cette petite fille est un monstre aussi dangereux et meurtrier que les ravageurs Béliers. Mais quand on n’a pas la musculature du Predator, on ne peut pas tout simplement prendre une grosse hache et faire le travail, il faut un peu plus de subtilité.

Esther est incroyablement intelligente, elle manipule sa petite soeur (plus faible qu'elle et handicapée par sa surdité), la met d'abord en confiance pour mieux l'impliquer dans ses meurtres (encore cette manie Balance de ne rien faire seule). Elle manipule son père pour qu'il se défie de sa mère qu'elle manipule pour la pousser à la folie. Esther remarque et utilise les faiblesses de ses victimes (le handicap de sa soeur, mais surtout le passé douloureux de sa famille, marquée par la mort d'un enfant qui avait plongé la mère dans l’alcoolisme) car elle même est faible physiquement. C'est exactement le comportement du signe de la Balance, celui ci étant dénué d'agressivité directe (Mars et Pluton en exil), quand il est mené à se battre ou à faire du mal, il est contraint de passer par des moyens détournés.

Experte dans l'art du double jeu, Esther s'amuse avec les apparences, mettre en défaut ses ennemis tout en paraissant parfaite, tuant dans l'ombre, piquant ses crises en privé, toujours montrant cette face rassurante de petite fille modèle .

Esther aura une antipathie d'emblée pour son frère Daniel qui est l'archétype de l'enfant Bélier (signe polaire de la Balance), il juge Esther chochotte, snob, il la trouve bizarre, trop sophistiquée. Lui est le "petit mec" type qui n'a de passion que pour les jeux vidéos et les jeux de guerre. Esther se fera une joie de l'humilier et de le terroriser, petite vengeance des enfants Balances pas toujours armés pour faire face à leurs camarades Béliers !

Attention, la suite de l'analyse d'Esther va révéler la surprise finale, si vous souhaitez garder le suspense de ce très bon film, avancez jusqu'au prochain monstre !

Si Esther est aussi forte, c'est qu'elle a un secret, elle est atteinte d'une rare maladie : le nanisme harmonieux (qui existe réellement), pathologie qui stoppe la croissance sans provoquer de disproportions. Esther a gardé l'apparence d'une petite fille alors que c'est une femme d'une trentaine d'années ! C'est en réalité une patiente échappée d'un hôpital psychiatrique qui n'en est pas à son coup d’essai. Tout d'abord, on peut saluer la formidable interprétation de la jeune actrice Isabelle Furhman qui réussit à incarner brillamment un tel personnage.

Toujours experte dans l'apparence, Esther se maquille pour masquer les rides naissantes et les marques de la folie, elle porte constamment des rubans aux poignets et au cou pour cacher les cicatrices de contentions, elle se bande douloureusement la poitrine pour garder sa silhouette enfantine.

Cette façon de se contraindre pour garder une image impeccable nous rappelle que la Balance est co-régit par Saturne, planète de la contrainte et de la frustration.

Symboliquement très fort est le passage où le père découvre la réalité des oeuvres d'Esther, à la lumière blanche (Soleil en chute), il s'agit d'oeuvres enfantines bien que talentueuses, à la lumière noire (Saturne en exaltation) se révèlent les fantasmes sexuels et violents de la femme tourmentée.

Ce qui finit par relier Esther au signe de la Balance est le but de la fausse petite fille : obsédée par le couple, elle cherche à prendre la place de la mère et à séduire le père .Ce signe étant justement le signe du couple et de l'union, Esther restera sans doute l'un des monstres les plus typiquement Balance.

Fin des révélations.

Encore moins susceptible de faire peur qu'Esther, voici Joshua. Ce petit garçon est le héros du film éponyme qui fera bien des dégâts dans sa famille avec encore moins de violence qu’Esther.

Le mal va naître ou se révéler en Joshua après la naissance de sa petite soeur, le garçonnet ne supportant pas d'être relégué au second plan. Ce petit prince va se montrer diabolique afin de se venger de ses parents.

Tout d'abord, à l'instar d'Esther, Joshua est le garçon Balance idéal, poli, calme, brillant, c'est un enfant très bien élevé, qui n'a jamais posé de problème . C'est également un artiste, il joue du piano et chante avec beaucoup de talent. Malgré son jeune âge, il a déjà tout le raffinement et l'élégance du septième signe jusqu'à la caricature. Ce petit ange dénué de toute brutalité n'en sera que plus dérangeant quand il va se muer en démon. Joshua possède déjà une caractéristique Balance inquiétante : la maturité. C'est encore là que l'on voit la marque saturnienne de ce signe tout en nuance, le garçon montre déjà une capacité de compréhension, un contrôle de ses affects très (trop ?) développés pour son âge.

On a du mal à saisir ce qui provoque le comportement du garçon, la jalousie sans doute, mais à plusieurs reprise le film montre que Joshua se compare avec le bébé. Comment ses parents et son entourage peuvent ils avoir le moindre intérêt pour cette créature braillarde, informe, grossière et puante qu'est ce vulgaire bébé, tandis que lui est si raffiné, si talentueux ? En somme, Joshua méprise déjà allégrement les caractéristiques Béliers que tout bébé incarne plus ou moins (n’oublions pas que le premier signe symbolise la naissance).

Mais comment en faire baver son entourage quand on a que 9 ans et un certain style. Effectivement, quand on est Balance, il n'est pas question de piquer une crise de nerf, d'hurler, taper, cogner ou pire, ruiner la déco du salon avec sa batte de baseball (d’ailleurs on ne fait pas de baseball quand on est Balance, et pourquoi pas du foot tant qu'on y est ?). Manipulons plutôt Mamy, cette évangéliste fanatique pour la faire entrer en conflit avec Maman pour commencer .Servons nous plutôt de la dépression post partum de Maman et conduisons là à l'internement psychiatrique. Faisons plutôt croire à la pédopsy que Papa nous viole ou nous bat avec de beaux dessins idoines (vous savez, ceux avec beaucoup de rouge et de noir) et conduisons le directement en case prison. Et tout ça, sans violence, avec sourire, élégance, classe et seulement 9 ans ! Ah oui, Mamy, on va quand même la pousser dans les escaliers, mais on attaque dans le dos évidemment !

Remarquons que comme Esther, Joshua s'attaque à la famille, symboliquement reliée au signe du Cancer, en carré à la Balance.

Mais il n'était pas question de terminer aux services sociaux, ce n'est pas un milieu avec beaucoup de standing, par contre Tonton, lui même artiste, esthète, pianiste et qui a le bon gout de laisser soeurette à une nurse à plein temps sera un excellent tuteur ...

Chantons une chanson au piano avec lui "....ils ont été méchants, plus personne ne les aimera jamais «. Après tout la Balance n'est il pas le signe de la justice, Joshua ne fait qu'appliquer sa sentence.

VIIIa. Les cauchemars du Scorpion : "l'arroseur arrosé"

On entend d'ici les Scorpions avec leur ironie si célèbre : " Nous les Scorpions, on a peur de rien, c'est nous qui faisons peur, c'est nous les enfants de Pluton, les princes des ténèbres !"

C'est vrai, on sait que votre courage n'est pas une légende, ni votre attirance pour le sombre ou votre complicité avec les cauchemars qui nous terrifient, nous autres pauvres mortels. D'ailleurs votre réputation n'est plus à faire : signe de la mort, de la destruction (on devrait plutôt dire du rapport à la mort et à la destruction), régit par Pluton, le seigneur des Ténèbres himself et Mars, le guerrier impitoyable, vous êtes naturellement armés pour vous sentir à l'aise là où personne ne voudrait rester !

Donc passerions nous d'emblée au chapitre des monstres Scorpions qui sont légions ? Hors de question, il y a bien quelque chose qui pourrait faire peur aux Scorpions : eux même !

Nous allons aborder une série de films où la surprise finale constitue l'atout majeur de notre analyse, donc si vous ne voulez pas gâcher un film que vous n'auriez pas vu, avancez réellement jusqu'aux monstres Scorpions, non sans cette certitude : eux aussi ils ont peur !

Si un film est célèbre pour son twist final, c'est bien "Sixième sens». Vite devenu un classique du genre, le film de M Night Shyamalan (natif du Lion, signe en carré au Scorpion) a cloué le bec à des milliers de téléspectateurs incrédules face à la chute finale.

Bruce Willis y joue le rôle de Malcom Crowe, pédopsychiatre (profession déjà très Scorpion en soi) qui est amené à s'occuper d'un jeune garçon très troublant, Cole Sear (Haley Jole Osment).

Malcom cherche à aider Cole pour compenser une négligence sur un autre patient qui a tournée au drame. Ce dernier s'est introduit chez le psychiatre, lui a tiré dessus avant de se suicider. Cette démarche correspond bien à notre attitude Scorpion de rédemption.

Un Scorpion type peut très bien se retrouver dans le personnage de Malcom, il est l'image du héros cherchant à se donner une seconde chance en sauvant ce jeune garçon (dont l'attitude, l'enfermement et le don médiumnique le rapproche des Poissons, signe d'eau comme le Scorpion). Le film met l'accent sur la nécessité d'écoute, de compréhension mais aussi sur la remise en question de nos croyances. Car le secret de Cole est inimaginable pour un esprit rationnel comme celui de Malcom : il voit déambuler devant lui des morts, des fantômes, parfois agressifs.

Le Scorpion se sent à l'aise avec les images dérangeantes des spectres que l'on rencontre durant tout le film, ce n'est pas ça qui va lui faire peur. Il appréciera encore plus la moralité : les fantômes ne sont pas mauvais, ils souhaitent délivrer un message aux vivants ou ont besoin d'aide, mais quoiqu'il en soit, le rôle de Cole est bien celui d'un médium : aider les fantômes à trouver le repos en aidant les vivants à mieux vivre.

Le signe du Scorpion est celui qui joue avec les codes du manichéisme, il est tout blanc ou tout noir, mais il apprécie aussi que ce qui est traditionnellement mauvais (les fantômes en l'occurrence) soit en fait bon. Pour un Scorpion, le mauvais n'est pas forcément celui qui est en noir et le bon pas forcément celui qui est en blanc, il apprécie quand les apparences sont trompeuses (lui qui est si souvent victime du "délit de sale gueule").

Malcom, le héros Scorpion a bien fait son job, le garçon trouve sa voix, les fantômes sont apaisés, son erreur est réparée. Belle conclusion du film, la rédemption, la transformation ont eu lieu, le Scorpion a joué son rôle d'alchimiste de l’âme.

Mais le film ne s'arrête pas là : Malcom est satisfait, il rentre chez lui retrouver sa femme qu'il a trop longtemps négligée. Mais qu'elle n'est pas son horreur quand il s'aperçoit que le coup de feu du début du film lui a en fait été fatal : Malcom n'est rien d'autre que l'un des fantômes venus demander de l'aide à Cole. Arroseur arrosé, le Scorpion se retrouve en situation de demandeur, c'est lui qui avait besoin d'aide, c'est lui qui devait être sauvé.

Le film se termine bien, le héros trouve la paix par sa prise de conscience, comme le jeune médium trouve une nouvelle direction dans sa vie, mais les quelques secondes de terreur face à la révélation finale sont particulièrement difficile pour un Scorpion qui, tellement persuadé d'avoir compris toutes les ficelles du film se retrouve pris au dépourvu.

Sixième Sens

Le scénario et le final de "Les Autres" se rapproche beaucoup du "sixième sens" où nous croyons avoir affaire à une "banale" maison hantée. Encore une fois, le Scorpion se retrouve en terrain conquis : le film joue sur l'angoisse grandissante, les ombres, les bruits inquiétants. Nicole Kidman y incarne avec beaucoup de talent Grace Stewart, une mère de famille à la personnalité très Scorpion.

Grace est un Scorpion introverti (une facette du signe qui se rapproche de la Vierge), nerveuse, dévouée à sa famille, courageuse, très stricte mais dont la froideur cache à peine la passion et l'amour inconditionnel pour ses enfants, Anne et Nicholas. Ceux ci sont atteints d'une rare maladie occasionnant une terrible photosensibilité (probablement la protoporphyrie) qui leur empêche tout contact avec le Soleil. La vaste demeure est ainsi plongée dans le noir et les portes ne peuvent être ouvertes si la précédente n'a pas été fermée à clef auparavant. Cette ambiance sombre, lourde jouant ainsi sur le huit clos nous plonge dans l'univers Scorpion.

Tout autant sur le mode Scorpion est le thème du film : la venue d'inconnus , les "autres" que sont les trois domestiques dont l'arrivée au service de Grace débute le film mais aussi les autres qui s'insinuent au fur et à mesure du film sans que nous parvenions à déterminer leur nature (même si il semble évident qu'il s'agisse de fantômes ) . Le Scorpion est amateur de mystère mais aussi concerné par le rapport à autrui (dans la ronde zodiacale il valorise affectivement la rencontre réalisée en Balance, c'est le signe de la passion que se soit dans l'amour, la haine, la confiance ou l'hostilité), le film est ainsi dédié au huitième signe, les natifs se trouvent réellement dans leur élément.

Cependant " les autres" joue avec les nerfs de nos Scorpions, on est effectivement de plus en plus susceptible de soupçonner Grace de folie, et surtout ce film introduit un personnage rare dans les oeuvres : le très ambigüe Mme Bertha Mills (Fionnula Flanagan) qui a tout du Taureau le signe polaire du Scorpion. Rare parce qu'il est difficile de décrire une personnalité Taureau inquiétante, soit nous avons un type positif très attachant, soit un monstre très primaire (cf. les Dévoreurs). Mme Mills a tout du Taureau positif, elle est aimable, calme, posée, aimante, chaleureuse (avec la retenue qui s'impose à son rang et à l'Angleterre du début du siècle), bonne cuisinière et présente même les rondeurs épanouies typiques des natives d'âge mûr. Or cette charmante dame est très inquiétante : de toute évidence elle sait ce qui se cache derrière le murs de la maison, serait il possible qu'elle soit l'ennemie, qu'elle veuille rendre Grace folle ?

Le film s'amuse avec la paranoïa des Scorpions, leur manie de chercher un ennemi partout, peut être même jusque dans la fille de Grace, Anne bizarrement lucide sur la situation, rebelle et défiant l'autorité et la foi de sa mère ( Anne a un caractère de Verseau, signe en carré au Scorpion).

Mais le final sera tout autre, Grace n'est pas folle, Mme Mills n'est en aucun cas une ennemie, elle cherche juste à adapter la famille à la "nouvelle situation " : la mort ! En effet, nous apprenons que ce ne sont pas des fantômes qui hantent Grace et sa famille, ce sont des vivants !

Incroyable retournement de situation : Grace a tué elle même ses enfants dans un accès de folie avant de se suicider, les fantômes se sont eux ! Et il se trouve que les fantômes ont peur des vivants. Mme Mills et les autres domestiques sont également des spectres, plus anciens, plus conscients qui voulaient permettre à Grace d'accepter sa condition.

Le film se termine sur une note en mi teinte : si la famille accepte sa condition (sa transformation : phénomène Scorpion), Grace reste obnubilée par sa propriété " cette maison est a nous!" fait elle répéter à ses enfants, ce qui la laisse soumise au principe du Taureau (signe de l’avoir).

Que se soit "sixième sens " ou "les autres", se qui est dérangeant pour un Scorpion c'est que le fantôme n'est pas conscient de son état. La lucidité est une qualité généralement dévolue au Scorpion. Ceux ci sont aussi réputés pour avoir un rapport plus facile avec la mort que les autres. Or ces films leur rappellent le mystère de la mort et que, même eux, princes des ténèbres, ne peuvent être totalement à l'aise avec elle.

Mais "les autres " introduit une notion plus terrifiante pour les Scorpions, en fait le méchant c'était l'héroïne, même si Grace n'est pas un monstre, mais une victime de son désespoir, c'est elle qui a tué ses enfants, c'est le thème du troisième film qui arriverait à faire frémir nos Scorpions : "Angel Heart"

Harry Angel (interprété par Mickey Rourke) est un détective privé chargé par le très mystérieux Louis Cyphre (de Niro particulièrement inquiétant) de retrouvé un certain Johnny Favorite. Ce dernier est disparu depuis 12 ans en ayant une dette envers Cyphre.

Une fois de plus nous sommes dans un univers Scorpion très marqué, un film noir, ou se mêle meurtre, sexe et épais mystère. La profession de détective privée est également souvent associée au Scorpion, les natifs vont très vite s'identifier au héros et rechercher avec lui où et qui est ce fameux Johnny Favorite.

Le film qui commence comme une enquête policière finit en film fantastique angoissant, car il devient évident que Favorite avait des contacts vaudous, la magie noire ne lui était pas étrangère.

Au fur et à mesure, des images étranges, confuses et terrifiantes viennent à Harry, les meurtres le suivent, encore une fois, les Scorpions sont mis face à leur paranoïa. La lucidité du héros Scorpion est encore une fois d'aucune utilité, il n'a pas conscience de qui il est. Il lui faudra attendre la fin du film pour comprendre avec horreur sa véritable identité, il hurlera "je sais qui je suis" avec désespoir. Car Harry n'est autre que Johnny, Louis Cyphre (prononcez le nom à l'anglaise pour y déceler le jeu de mot !) l'a envoyé à la recherche de lui même. Harry est donc le méchant et le coupable des meurtres. La dette qu'il doit à l'angoissant commanditaire n'est autre que son âme : il a été envoyé par le diable lui même pour se retrouver. Harry/Johnny lui avait vendu son âme et l'amnésie n'y fera rien, ce dernier ne lâche pas ce qu'il possède (ce qui donne à ce diable une dimension Taureau).

Nous retrouverons le Diable plus bas dans les monstres Scorpions bien évidemment, mais dans Angel Heart, le diable retourne le Scorpion contre lui même; ce dernier est damné, il n'a plus qu'à descendre dans l'ascenseur vers l'Enfer auquel il est destiné, sans rédemption possible.

Ce qui est terrifiant pour le Scorpion, c'est de se retrouver du mauvais côté sans en avoir conscience, d'être le meurtrier sans le savoir.

Nous retrouvons ce procédé dans "Fenêtre secrète", ou l'écrivain Mort Rainey (Johnny Depp) se fait accuser de plagiat par l'étrange et inquiétant John Shooter. Ce dernier va le harceler jusqu'à la folie pour que Mort lui prouve le contraire, hélas toutes les preuves disparaissent les unes après les autres.

La fin est du même acabit que les films précédents : on assiste à un retournement de situation ou l'écrivain prend conscience que Shooter n'est qu'une projection de sa propre folie : l'ennemi c'était lui même, c'était lui qui détruisait les preuves de l'authenticité de son œuvre. Et bien sur c'est lui qui a commis les meurtres de Shooter. Mort par contre acceptera totalement le mal en lui et tuera en toute conscience son ex épouse. Le Scorpion se transformant et assumant sa part de mal.

C'est aussi le cas dans "Shutter Island" où l'inspecteur Teddy Daniels (Leonardo di Caprio, natif du Scorpion), enquête dans un hôpital psychiatrique pour retrouver une dangereuse patiente qui s'est échappée.

Nous naviguons dans un univers particulièrement Scorpion : la psychiatrie et l'enquête policière (avec une touche non négligeable de Poissons pour l'enfermement, le décor insulaire et la folie).

Teddy qui a également une personnalité très Scorpion, poursuit avec passion et acharnement son enquête envers et contre tous.

Jusqu'à ce que l'on apprenne qu'il est lui même un patient de l'établissement particulièrement dangereux et que l'enquête était la dernière tentative de traitement avant la lobotomie.

Le Scorpion se révélant encore une fois incapable de discerner la réalité et doit affronter la culpabilité.

Finalement quoi de plus effrayant pour un Scorpion que lui même ?

VIIIb. Les monstres du Scorpion : les Vengeurs

Nous y voilà, la galerie encombrée de monstres Scorpions ! Si pour certains signes, il n'est pas évident de trouver l'horreur, pour le huitième, nous avons l'embarras du choix tant il est associé avec la terreur, la peur, la mort et bien évidemment le mal.

L'affreuse réputation sulfureuse que se traîne le Scorpion depuis les débuts de l'astrologie est bien évident complètement surfaite : il est bon de rappeler qu'une personnalité très marquée par cet infernal signe et son maître, le diabolique Pluton peut être aussi merveilleuse qu'une autre.

Mais avouons-le : les Scorpions font quand même peur et finalement... ça ne les gêne pas trop !

Parmi les défauts Scorpions, le sadisme, la cruauté permettent de faire des monstres particulièrement terrifiants, mais si vous voulez déchaîner le potentiel horrifique de ce signe prenez le par son péché le plus irritant : la vengeance !

Nous allons voir dans un premier temps des monstres qui ont une bonne raison d'être aussi méchants : on a été très méchant avec eux... Oui, c'est vrai, ils s'en prennent à tout le monde, innocents ou coupables, mais il ne fallait pas les fâcher d'abord ! C'est pas eux qui ont commencé !

Prenez par exemple cette innocente enfant du nom de Sadako (si vous êtes plutôt cinéma asiatique) ou Samara (si vous êtes plutôt cinéma américain), après tout, sa mère l'a quand même jetée dans un puits. La pauvre fillette a mis sept jours pour mourir de faim et d'épuisement dans d'atroces souffrances. Bon, c'est vrai qu'elle était un peu turbulente, elle faisait peur aux chevaux et aux gens avec ses visions télépathiques terrifiantes (version américaine), elle tuait d'un geste l'importun qui avait humilié sa mère (version asiatique).

Et bien tout le monde doit savoir ce qui lui est arrivé : après sa mort, elle imprimera sur une cassette vidéo sa malédiction : quiconque verra les images perturbantes mourra sept jours plus tard, non mais !

Sadako/Samara est une vraie Scorpion vindicative, on ne sait pas trop l'origine de son terrible pouvoir mais la puissance psychique rentre bien dans le cadre plutonien. Le look célèbre de la jeune monstresse ajoute encore, la chevelure noire rabattue sur le visage qui provoque l'angoisse de savoir quelle horreur se cache derrière. C'est surtout l'incroyable acharnement à se venger du monde qui fait de Sadako/Samara une redoutée Scorpionne. Une fois la cassette visionnée, impossible de lui échapper, comme promis, sept jours plus tard à la seconde prêt, elle surgira de votre téléviseur pour vous faire mourir de peur (encore une méthode bien Scorpion : provoquer un trop plein de sensation ) . Pour s'en sortir : une seule solution extrême : transmettre le mal en copiant la cassette et en la faisant visionner à un autre : Sadako/ Samara ne lâchera pas sa vengeance !

Sadako

Bon d'accord, ce cavalier n'avait rien d'un ange : il torturait ses ennemis, se jetait dans le carnage avec violence et sadisme. Mais était-ce bien nécessaire de lui couper la tête ? Par ce terrible geste, ses ennemis ont planté une "graine du mal». Le cavalier sans tête reviendra sévir à "Sleepy Hollow" pour retrouver sa tête. Il en coupera autant qu'il faudra pour retrouver la sienne : "œil pour œil, tête pour tête "!

Mais la vengeance vraiment aveugle du cavalier n'est là que pour assurer une autre vengeance, celle de Lady von Tassel (Miranda Richardson), une sorcière dont la famille fut détruite à cause des notables de Sleepy Hollow. Elle utilise le cavalier pour assouvir sa vengeance, la rancœur du spectre servant la sienne .Notons que le but de Lady von Tassel est de s'accaparer l'héritage de sa famille, or, la maison VIII du Scorpion parle (entre autre chose) des legs et héritages. Hélas pour la sorcière, le cavalier retrouvera sa tête (qui est celle du très impressionnant Christopher Walken), et l'emmènera avec lui en enfer après un terrible baiser. Cette dernière scène du film n'étant pas sans rappeler l'enlèvement de Proserpine par Pluton, maître du Scorpion, pour l'épouser en Enfer.

On vous dit qu'il ne faut pas faire du mal à un Scorpion, même si celui ci n'est pas méchant à la base. Car le Scorpion a la "rancune " tenace, en anglais "rancune " se dit "grudge"... cette série de films japonais (Ju-on) puis leurs remakes américains nous montrent comment la vengeance se propage. N'importe qui pénétrant dans la maison de l'esprit furieux mourra dans d'horribles conditions .Mais ce n'est pas tout, même si vous n'y êtes pas allé mais que vous avez rencontré un infortuné marqué par la malédiction, cette dernière vous poursuivra et la "rancune " aura raison de vous.

Nous retrouvons bien la rage de détruire du Scorpion blessé qui n'a plus aucune mesure, complètement obnubilé par sa fureur.

En tout cas si vous avez vent d'un cas de ce genre, ayez au moins l'intelligence de ne pas l'appeler, ne le titillez pas. Par exemple, ce n'est pas une bonne idée de répéter cinq fois "Candyman" dans le miroir !

Ce fantôme vengeur apparaîtra et vous transpercera de son crochet, outil ressemblant étrangement à un dard... Candyman est en fait Daniel Robitaille, un talentueux artiste, fils d'ancien esclave qui tomba amoureux de son modèle, la fille d'un riche propriétaire. Cette idylle passionnée se termina tragiquement car la jeune fille tomba enceinte et le père ne supportant pas un tel affront (venant d'un noir en plus) fit torturer le jeune homme à mort : roué de coups, la main arrachée et couvert de miel pour être livré en pâture aux abeilles. Daniel revient alors sous la forme de Candyman pour se venger.

Ce fantôme a tout du parfait Scorpion, son histoire d'amour passionnée tragique rentrant parfaitement dans le cadre de notre signe. La transgression de l'interdit racial par amour montre que pour le Scorpion, la passion est plus forte que les codes, que les apparences, les appartenances, c'est un romantique jusque boutiste qui n'a pas eu peur de risquer la mort par amour.

Hélas, il affrontera la souffrance extrême, symbolisée par les milliers de piqûres d'abeilles, qui deviendra son animal fétiche. On appréciera l'analogie entre l'insecte piqueur, venimeux et le symbole du signe, tandis que le miel qui servit à sa torture (et à qui il doit son nom "Candy" signifiant "bonbon") est généralement associé à Vénus, planète en détriment en Scorpion. Nous sommes même tentés de comprendre ce fantôme, même si il est devenu vicieux, sadique et injuste (sa vengeance est aveugle, il ne cherche qu'à faire le mal pour se décharger du mal qu'il a subit).

Et si d'aventure votre victime n'est pas Scorpion, sachez qu'il y a toujours quelqu'un qui saura lui rappeler que " quand il y a autant de douleur et de peur, elles se transforment en haine «. Et ce quelqu'un de très bien intentionné se fera un plaisir de donner le pouvoir à la victime de se venger.

Que se soit dans "Jennifer's Body" ou "Silent Hill", les victimes d'un horrible meurtre reçoivent la grâce du Diable lui même pour assouvir sa vengeance.

La jeune Alessa a le tort de ne pas avoir de père. Hélas la secte de fanatiques qui sévit à "Silent Hill" la croit issue du diable, il ne leur en faut pas plus pour la brûler vive. Malheureusement pour eux, la police interviendra à tant pour mettre fin au calvaire d'Alessa, sauvant in extremis la fillette déjà grièvement brûlée. Le diable viendra lui proposer de se venger des fanatiques et lui transfèrera le pouvoir d'étendre sa vengeance. Si nous retrouverons les différents protagonistes de "Silent Hill" chez les Poissons, l'histoire débute quand même par un contexte Scorpion de vengeance, de rédemption sous fond infernal. Notons qu'à aucun moment le diable ne se présente comme tel, il se présente comme la "part sombre d'Alessa" (il y a même une notion très Lune noire), son apparence est celle d'Alessa (avec un air plus effrayant que la jolie fillette d'origine ), ceci n'est pas sans rappeler que "Pluton" est en fait le surnom que les grecs et les romains donnaient à Hadès car ils avaient peur que prononcer son nom le fasse venir, tradition qui s'est étendue au diable .

Jennifer Check est une superbe lycéenne, femme fatale à qui aucun garçon ne résiste. Quelle erreur de vouloir la sacrifier au démon pour s'assurer le succès : le démon entrera en elle et la beauté se vengera sur tous les garçons qui tomberont sous son charme. Elle les séduit d'abord pour les dévorer après.

Jennifer est vraiment à la frontière entre les vengeurs Scorpions et les dévoreurs Taureaux, si la vengeance accordée par le démon rentre bien dans le cadre Scorpion, le fait de dévorer ses victimes nous classe la femme fatale dans les Taureaux. Toujours Taureau est le sacrifice dont elle fut victime : les bœufs étaient des animaux de choix pour le sacrifice et le Taureau a un rapport très particulier avec ce thème (pour acquérir, il y a toujours un sacrifice à faire : que se soit du troc, de l'argent, de l'effort...), par contre la séduction, le sex appeal sont aussi bien d'un côté de l'axe que de l’autre. Ce qui finit de faire rentrer Jennifer dans ces deux signes opposés est que la sublime interprète de la monstresse, Megan Fox est native du Taureau mais Ascendant Scorpion (avec Pluton sur l'As). Le choix de la présenter dans le signe du Scorpion est que l'impératif de vengeance prime sur l'appétit qui n'est que la "méthode " de vengeance.

Ce que l'on finit par comprendre, c'est que le plus grand monstre Scorpion que nous avons l'occasion de rencontrer dans les films d'horreur, c'est le diable lui même !

Ce signe est quelque part gouverner par le diable, Pluton est le maître des Enfers, et même si Hadès n'est en rien une divinité malfaisante (n’en déplaise à certaines productions hollywoodiennes !), l'archétype qu'il symbolise induit comme part maléfique l'idée que nous avons du Diable.

Au cinéma, de grands noms lui prêteront ses traits (Robert de Niro, Gabriel Byrne, Jack Nicholson, Al Pacino, Liz Hurley...), mais il est souvent invisible, suggéré, diffus ce qui est symboliquement très Scorpion, signe d'eau, donc d'ambiance, de sensation, d'intuition comme l'est le charisme, le magnétisme que les stars lui apportent.

Qu'on l'appelle Lucifer, Satan, Belzébuth ou part bien d'autres noms, le Diable s'impose comme celui qui va réveiller nos pulsions animales. Il nous met face à nos tabous (notamment sexuels), nous conduit à gouter au mal, il représente la part d'ombre que nous avons tous en nous. Tout ceci est du domaine du Scorpion, ce signe qui se place après deux signes très civilisateurs (Vierge et Balance) et avant les signes de l'intégration à la communauté (Sagittaire et Capricorne) pose la question de nos instincts les plus primaires à adapter dans une civilisation. Il nous met au bord du gouffre pour mieux sentir notre côté humain, il impose les thèmes qui dérangent : la mort, le sexe, la passion, l'exclusivité, l’absolu. Comme le Diable, le Scorpion fait peur par ce qu'il y a en nous et que nous n'avons pas forcément envie de voir. Dans "l'associé du diable", il adore jouer avec l'orgueil des hommes pour les manipuler, c'est son "péché préféré».

Ce qui est particulièrement Scorpion dans le Diable est sa manie de "posséder». L'axe Scorpion/Taureau parle d'acquisition, de biens, d'avoir, si pour le Taureau, il s'agit de notre avoir, pour le Scorpion, il s'agit de l'avoir de l'autre, en possédant une personne, le Diable possède ainsi le corps de l'autre, il possède les biens de l’autre. Ainsi le Diable réalise un fantasme très Scorpion : habiter le corps de l'autre. Comme le Scorpion qui aime appuyer là où ça fait mal, le Diable va utiliser le corps de sa victime pour choquer son entourage. On voit dans "l'exorciste " que le début de la possession se fait par une certaine séduction, l'emprise du démon sur la jeune Régine commence par une amitié, le Démon fascine sa future victime. C'est là encore un comportement très proche du Scorpion qui a dans sa manche les qualités martiennes de combat comme le Bélier mais aussi la séduction, la manipulation qu'il a appris de la Balance, le signe qui le précède. Tout comme le Scorpion, le Diable est ainsi d'une redoutable efficacité.

Quand il ne cherche pas à posséder une âme innocente, le Diable cherche tout simplement le pouvoir sur le monde entier («la fin des temps", "prince des ténèbres"....), le Scorpion a lui aussi cette tentation du pouvoir absolu, on peut mettre d'ailleurs en parallèle cet aspect avec la possession qui est de prendre le pouvoir absolu sur quelqu’un. Dans la "fin des temps", le Diable cherche à mettre fin à l'humanité pour régner à son tour sur la Terre. L'apocalypse qu'il veut provoquer rappelle également la fonction de destruction dévolue au Scorpion. Ce Diable particulièrement intransigeant se montrera inflexible et sans pitié, un échec vaut la mort immédiate. Nous retrouverons là l'un des pire travers Scorpion : le manque total d'indulgence et l'incapacité à faire preuve de la moindre pitié.

Notons enfin que le Diable est à l'origine un ange déchu, il se révolte contre Dieu, nous avons là encore un parallèle avec le Scorpion rebelle dont Uranus (planète de la contestation) est la planète d’exaltation.

Mais ce qui plaira le plus à nos diaboliques Scorpions c'est quand leur idole se montrera ambigüe quand à ses objectifs. Parfois, le Diable n'est pas si maléfique ! Sa fonction est d'ailleurs de nous montrer nos travers pour que nous puissions nous élever, ce qui est bien sur l'une des fonctions plutoniennes. C'est le cas dans "Silent Hill" ou l'entité démoniaque aide Alessa à se venger, comme il aide l'héroïne à retrouver sa fille et à détruire la secte. Dans les "Sorcières d'Eastwick", il émancipera les trois héroïnes, magnifiera leur talent et leur permettra de consolider leur amitié.

Le Diable est un personnage complexe qui réunit des caractéristiques de chaque signe, mais comme le Scorpion, c'est sans doute lui qui nous fait le plus peur !

Présentons enfin le dernier classique qui vient clore notre chapitre de monstres Scorpions. La journée, ils ont l'air normaux, des gens comme vous et moi, la plupart des nuits aussi d'ailleurs, sauf une toute les 28, celle ou la Lune est pleine ! Hurlant à la lumière blafarde de l'astre nocturne voici les Loups Garous !

Quand on est atteint de lycanthropie, on est constamment face à sa double nature animale, pas question de nier, la bête en nous finit toujours par se manifester. Le Scorpion est justement le signe des pulsions et être un Lycan c'est faire face à des pulsions irrésistibles. On redevient chasseur, on redevient carnassier, on redevient surtout très dangereux.

L'immense majorité des œuvres nous affirme que lorsque le malheureux humain maudit se transforme, il tuera n'importe qui se trouvera sur son passage. Cependant ce n'est pas toujours le cas, par exemple dans "Wolf", il semble que le Loup garou garde sa moralité lors de sa transformation, ainsi Jack Nicholson qui campe un homme bon est Loup garous respectable, contrairement à James Spader qui incarne un personnage arriviste, manipulateur et sans pitié qui donnera un Loup Garou meurtrier.

Qu'il garde ou non sa moralité, le malheureux Loup Garou se voit toujours poser la question du bien et du mal, ce qui nous met bien dans un questionnement Scorpion.

Les loups Garous sont souvent considérés comme les ennemis héréditaires des Vampires (on le voit dans les sagas "Underworld", "Twillight", ou dans la série "True Blood"). Or le Vampire est le monstre de référence du Taureau, le signe opposé du Scorpion. Contrairement au Vampire Taureau, le Loup Garou Scorpion ne se définit pas par sa faim mais par sa violence. Si le premier doit contrôler sa soif de sang irrépressible, pour le second c'est sa rage qu'il lui faut maîtriser. Cette canalisation de la violence se rapproche de Mars, deuxième maître du Scorpion.

Le Loup Garou qui ne veut faire du mal à personne se doit d'être prévoyant, pas question d'aller hurler à la pleine Lune en plein milieu de la place publique, ni de se réveiller tout nu devant une école maternelle ! Heureusement, le Loup Garou peut compter sur la prévisibilité du phénomène (il suffit de voir le petit rond blanc sur le calendrier !). Il ne peut donc pas comme un Bélier (le premier signe martien) improviser, mais le secret du Scorpion est de pouvoir mêler à son action spontanéité et prévoyance. Ainsi, le Loup Garou prépare sa nuit de folie soit en s'isolant dans la forêt ou en s'enchaînant au préalable (on peut avoir l'inventaire des stratégies possible dans la série " Human Being" avec son Loup Garou au tempérament très Vierge ou Scorpion inhibé).

Enfin, n'oublions pas que le Loup Garou est soumis à un astre : la Lune, c'est pour lui la responsable de sa malédiction, celle qui compte les nuits le séparant de l'horreur mensuel. En astrologie la Lune est dite "en chute" en Scorpion, montrant bien la défiance entre le Loup Garou et son astre maudit !

Il est temps de refermer les portes de notre "freak show" Scorpion, mais plus que dans tout autre, on peut se demander combien avons nous oublié de citer tant il y a du monde dans cet Enfer !

IXa. Les cauchemars du Sagittaire : "courrez, vous êtes filmés !"

Le Sagittaire est le signe du voyage, du sens à prendre, du but à atteindre, de la direction à suivre. Nous allons donc vous présenter une série de films où vous allez beaucoup courir, fuir même, mais quelque soit la direction que vous preniez, se sera la mort au rendez vous. Voilà de quoi perturber nos Sagittaires. ...Ah oui ! Petit détail, votre pote Gémeaux a décidé de vous suivre avec sa caméra ! Et comptez bien sur ces exaspérants individus pour vous coller partout afin de filmer votre panique, le trottoir et le monstre qui se planque, juste là, derrière vous ...

Nous allons parler des films en "caméra subjective" bien évidemment dont le concept est de réaliser un faux documentaire. Les Sagittaires étant parmi les signes les plus naïfs du zodiaque, ils ont déjà toutes les chances de se demander avec angoisse, " et si c'était vrai...."

"Blair Witch Project" est évidemment le film référence ou comment glacer d'effroi des centaines de spectateurs avec des feuilles mortes et des petits cailloux.

Ne serait ce que dans sa conception, Blair Witch est déjà aux antipodes du Sagittaire, ce signe étant celui du spectacle, du show avec renfort d'explosions gigantesques, de décors titanesques et d'effets supraspéciaux.

Le Sagittaire, c'est le signe du très beaucoup plein, voir du trop, or ce film est fait justement avec peu, voire même rien ...Et pourtant il fonctionne. Seules deux caméras ont été utilisées, seulement la forêt comme décor et seulement trois acteurs. Blair Witch, c'est le film anti Sagittaire par excellence.

Mais ce n'est pas tout, le scénario (lui même très simple : trois étudiants journalistes disparaissent dans la forêt) est taillé pour effrayer nos intrépides centaures. Tout d'abord le contexte est très Gémeaux, on parle d'étudiant, de journalisme, or les Gémeaux sont le signe polaire du Sagittaire.

Ensuite, ce qui important pour un Sagittaire, c'est le but à suivre, la direction (il n'est pas symbolisé par une flèche pour rien !), il y a bien un but dans "Blair Witch", on veut réaliser un reportage de qualité, sensationnel (mot très Sagittaire), mais hélas, les malheureux vont se perdre, ils ne trouvent plus la sortie de cette damnée forêt, voici des explorateurs incapables de se retrouver. Le Sagittaire est par excellence le signe de l'exploration, et "Blair Witch" est une exploration qui tourne mal, très mal. La direction n'existe plus, on a beau suivre la boussole, la rivière, on ne retrouve plus son chemin, on est perdu !

Mais ce qui est insupportable c'est cette foutue caméra qui nous suit partout, on fait un reportage, il faut assumer et donc continuer de filmer. Le Sagittaire est une personnalité qui aime la caméra, il est extraverti, aime faire son show, mais il n'aime pas être vu le matin au réveil nature, sans maquillage et masque social, il partage avec son cousin Lion une importance de l’image. Alors imaginons un Sagittaire au réveil, perdu dans la forêt et surtout complètement hystérique à cause de l'angoisse montante. Le Sagittaire gère mal l'angoisse car contrairement à la Vierge, il n'est jamais angoissé d’ordinaire, mais dans ce genre de circonstance, on est obligé d'angoisser, et quand un Sagittaire a fait tomber tout ses moyens de défense, il ne reste que l’hystérie. Ce signe ne connait aucune mesure, dans l'enthousiasme, comme dans la colère ou la peur. Nous allons les avoir ses scènes d'hystéries collectives, ou chacun rejette la faute sur l’autre, ou alors ces fuites désespérées sans direction, sans but, ses errances où il n'y plus rien à dire (si ce n'est "Putain, Josh, putain !!!!" phrase culte du film !).

Tout ça pour finir par mourir sans aucune explication, heureusement qu'on a retrouvé la cassette ... Et si c'était vrai ???

Blair Witch

D'autres films très efficaces continuent dans la caméra subjective, cependant, on peut moins jouer sur la naïveté du public, on ne voit pas de zombie dans nos rue et la statue de la liberté a toujours sa tête.

Dans "Diary of the Deads", Romero utilise la caméra subjective pour le thème qui l'a rendu célèbre : les zombies. Si la thématique est le cauchemar de prédilection des Taureaux, les Sagittaires ont aussi de nombreuses raisons d'être perturbés par nos chers morts-vivants. Tout d'abord le déclin de la société est un thème qui touche énormément le Sagittaire signe de civilisation par excellence. La société de consommation est également en rapport avec le Sagittaire, signe gourmand de biens comme de nourriture, Jupiter son maître étant aussi en rapport avec la civilisation en générale. Or on a vu que le film de Zombie est avant tout une critique de cette société.

Mais dans "Diary of the Deads", il n'y a pas que le fond qui fait peur aux Sagittaires, il y a aussi la forme. Quand le monde est devenu " Zombie Land", il faut fuir, il faut encore une fois, un but, et malheureusement, force est de constater qu'il n'y a plus de lieu sur, les zombies sont partout, et pour un Sagittaire, signe des voyages et du mouvement, quand il n'y a nulle par ou aller, c'est forcément angoissant.

Le summum du terrifiant c'est que les héros (du moins les rares survivants), finissent par se barricader dans une chambre forte, il n'y a donc plus de mouvements possibles, plus de fuite possible, juste la perspective d'un siège interminable et d'une mort probable dans l’ennui. Quoi de plus horrible pour un Sagittaire.

Enfin, et c'est là que ce film est perturbant pour nos centaures, c'est qu'il est d'un pessimisme noir abyssal. Le film se termine mal (comme de nombreux films de zombies), mais la morale finale met l'humanité en mauvaise posture, elle nous met face à nos torts et surtout pour le Sagittaire à nos excès.

Et bien, sur enregistrés sur cassette, la peur et l’hystérie.

Dans "Rec", la jeune présentatrice et son caméraman suivent un groupe de pompiers en intervention. La profession de pompier est déjà très Sagittaire, se sont des héros venant à la rescousse des gens avec bruits et lumières (comme les éclairs de Jupiter) même si ils projettent de l'eau plutôt que des flèches. Mais ces pompiers ne feront pas long feu dans cet immeuble de Barcelone. Toute l'équipe va se retrouver enfermée avec les habitants, on sait que le Sagittaire a horreur de se retrouver enfermé.

La raison de cette claustration est une quarantaine exigée par les autorités pour circonscrire une étrange épidémie. En effet, les premiers contaminés ne vont pas tarder à se manifester, avec violence, rage et hurlements (on retrouve le comportement des contaminés de "28 jours plus tard") et bien sur, une simple morsure, une simple griffure suffit à vous contaminer. Alors il faut fuir, oui, mais il n'y a plus moyen de fuir, il n'y a plus d'endroit ou aller, en fait il faut se cloisonner, s'enfermer encore plus, se trouver une cellule sure dans cette prison. Encore une fois, voici notre Sagittaire sans but et condamné à la paralysie.

Et toujours bien sur, notre caméra qui ne loupe rien de nos émotions et de notre détresse.

IXb. Les monstres du Sagittaire : les énormes

On dit "comme un éléphant dans un magasin de porcelaine ", mais si l'astrologie était plus connue, on dirait plutôt "comme un Sagittaire dans un magasin de porcelaine». Ce signe est régit par Jupiter, la plus grosse planète du système solaire et voit Mercure et Cérès les petites planètes de l'adresse et de la subtilité en exil. En d'autres termes, si le Sagittaire est jovial il est surtout adroit de ses quatre sabots et des ses deux mains comme un Cancer de ses antennes. Si vous avez un Sagittaire dans votre entourage, vous avez sans doute vu de vous même la ressemblance avec ces monstres démesurément grands, trop grands pour leur environnement qui cassent tout à chacun de leur pas !

Commençons par Godzilla, le terrible lézard japonais. Il faut savoir que si pour nous, incultes occidentaux, Godzilla n'est qu'un gros lézard baveux (dont Jean Réno fera la peau), pour les orientaux, Le lézard est quasiment d'origine divine. Voilà qui convient bien au Sagittaire, signe régit par le roi des dieux qui parfois se croit lui même sorti de la cuisse de son maître !

Godzilla a tout du Sagittaire, il hurle, tempête, crache foudre et feu et piétine sans discernement Tokyo ou New York. On reconnait très bien l'attitude Sagittairienne type quand ils sont en colère : pas moyen de ne pas le remarquer !

Godzilla

King Kong est le cousin à poil africain de Godzilla. Lui aussi est un dieu, on lui sacrifie les belles femmes de la tribu et surtout la jolie blonde étrangère. Oui, comme tout Sagittaire, King Kong aime l'exotisme, et pour un africain, l'exotisme, c'est la blondeur.

Hélas, notre démesuré gorille se fait capturer par l'homme blanc qui ne reconnait pas la divinité de la créature. Il ne voit que l'argent que le fauve va lui rapporter. Ainsi King Kong se voit exhiber, donner en spectacle à New York, mais le roi n'aime pas que l'on se moque impunément de lui, le Sagittaire a comme le Lion le sens du spectacle, à condition que ce soit lui qui décide du show. Pas question de l'humilier surtout si on lui agite la jolie blonde pour l'exciter. King Kong détruira tout et tentera de s'enfuir en grimpant avec la belle sur les hauts gratte-ciel. Vous vouliez du spectacle, en voilà !

Dans "the cloverfield", la créature n'est pas nommée, mais elle est bien Sagittaire, comme ses cousins plus anciens, elle a décidé de piétiner New York (il s'en passe des choses dans cette ville !).On ne sait pas grand chose sur ce monstre, on suppose que comme Godzilla il vient de la mer, on ne sait même pas combien il y en a, certains on cru apercevoir deux monstres, l'un bien plus grand que le deuxième, peut être la mère et son petit.

Cette créature a une particularité, c'est qu'il génère une multitude de petits monstres qui s'immiscent dans les égouts, le métro, qui se révèlent venimeux. Ce côté envahissant peut faire penser au principe de conquête qui est commun au trois signes de feu mais aussi relie le monstre aux "envahissants" Cancer, signe dont la planète en exaltation est Jupiter maître du Sagittaire.

Outre leur démesure, leur record en matière de dégâts matériels ces trois monstres ont comme point commun le fait qu'ils ne sont pas "méchants". Contrairement à Freddy, Jason, Chucky ou Esther, ils ne souhaitent pas vraiment faire du mal, ils sont juste trop grands pour leur environnement, ils ont été dérangés, ils ne voulaient que vivre tranquillement, la catastrophe dont ils sont responsables n'est le résultat que de leur taille et de leur inadaptation.

On reste dans le domaine Sagittaire, qui est un signe généralement bienveillant, peu agressif même si ces colères sont tonitruantes. Ces signe fait généralement du tort plus par maladresse que par manipulation, sadisme, intérêt ou rage.

Cependant, il ne faut pas croire pour autant que "ce n'est pas de leur faute", d'abord, ils peuvent aussi faire attention et ensuite, le Sagittaire ne souhaite pas vivre que d'amour et d'eau fraîche, il est souvent avide et aime les excès.

Voilà des monstres qui allient démesure, avidité et qui vivent dans l'eau fraîche à défaut de ne vivre que d'eau fraîche : un gros requin et un gros serpent.

Dans "Anacunda", Jennifer Lopez a affaire à ce gigantesque serpent que l'on a décidé d'aller chasser. Malheureusement, ce sont les chasseurs qui vont être les proies, effectivement, quand on est Sagittaire, c'est nous qui tenons l'arc ! Cependant, l'anaconda n'a pas besoin d'un arc, ses monstrueux anneaux suffisent à étouffer les infortunés chasseurs. Ce qui est particulièrement Sagittaire, c'est cette manie du serpent à régurgiter sa proie pour en bouffer une autre, on retrouve bien là l'avidité et la gargantuesque gourmandise des Centaures !

Mais bien sur, celui à qui on pensait c'est bien sur : Bruce ! L'énorme requin blanc des "dents de la mer". Oui, c'est vrai, c'est un gros poisson, et on pourrait effectivement le citer dans le douzième signe, mais n'oublions pas que le Sagittaire se voit co-régit par Neptune, dieu de la mer (après tout, Godzilla et le monstre de "The Cloverfield" viennent également de l'eau). Bruce rentre bien dans notre catégorie des "énormes", car le requin est beaucoup plus gros qu'un requin blanc classique. Et surtout, tel un Sagittaire dans un buffet à volonté, il dévore tout ce qui passe à portée de mâchoires.

Et n'oublions pas que l'initiateur de la série, Steven Spielberg, est lui même natif du Sagittaire.

En bons ennemis des limites, pour nos monstres Sagittaires, le régime, ce n'est pas pour demain !

 

Tous droits réservés Laurent Gizzi
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