II. Les considérations fiscales en France et ailleurs Nous venons d’exposer un premier élément de compréhension : la pratique de l’astrologie demande un réel investissement de temps. Ce temps doit très simplement être pris en considération dans le calcul du tarif. Mais d’autres facteurs rentrent aussi dans ce calcul et, en premier lieu, le statut fiscal du praticien en astrologie. Cette partie est beaucoup plus « comptable » et je vais essayer de faire court bien que ceux qui veulent comprendre en profondeur seront sûrement intéressé, sans parler de ceux qui ont pour objectif de s’installer un jour à leurs comptes et pas seulement pour être astrologue ! Ce développement ne concerne bien sûr que les professionnels, officiellement déclarés (j’en fais parti, merci.) Le statut de l’astrologue (sauf exception) est celui de « profession libérale ». Il est soumis à ce titre à l’imposition sur le revenu en régime Bénéfice Non Commerciaux (BNC). Ce régime par lui-même, disons le, n’est pas le pire : imposition selon 5 tranches de Chiffre d’affaire après un abattement forfaitaire de 34%. Approximativement (cela dépend de la tranche exacte d’imposition et donc des revenus annuels) disons que l’Ursaff prélève 5 % des revenus après abattement. Rien d’ingérable, même pour un CA (chiffre d’affaire) modeste. Mais à cela se rajoute beaucoup d’autres cotisations. Tout d’abord les cotisation sociales qui, calculées sur les revenus, ponctionnent annuellement 24,45% de ceux-ci (répartis dans Vieillesse, vieillesse complémentaire obligatoire, invalidité, décès). Puis encore le régime complémentaire vieillesse obligatoire (perçu pour les astrologues par la CIPAV) qui représente 8,6% des revenus annuels. Enfin, la Taxe professionnelle (y compris si vous n’avez pas de cabinet) qui représente à son tour 10% du CA annuel. Le calcul est donc le suivant : 5+24,45+8,6+10 = 48,05% Cela signifie simplement que sur chaque consultation qu’il fait, l’astrologue doit avoir conscience qu’environ la moitié de sa rémunération va retourner sous une forme ou une autre dans les caisses de la collectivité.  Admettons donc une prestation astrologique demandant 6 heures de temps et étant facturée 100 euros (je prends un chiffre rond pour faciliter le calcul). 48 euros reviendront à l’Etat. L’astrologue gagne réellement 52 euros. Divisé par son temps de travail, le praticien a gagné 8,6 euros de l’heure. Notons que beaucoup d’astrologue ne facturent pourtant jamais des sommes de 100 euros et ont donc un salaire horaire inférieur au Smic. Cela explique sans doute pourquoi Stephen Arroyo (qui, pourtant est américain et nous prouve que l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs !) déclare dans son livre « Pratique de l’astrologie » que de nombreux astrologues sont miséreux et déprimés. Il est temps donc de tordre le coup à l’idée voulant que les astrologues soient riches et qu’ils aient la belle vie. Si c’est vrai pour une poignée d’entre eux (malheureusement, pas toujours les plus recommandables…) la plupart des astrologues ont des fins de mois aussi difficile que les autres, à ceci prêt que contrairement aux petits commerçants ou aux ouvriers, personne n’en a conscience (ce qui est normal, cela participe à l’obscurantisme générale touchant cette profession). Bref, être astrologue est avant tout une vocation mais elle ne permet de devenir riche que rarement. |