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La renommée du héros grec Héraclès (Hercule) nous est parvenue à traverser le temps et lorsque l’on dit d’un homme, « c’est un Hercule », on sous-entend par là qu’il est fort, très fort. Alors qu’on pourrait penser que la culture gréco-romaine ne concerne que les plus âgés d’entre nous, une petite recherche rapide sur des titres d’ouvrages éponymes nous ramène irrésistiblement dans les rayons spécialisés pour la jeunesse… Qu’est-ce qui fait de cet Hercule un être aussi exemplaire auquel chacun de nous peut s'identifier et qui dépasse le seule modèle du culturiste physique?…
I/L’initiation en 12 leçons Pour tout dire, parmi tous les héros de la mythologie grecque, aucun ne me semblait plus décevant (excepté Achille, peut-être…) que ce « fier-à-bras » dont le seul mérite semblait une fâcheuse propension à faire étalage de sa force en toute occasion… Aussi lorsque j’appris qu’aux yeux de certains il était tenu pour un « initié », je suis restée assez dubitative. Une brute ? Initiée ? Mais à quoi diable ? C’était avant d’apprendre que le parcours d’initiation était amplement pluriel, avant que mon inconscient compatissant ne m’envoie quelques rêves secourables afin de me dégrossir, et avant de réaliser que le retentissement toujours sonore de ce héros était très probablement dû au fait qu’il pouvait représenter celui qui prend la première des initiations, à savoir la maîtrise du corps physique. Où le muscle était métaphore. Nous allons voir que même une modeste réflexion sur les Travaux nous autorise bien davantage de compréhension. Nous pouvons être amenés à cerner un peu plus tangiblement ce qu’une initiation représente, et pas seulement sur le plan physique. Nombre d’entre vous constateront peut-être qu’ils sont déjà actuellement en train d’accomplir leurs Travaux, mais sans nécessairement leur donner ce nom.  Dans les pages qui vont suivre, après une brève présentation d’Héraclès, je proposerai tout d’abord une recherche personnelle d’association des douze Travaux aux douze signes du Zodiaque. Cette idée est venue d’un cours d’astrologie, reçu il y a plusieurs années, et qui m’a permis de me livrer à cette expérience. Je l’ai trouvée si féconde que je ne l’ai jamais oubliée. Car elle m’a enseignée qu’il pouvait y avoir de la profondeur là où je n’en voyais pas, et à entraîner mon intuition de façon ludique. Le sujet en soi n’est cependant pas nouveau, bien d’autres (et des plus émérites) s’y sont déjà bellement employés. Je ne prétends pas qu’ils se sont trompés. Et je leur consacrerai la dernière partie de l’article, notamment au travail d’Alice Bailey. Alors maintenant, devinez ? Héraclès, c’est nous. Mais oui. Voyons comment. Aperçus biographiques du héros De prime abord, il pourra nous être difficile de trouver des voies d’identification à Héraclès. Je gage que la dernière fois que vous avez tué un lion à mains nues ne date pas d’hier… Avant d’en venir aux épreuves proprement dites et à la proposition de quelques pistes pour les associations, remontons dans le temps et plantons le décor. Si vous avez manqué le début Zeus, le maître de l’Olympe qui règne sur les Dieux a décidé de s’unir à une autre mortelle : la belle, vertueuse… et très mariée Alcmène. Pour parvenir à ses fins, il use de magie de sorte que la belle le prenne pour son époux légitime, Amphitryon. Cette seizième incartade agace prodigieusement Héra, l’épouse de Zeus : elle prend fort mal l’annonce de la future maternité d’Alcmène. Pour sa part, empli de paternelle et mâle fierté, Zeus prédit « au prochain descendant de Persée », un destin de roi exceptionnel. Point décidée à se laisser faire, Héra pipe les dés selon ses moyens et hâte la naissance du petit Eurysthée, cousin de l’enfant à naître et tout autant que lui « descendant de Persée ». Eurysthée étant alors né le premier, le destin de roi lui échoit, et par là échappe au fils de Zeus qui s’appelle encore Alcide. Alcide n’est pas né seul : il a un frère jumeau nommé Iphiclès qui est l’enfant d’Amphitryon comme il est celui de Zeus. Toujours prête à venger l’affront insupportable que représente ce bébé, Héra lui envoie au berceau deux gros serpents. Tandis que son jumeau rampe peureusement pour sauver sa vie, Alcide étouffe les deux reptiles sans autre forme de procès, avant de reprendre tranquillement sa sieste : une légende est née. Le surnom d’Héraclès (signifiant « la gloire d’Héra ») lui échoira plus tard, donné soit pour tenter d’amadouer la terrible déesse, soit par simple dérision. L’enfant, puis le jeune homme, reçoit en grandissant une éducation soignée. Grâce à son courage et sa force extraordinaire, il fait très vite parler de lui dans le premier de ses hauts faits : il tue le lion de Cytherion, et déjà, se recouvre de sa peau, et de sa tête en guise de casque. En remerciement d’autres actes de bravoure, le roi Créon lui offrit en mariage sa fille Mégara, dont il aura plusieurs enfants. Malgré le temps qui passe, Héra n’a cependant rien oublié, et à l’imitation de « Jupiter qui rend fou ceux qu’il veut perdre », elle frappe Héraclès de folie : il tue ses propres enfants ainsi que ceux de son jumeau… |