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Le karma est une notion ésotérique qui a été popularisée au fil des dernières décennies. Pourtant, si le mot est connu, peu de gens sont capables de l’expliquer clairement, peut-être d’ailleurs du fait que le terme même revêt au final plusieurs définitions en fonction du contexte, c'est-à-dire du système de référence dans lequel on l’utilise. Nous allons donc ici faire le point et proposer une définition du karma pris dans son acceptation astrologique bien qu’un rapide tour du côté de l’origine même de ce concept soit au préalable nécessaire. Nous expliquerons ensuite plus en détail en quoi consiste et quels sont les outils de l'astrologie karmique puis nous tenterons de répondre aux questions les plus fréquentes en la matière.
I. La notion hindouiste de karma Karma vient du mot sanskrit karman qui signifie « œuvre, action, conséquence ». Notons que le sanskrit est une langue indo-européenne qui fut utilisé par les intellectuels et dont on retrouve des traces dans les écrits brahmaniques et hindouistes de façon générale. Les brahmanes (caste des prêtes, enseignant et juriste en Indes) utilisent le mot Karma pour signifier l’ensemble des mérites et des démérites de la vie terrestre de l’être humain. Le karma est donc la cause des réincarnations successives de l’homme dans sa quête de délivrance puisque chaque action entraîne une relation de cause à effet entre les différentes incarnations.  Ainsi, le voleur d’une vie se verra lui-même spolié dans sa vie suivante selon le principe de rétribution karmique. L’accumulation de karma entraîne l’homme, après sa mort, à renouer avec le cycle de la chair et du matériel, c'est-à-dire à connaître des renaissances (réincarnations) successives. Ce cycle d’existences « conditionnées » par ce qui a été fait précédemment est appelé Samsara et représente dans la pensée brahmanique un ensemble d’existences basées sur la souffrance et l’emprisonnement (dans ses propres erreurs). Le terme de karma existe aussi, entre autre, chez les bouddhistes qui visent à l’extinction du désir et à l’atteinte du nirvana (qui existe également chez les hindouistes), lequel peut être défini comme l’illumination suprême et la libération du plan matériel, la sortie du plan de la souffrance. II. La notion de Karma en astrologie Le concept de karma dépasse aujourd’hui très largement le cadre cosmogonique de l’hindouisme comme du bouddhisme et même si le terme fait obligatoirement référence à ces sagesses ancestrales, il faut bien accepter l’évolution de son sens. Ainsi, le karma peut aussi être défini comme l’évolution spirituelle de l’être humain. On n’est plus ici dans une vision où la seule porte de sortie est l’extinction de tout désir mais dans une vision progressiste où chaque vie représente une « classe », une expérience nouvelle pour l’âme qui se perfectionne, apprend, commet des erreurs et « revoie sa copie » à chaque nouvelle existence, en fonction des atouts et handicaps développés antérieurement. La notion de karma se rapproche donc ici de la notion d’apprentissage et de perfectionnement mais ne tend plus à la dépersonnalisation de l’ego comme c’est le cas chez les bouddhistes par exemple.  La philosophie astro-karmique croit en effet que c’est en s’améliorant, en rectifiant ses erreurs d’une vie à l’autre, en comprenant ses errements et en développant ses atouts, mais surtout, en acceptant d’assumer le rôle qui nous échoit à chaque incarnation et qui sera notre challenge personnel que l’être humain est capable : 1/ d’atteindre la sérénité dans chacune de ses vies en découvrant un vrai sens à son existence. 2/ de progresser peu à peu vers une perfection libératrice qui le conduira en effet à un moment ou un autre à quitter le cycle de la réincarnation pour connaître un nouvel état, supérieur, qui peut être appelé de différentes façons, qui n’est en tous les cas incompatible avec aucune religion, et qui peut donc être nommé sans hypocrisie ou syncrétisme excessif Paradis ou Nirvana. |