II. Astro-Biographie commentée Sergio Leone est le fils de Brice Valerian, actrice (Lune en Balance I) et de Vincenzo Leone, metteur en scène (soleil en Capricorne III). Celui-ci voit sa carrière limogée pour avoir exposé ses convictions anti-fascistes et se met alors à travailler en collaboration (Maison III) avec de nombreux cinéastes engagés (l’engagement est une valeur très capricorne). Très tôt fasciné par le travail de son père (le soleil conjoint au FC donne toujours une grande importance à l’image paternelle et donne fréquemment envie de « suivre les trace du père »), Sergio Leone l'assiste sur la plupart de ses tournages et devient en 1945 le plus jeune assistant réalisateur d'Italie. Uranus, significateur du cinéma est dominant en VI (le travail) dans le thème natal de Léone. De plus, en cette année 45, Jupiter transite l’Asc. Balance/Lune de Leone indiquant sans nul doute une expansion de notoriété, de popularité, bref, une reconnaissance sociale (Jupiter sur l’ascendant, surtout ici en Balance) liée à la créativité et à la possibilité de « nourrir » un public (Lune). On notera que ce premier pas franchi se fait en tant que collaborateur, en tant qu’assistant, ce qui est dans l’essence de son Jupiter natal puisque celui-ci se trouve en VII : l’action jupitérienne est donc bien prédéterminée par le radix et la réussite se fait donc ici par association.  Leone travaille ensuite avec des réalisateurs comme Vittorio De Sica ou Luigi Comencini mais aussi avec les "hollywoodiens" Robert Wise et Raoul Walsh. La collaboration au-delà des frontières natales est clairement indiquée dans son thème par Neptune (le lointain) en Vierge (travail) en XI (les groupes, les collaborations mais aussi le cinéma puisque la XI est en analogie avec Uranus). Littéralement, Neptune Vierge XI nous parle donc de « collaborations professionnelles en dehors des frontières et dans le cadre du cinéma ». En 1959, il participe à Ben Hur, gigantesque projet de William Wyler. Cette implication placera définitivement Leone dans la cour des « grands » et lui vaudra le respect des studios Cinecitta. La même année, il assiste Mario Bonnard sur Les derniers jours de Pompei, dont il a co-écrit le scénario. Le tournage vire au désastre, Bonnard tombe malade, et Leone est appelé pour reprendre la fin du film. Le pas est franchi. Cette année 1959 est donc décisive pour sa carrière. Comment cela se traduit-il astrologiquement ? Trois positions fortes devront au moins être relevées : Saturne, après être revenu sur lui-même (ce qui est toujours un cap vers la maturité et l’affirmation de soi) transite le soleil de Leone : cette conjonction de transit indique clairement qu’il est « temps de prendre ses responsabilités », que Leone va devoir être confronté à la solitude, qu’il va devoir réussir par lui-même, sans soutien. Il y réussira très bien. En second lieu, Uranus transite en Maison X. Uranus apporte toujours des situations inattendues, des opportunités demandant de réagir et de s’adapter rapidement. Il passe ici dans la maison de la carrière et traduit bien « la chance » qui se présente à Leone qui doit remplacer au pied levé Bonnard. Enfin, le Nœud Nord , facteur de destinée essentiel, traverse le secteur I, celui de l’affirmation personnelle, des décisions personnelles : Il vient donc renforcer le transit saturnien puisqu’il agit dans le même sens, celui d’une nécessité à se débrouiller seul, de s’affirmer en tant, non plus que collaborateur, mais que leader. En 1961, il réalise son premier film, Le Colosse de Rhodes, dans lequel on voit apparaître les prémices de son style qui le démarque des autres films du genre. En 1962, il assiste Robert Aldrich sur le tournage de Sodome et Gomorrhe, mais ne sera jamais crédité au générique. Ceci est fort intéressant : karmiquement, cette volonté d’à nouveau collaborer est considéré comme une régression et Leone est en quelque sorte « puni » de ce retour en arrière par l’ingratitude avec laquelle on le traite. Il décide d’ailleurs, suite à cette mésaventure de ne plus se consacrer qu'à ses propres projets, et cherche un nouveau genre, de nouvelles idées. Une prise de conscience définitive a donc eu lieu, prise de conscience directement imputable au transit du Nœud Nord en X (destinée de la carrière) carré à Jupiter VII (les associations, la réussite en collaboration).  C'est ainsi qu'en 1964 il réalise Pour une poignée de dollars sous le nom de Bob Robertson, en hommage à son père. Notons toutefois ici que Leone ne renie par pour autant son Jupiter VII puisque ce film est un remake d’un film japonais : Leone parvient donc à concilier la chèvre et le chou : il continue à « collaborer » (dans le sens travailler avec un autre) tout en acceptant de mener sa barque seul, d’assumer ses responsabilités de leader. On notera qu’en cette fin d’année 1964, Jupiter passe sur le Nœud Nord natal, configuration astrale qui traduit presque invariablement une réussite, un accomplissement qui aura des répercutions durables sur la vie entière. En l’occurrence, ce film lance définitivement la carrière de Leone. |