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Cet article a pour but de mettre en avant les engagements pris, ces derniers mois, par la direction de la Fédération Des Astrologues Francophones dont je fais partie. Dirigée par Alain de Chivré, cette fédération a dû négocier un tournant idéologique important en 2008, tournant qui a provoqué en son sein de nombreux remous (et quelques querelles intestines) et qui a sans doute été mal compris, tant en interne que vis-à-vis du public. Nous allons donc revenir ici sur ce que contient « la réforme » engagée par la FDAF non sans souligner auparavant que l’opposition Saturne/Uranus actuelle semble parfaitement traduire la situation : les conceptions traditionnelles (et leurs défenseurs) s’opposant aux conceptions novatrices. Il est toujours difficile de tenter de changer les choses et on est bien souvent mal compris. C’est là tout l’intérêt de faire le point et de laisser chacun prendre ensuite son parti.
I. Les origines du débat Le débat assez vif qui a animé la fédération a débuté en réaction des propositions faites par Alain de Chivré dans le N° 47 de la lettre des astrologues (publication interne) de Janvier 2008. Nous reviendrons sur ces propositions un peu plus loin. André Barbault et quelques autres s’y opposèrent violemment et cela devait finir par la démission de certains membres du bureau, du conseil d’administration et du comité des Sages, bref, par un éclatement interne de la FDAF. Eclatement ne voulant pas ici dire disparition, s’entend. On peut dès lors penser qu’il est regrettable qu’une crise profonde mine actuellement la communauté francophone des astrologues. Mais on peut aussi envisager la nécessité de la chose pour l’avancée des idées et la transformation -ou plutôt l’évolution- de l’astrologie contemporaine. La mort d’anciennes structures n’est-elle pas une étape obligée vers la renaissance d’une structure plus stable et d’une philosophie plus ouverte ? C’est du moins ce que nous enseigne le zodiaque puisque les plus solides partenariats de la Balance sont appelés à être détruits et transformés en Scorpion pour renaître, plus universellement, en Sagittaire. L’étincelle ayant mis le feu aux poudres concerne essentiellement les prévisions. Et l’abcès méritait en effet d’être crevé à ce sujet. Pour le grand public, l’astrologie, c’est surtout « l’horoscope ». C’est « connaître l’avenir » et le citoyen lambda mélangera volontiers la voyance, la cartomancie, la magie et l’astrologie sans mal y voir. Une partie de la population nous voit comme de parfaits charlatans (et des escrocs), l’autre comme des prophètes mystérieux. Quant aux médias, ils veulent bien nous octroyer quelques pages ou quelques minutes d’antennes afin d’augmenter leur tirage ou leur audimat mais enfin, « on sait bien que tout cela n’est pas sérieux… ».  Bref, il est évident que l’astrologie connaît une crise d’identité et que l’activité de l’astrologue, son utilité, son statut, sont bien mal définis alors même que pullulent ceux qui, avec plus ou moins de légitimité, revendiquent ce titre. La démarche d’Alain de Chivré consiste donc essentiellement à éclaircir le statut social de l’astrologue, à définir ce qu’il est et ce qu’il n’est pas et, par suite, à refonder son image publique en le faisant sortir de la case fourre-tout « divination » pour le rapprocher des sciences humaines et du rôle de conseiller. Mais laissons directement la parole à Alain de Chivré puisque celui-ci a explicité ses objectifs dans le N° 49 de la lettre des astrologues. |